« Et le la goooche radicale qui appelle à voter Hollande qui a dit : « La gauche a gouverné pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ». C’ est même pas goooche radicale de mes fesses mais de mes couilles plutot ... »
Il s’agira d’un vote de rejet (contre Sarko), et non d’adhésion cher ami.
Quant à votre éructation (teintée de vulgarité) contre la libéralisation de l’économie, elle prête plutôt à l’hilarité. La droite dite classique n’a-t-elle pas elle aussi largement contribué à « libéralis(er) l’économie et (à) ouv(rir) les marchés à la finance et à la privatisation » ? Quant au FN, non seulement celui-ci a soutenu la révolution regano-thatchérienne qui ouvrit la voie à la situation actuelle, mais en outre il ne combat nullement le capitalisme en tant que tel, le capitalisme qui est tout de même à la racine du marasme dans lequel on vit aujourd’hui.
Conclusion : nous n’avons aucune leçon à recevoir de vous. Et vos éructations de vulgaire petit roquet n’y changeront rien
Pourquoi cette vulgarité et cette agressivité Machiavel ? Pourquoi tant de haine et d’aigreur ?
La dichotomie droite-gauche existe depuis 1789, ne vous en déplaise, et repose essentiellement sur des divergences ayant trait au concept d’égalité. En clair, ce clivage symbolise de façon synthétique la pluralité idéologique de tout régime politique depuis grosso modo la Révolution française.
La gauche peut se diviser en trois courants principaux : l’extrême gauche (aujourd’hui principalement incarnée par LO et NPA), la gauche radicale (aujourd’hui principalement incarnée par le FdG) et le centre gauche (aujourd’hui principalement incarné le PS). La différence entre les trois se situe sur deux plans :
1) le premier concerne le degré d’opposition au système en place : l’opposition dans le système pour les uns (le centre gauche), afin de le rendre moins inégalitaire ; opposition contre le système en place pour les autres (gauche radicale et extrême gauche), afin de lui substituer un autre plus égalitaire ;
2) le second concerne le degré de concessions vis-à-vis de ses propres desseins idéologiques : la compromission pour le centre gauche (où l’on va jusqu’à renoncer à ses desseins initiaux pour s’adapter au système) ; le compromis pour la gauche radicale (où l’on accepte certaines concessions à condition néanmoins de préserver l’essentiel) ; aucune concession pour l’extrême gauche (où l’on obéit à une logique dogmatique et manichéenne du tout ou rien)
Depuis toujours, une partie de la droite et de l’extrême droite a combattu le clivage droite-gauche (faisant d’elle une vue de l’esprit) pour tenter de mieux transcender les différences idéologiques, du point de vue socio-économique, autour notamment du concept de nation -compris dans son acception ethnico-culturelle - et de maintenir ainsi un ordre fondé sur la hiérarchie et l’inégalité. Déjà dans les années 20 le philosophe Alain avait tenu ce propos sur la question : « Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche, hommes de
droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est
que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de
gauche ». En clair : ni gauche, ni droite, donc à droite (as simple as that !).
Quant au fait que nous n’ayons plus rien à voir avec Marx, Proudhon, Bakounine et Jaurès, désolé cher ami, mais cela c’est vous qui le dites. Je dirais même que c’est un peu court. Il conviendrait donc, je pense, que vous nous fassiez une démonstration circonstanciée pour que votre remarque dépasse le cadre de l’assertion assénée gratuitement (du genre, si je le dis avec vulgarité et agressivité, c’est que c’est vrai !). Car pour avancer de telles choses, il est clair que vous possédez une excellente connaissance des écrits de Marx, Proudhon, Bakounine et Jaurès, et bien entendu des desseins du FdG. A vous de nous le prouver, cher ami. Nous vous attendons avec impatience...
« J’ en était arrivé à penser que les militants d’ extrême gauche étaient incapable de faire pareille auto-critique ! Mais je suis aussi sur que vous etes minoritaires ... »
Ils en sont capables parce qu’ils ne sont pas des militants d’extrême gauche (aujourd’hui ceux de LO et du NPA) mais de la gauche radicale, ce qui n’est pas tout à fait la même chose (le PS n’étant plus un parti de gauche à proprement parler mais de centre gauche).
Ce qui signifie aussi qu’ils ne sont nullement minoritaires.