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Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
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Derniers commentaires



  • Connolly 11 mai 2012 18:55

    « le néolibéralisme n’est qu’une forme de plus de socialisme ». 


    Encore une remarque aberrante dont notre ami John_John a le secret. Heureusement pour vous que le ridicule ne tue pas.
    Vous nous faites ici la preuve de ignorance crasse cher ami. Ne savez-vous donc pas ce qu’est le socialisme ? N’avez-vous donc jamais lu Marx, Fourier, Owen, Proudhon, Kropotkine, Jacques Duboin... ? Force est de l’admettre en tout cas. Mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, ce qui vous évitera à l’avenir de vous répandre en de telles inepties.


  • Connolly 10 mai 2012 23:48

    « Le nazisme est d’abord un socialisme. »


    Le poncif éculé visant à établir une corrélation doctrinale entre les « extrêmes » - en l’occurrence entre le socialisme et le nazisme - a été contredis maintes reprises, et notamment par des historiens de renom. Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia à ce sujet (passage qui là encore reflète bien ce que j’ai pu lire sur la question) :


    "L’idée de mélanger nationalisme et socialisme ne se concrétise cependant pas en un programme d’action réellement défini, bien que Drexler prône une protection sociale pour les travailleurs, et la fin de l’exploitation capitaliste de ces derniers. Le DAP donne ensuite naissance au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) : pour le spécialiste de la période Ian Kershaw le national-socialisme (ou nazisme) fait partie des « mouvements extrémistes antisocialistes  », et le socialisme politique est critiqué par Hitler lui-même. Pour l’historien Aloïs Schumacher, si le programme de 1920 du parti nazi comporte certains points qui l’approchent des thèses socialistes, on ne peut faire du national-socialisme un courant socialiste, Hitler ayant pour sa part défini dès 1922 le « socialisme »comme un dévouement inconditionnel à l’État et à la Nation : « Celui qui est prêt à faire sienne la cause nationale, dans une mesure telle qu’il ne connaît pas d’idéal plus élevé que la prospérité de la nation ; celui qui a compris que notre grand hymne Deutschland über alles signifie que rien, rien dans le vaste monde ne surpasse à ses yeux cette Allemagne, sa terre et son peuple, son peuple et sa terre, celui-là est un socialiste ».

    Le nazisme est une idéologie dont la nature même fait l’objet de débats. Pour Ian Kershaw, en dehors du nationalisme et du racisme, le nazisme n’a pas de réelle cohérence politique, du fait notamment de la diversité de sa clientèle électorale et militante. Le national-socialisme n’envisage pas d’éliminer la propriété privée ni les différences de classe, mais de fournir une protection sociale et des salaires décents aux travailleurs. Dans le projet national-socialiste, les classes sociales continueraient d’exister, mais la lutte des classes serait éliminée au profit de l’union de la « communauté du peuple » (Volksgemeinschaft). L’aile gauche du NSDAP, menée notamment par les frères Gregor et Otto Strasser, accorde une place importante au socialisme et à l’anticapitalisme, au contraire d’Hitler qui se montre très hostile envers les influences « marxistes » et n’envisage aucun contrôle ouvrier sur les entreprises. Après la progressive élimination de celle-ci à partir de mi-1930, l’aile gauche du parti nazi disparait complètement, politiquement et physiquement, au cours de la nuit des Longs Couteaux en 1934.

    La chute de cette faction montre que le seul intérêt d’Hitler pour le socialisme était la manipulation de cet important courant : après 1934, les représentants gauchisant du parti ne joueront plus qu’un rôle de « leurre social » : si le socialisme et l’anticapitalisme continuent ensuite - en théorie - de faire partie de la propagande nazie, la plupart des objectifs sociaux proclamés ne sont pas concrétisés, les nazis ayant fait de multiples compromis sur ce point avant et après leur arrivée au pouvoir. L’égalité entre les hommes est à l’encontre des idées nazies, qui reposent au contraire sur une croyance en une inégalité fondamentale entre les hommes. Pour Ian Kershaw, la Volksgemeinschaft - basée sur la pureté raciale et le concept de lutte - ne repose sur aucun concept socialiste moderne, mais au contraire sur une forme primaire de darwinisme social et d’idées impérialistes héritées du xixe siècle. L’historien Hajo Holborn souligne qu’Hitler lui-même n’a jamais été socialiste, et que les termes « nationalisme » et « socialisme » ont été utilisés dans ses discours comme des synonymes et de manière interchangeable, leur sens variant d’ailleurs en fonction du public auquel il s’adressait.

    Le national-socialisme, en outre, n’entretient aucun rapport avec d’autres mouvements et courants « socialistes », qu’il s’agisse des sociaux-démocrates ou des communistes, sinon une hostilité radicale qui mènera à la violente répression de ces derniers après l’accession des nazis au pouvoir. Les divers courants socialistes — notamment en relation avec la Sopade, direction extérieure en rupture après que certains dirigeants du SPD eurent tenté la conciliation avec les nazis — ont été très actifs au sein de la résistance allemande au nazisme"



  • Connolly 10 mai 2012 23:44

    « Bullshit, le travail des salariés est acheté à son juste prix, c’est à dire au prix du marché »

    Le marché a bon dos pour justifier les écarts délirants en termes d’émoluments (de un à 300 parfois !) et partant « l’exploitation de l’homme par l’homme ». Votre marché libre de toute entrave est bel et bien un vecteur d’inégalité outrancière.


    « Vous tombez dans le panneau de la plus-value marxiste qui n’existe bien évidemment pas. Try again ».

    Sauf que les humains ne sont pas des marchandises, comme vous le pseudo-humaniste le prétendez. Conclusion : la théorie de la plus-value est bel et bien valide, et vous le savez pertinemment.

    Sans le travail salarié, l’entreprise - et donc l’entrepreneur - n’est rien du tout. Sans le travail salarié, il n’y a ni création de richesses ni création d’emplois. Conclusion : ce ne sont pas les entrepreneurs qui créent les emplois (hormis les tous premiers au moment de lancer la machine), comme le prétendent les propagandistes libéraux en tout genre, mais bel et bien le travail collectif de l’ensemble des salariés. Conclusion bis : les richesses doivent appartenir à leurs créateurs, les travailleurs salariés ; ce qui relèverait de la justice élémentaire.

    Dernier point pour enfoncer le clou : vous aurez beau avoir des fonds de départ à ne plus savoir qu’en faire, vous aurez beau être un génie en termes d’entrepreneuriat, sans le travail salarié il ne saurait y avoir de création de richesses. Cela, même un enfant de 10 ans peut le comprendre. 



  • Connolly 10 mai 2012 22:12

    « Les richesses appartiennent aux entreprises qui les produisent, ça s’appelle la justice. La redistribution des richesse de force comme pratiqué par le gouvernement s’apparente à du pillage, rien qui n’aide les pauvres là dedans ».


    Parce qu’elles sont crées par les travailleurs - et non par les entrepreneurs qui ne font qu’apporter le capital de base - les richesses devraient donc leur appartenir via une redistribution juste et équitable. Le vol et le pillage sont le fait des entreprises qui s’accaparent le travail des salariés. Sans le travail des salariés il ne saurait y avoir de création de richesses.


  • Connolly 29 avril 2012 21:22

    En effet, Fergus. Le mot progrès va ici de pair avec l’adjectif « social », le progrès social désignant la réduction drastique des inégalités socio-économiques et socio-politiques.

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