• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 404 44
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • Connolly 29 avril 2012 21:18

    Certes mais alors quelle est la nature des valeurs communes ? Pour moi celle-ci (conformément au concept originel de nation ) ne doit pas dépasser le domaine politique ou socio-politique. Sinon, ne vous en déplaise, l’on risque d’empiéter sur le terrain miné de l’ethnico-culturelle (que je ne confond nullement avec celui, très controversé, de la « race ») et donc de se « droitiser » voire de « s’extrême-droitiser ».



  • Connolly 26 avril 2012 18:49

    Merci Taktak

    J’abonde globalement dans votre sens. 

    Toutefois ce que vous appelez « féodalisme » n’est qu’une dérive potentiel du fédéralisme national. Au même titre qu’un système centralisé peut avoir pour dérive une bureaucratisation à la soviétique, par essence « démocraticide » . Et puis le centralisme est-il vraiment aussi égalitaire que cela ? Il est permis d’en douter tant il tend justement à privilégier (à tout point de vue) le « centre » aux dépens de la périphérie. Si les dérives fédéralistes peuvent s’apparenter à du féodalisme, celles du centralisme peuvent être assimilées à une forme d’impérialisme.

    Bref, nul système n’est parfait ! Faudrait-il pour autant suivre la voie d’un néo-bonapartisme et remplacer tous les élus locaux (du maire au conseiller régionale) par des préfets désignés par l’Etat central via le président de la République, de par sa qualité de seul et unique élu du peuple ? Je n’ai pas l’impression que ce soit ce à quoi vous aspirez.

    Maintenant afin d’éviter les dérives fédéralistes évoquées plus haut plusieurs pistes existent : d’abord il ne s’agira nullement d’annihiler « l’Etat central » (toujours présent dans les fédérations américaine, espagnole, britannique et allemande pour ne citer que quelques exemples ; il ne faut pas confondre fédération et confédération), lequel aura pour tâche, entre autres, de garantir une certaine égalité ou équité entre régions (c’est ce qu’on appelle le principe de péréquation) ; ensuite il est toujours possible de réduire les mandats (deux maximum voire un seul comme le proposent les objecteurs de croissance) pour éviter le carriérisme et la professionnalisation de la politique (la politique devant être à mon sens plus un sacerdoce qu’autre chose) ; et pour empêcher tout enrichissement les citoyens ne pourront occuper qu’un seul poste (maire, conseiller général, conseiller régional ou député) avec en outre des émoluments qui correspondront avec ceux qu’ils touchaient avant d’être élus. Voilà au moins trois pistes ...

    "Mais si celui peut être progressiste lorsqu’il s’agit de reconnaitre le droit des peuples à disposer d’eux même, on ne comprend pas la logique quand on parle aujourd’hui d’un état nation déjà ancien, centralisé depuis 4 siècle". 

    D’une part, le processus de centralisation ne s’est vraiment accéléré qu’à partir de la Révolution française.

    D’autre part, si ce processus pouvait se justifier historiquement, l’objectif étant aujourd’hui atteint (l’unité nationale) je ne vois pas en vertu de quoi il ne serait plus possible de poursuivre la décentralisation entamée au début des années 80. D’autant que la décentralisation envisagée n’est ni une fin en soi ni imprégnée d’un quelconque romantisme. Elle a, au contraire, pour objet principal de favoriser la démocratisation de l’Etat en le débureaucratisant.

    Dernier point enfin : comme pour toute organisation politique il existe une vision de droite et une vision de gauche de l’Europe des régions. La vision de gauche pourra s’appliquer le jour où l’UE prend la forme d’une fédération de nations socialistes.



  • Connolly 26 avril 2012 10:06

    « La Nation est un ensemble cohérent et homogène »


    Cela, c’est la définition de la Nation version droite ou droite extrême (c’est-à-dire « uniformisatrice » à fort relent ethnico-culturelle), pas celle (originelle) qui devrait être défendue par la gauche, à savoir essentiellement socio-politique et désignant une communauté de citoyens divers, libres et égaux en droit, aspirant à la souveraineté dans un territoire particulier.

    Vive l’égalité dans la différence ! 


  • Connolly 26 avril 2012 09:41

    Commentaire très intéressant Taktak. Je pense que vous devriez le soumettre à JLM ou au FdG, via leur blog respectif.


    Un bémol toutefois : qu’entendez-vous par « régionalisme féodaux » ? Si cela vise ceux qui aspirent à maintenir voir développer les particularités régionales (comme les langues par ex) et / ou à une décentralisation politique, administrative accrue (un système fédéral à l’échelle national en d’autre termes), alors sachez qu’avec ce type de qualificatif vous risquez fort de vous aliéner nombre d’électeurs bien ancrés à gauche (ne vous en déplaise), sympathisants voire membres indirects (je pense à la FASE) du FdG. Souhaiteriez-vous une nation uniforme d’un point de vue ethnico-culturel ? Si tel est le cas alors votre conception de la nation serait quasi similaire à celle du FN puisque vous lui conféreriez une dimension ethnique. Ce serait aussi, d’une certaine manière, cautionner à l’échelle nationale ce qui est rejeté à l’échelle internationale. Alors que originellement le concept de nation née à « gauche » dans le cadre du siècle des Lumières se voulait essentiellement socio-politique et faisait référence à une communauté de citoyens libres et égaux en droits, toutes origines confondues, et aspirant à la souveraineté dans un territoire particulier.
    Cette conception centralisatrice et « uniformatrice » de la Nation peut en outre paraître paradoxale quand on sait que le FdG comprend dans son programme le projet d’une décentralisation accrue, notamment dans le domaine économique. 
    Bref, tout cela pour dire que la France n’a pas à avoir peur de ses particularités « endogènes », puisque ce sont elles qui l’enrichissent culturellement. Les nier voire les étouffer aboutiraient inéluctablement à un appauvrissement de ce point de vue là. Enfin, il convient aussi de se réapproprier la notion originelle de nation évoqué ci-dessus, pour bien mettre en avant que le politique et le social (via la laïcité) doivent avoir la primauté sur l’ethnique et le culturel, sous peine du FN de « gauche », si vous me permettez cet oxymore.

    Dernier point : que vient faire le terme « féodal » dans ce contexte ?


  • Connolly 25 avril 2012 14:43

    Le souverainisme n’est qu’un élément (comme le centralisme ou le fédéralisme) constitutif d’un ensemble idéologique, qu’il soit situé à droite ou à gauche de l’échiquier politique. Ce qui signifie qu’il existe un souverainisme de droite et un souveraine de gauche, chaque camp ayant une vision particulière de ce concept. Pour aller vite : à droite le souverainisme est une fin indépassable ; alors qu’à gauche il n’est qu’un moyen vers une fin.

    C’est pourquoi, pour ma part, je ne voterai jamais pour un candidat souverainiste de droite, qu’il soit modéré ou radical tel MLP.
Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

International

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv