« le néolibéralisme n’est qu’une forme de plus de socialisme ».
Encore une remarque aberrante dont notre ami John_John a le secret. Heureusement pour vous que le ridicule ne tue pas.
Vous nous faites ici la preuve de ignorance crasse cher ami. Ne savez-vous donc pas ce qu’est le socialisme ? N’avez-vous donc jamais lu Marx, Fourier, Owen, Proudhon, Kropotkine, Jacques Duboin... ? Force est de l’admettre en tout cas. Mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, ce qui vous évitera à l’avenir de vous répandre en de telles inepties.
Le
poncif éculé visant à établir une corrélation doctrinale entre
les « extrêmes » - en l’occurrence entre le socialisme et le
nazisme - a été contredis maintes reprises, et notamment par des
historiens de renom. Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia
à ce sujet (passage qui là encore reflète bien ce que j’ai pu lire
sur la question) :
"L’idée
de mélanger nationalisme et socialisme ne se concrétise cependant
pas en un programme d’action réellement défini, bien que Drexler
prône une protection sociale pour les travailleurs, et la fin de
l’exploitation capitaliste de ces derniers. Le DAP donne ensuite
naissance au Parti
national-socialiste des travailleurs
allemands (Nationalsozialistische
deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) : pour le spécialiste de la
période Ian
Kershaw le
national-socialisme (ou nazisme) fait partie des « mouvements
extrémistes antisocialistes »,
et le socialisme politique est critiqué par Hitler lui-même. Pour
l’historien Aloïs Schumacher, si le programme de 1920 du parti nazi
comporte certains points qui l’approchent des thèses socialistes, on
ne peut faire du national-socialisme un courant socialiste, Hitler
ayant pour sa part défini dès 1922 le « socialisme »comme
un dévouement inconditionnel à l’État et à la Nation :
« Celui qui est prêt à faire sienne la cause nationale, dans
une mesure telle qu’il ne connaît pas d’idéal plus élevé que la
prospérité de la nation ; celui qui a compris que notre grand
hymne Deutschland
über alles signifie
que rien, rien dans le vaste monde ne surpasse à ses yeux cette
Allemagne, sa terre et son peuple, son peuple et sa terre, celui-là
est un socialiste ».
Le
nazisme est une idéologie dont la nature même fait l’objet de
débats. Pour Ian Kershaw, en dehors du nationalisme et du racisme,
le nazisme n’a pas de réelle cohérence politique, du fait notamment
de la diversité de sa clientèle électorale et militante. Le
national-socialisme n’envisage pas d’éliminer la propriété privée
ni les différences de classe, mais de fournir une protection sociale
et des salaires décents aux travailleurs.
Dans le projet national-socialiste, les classes sociales
continueraient d’exister, mais la lutte
des classes serait
éliminée au profit de l’union de la « communauté du
peuple » (Volksgemeinschaft).
L’aile gauche du NSDAP, menée notamment par les
frères Gregor et Otto
Strasser,
accorde une place importante au socialisme et à l’anticapitalisme,
au contraire d’Hitler qui se montre très hostile envers les
influences « marxistes » et n’envisage aucun
contrôle ouvrier sur les entreprises.
Après la progressive élimination de celle-ci à partir de mi-1930,
l’aile gauche du parti nazi disparait complètement, politiquementet
physiquement, au cours de la nuit
des Longs Couteaux en 1934.
La
chute de cette faction montre que le seul intérêt d’Hitler pour le
socialisme était la manipulation de cet important courant :
après 1934, les représentants gauchisant du parti ne joueront plus
qu’un rôle de « leurre social » : si le socialisme
et l’anticapitalisme continuent ensuite - en théorie - de faire
partie de lapropagande
nazie,
la plupart des objectifs sociaux proclamés ne sont pas concrétisés,
les nazis ayant fait de multiples compromis sur ce point avant et
après leur arrivée au pouvoir. L’égalité entre les hommes est à
l’encontre des idées nazies, qui reposent au contraire sur une
croyance en une inégalité fondamentale entre les hommes. Pour Ian
Kershaw, la Volksgemeinschaft -
basée sur la pureté raciale et le concept de lutte - ne repose sur
aucun concept socialiste moderne, mais au contraire sur une forme
primaire de darwinisme
social et
d’idées impérialistes héritées
du xixe siècle. L’historien Hajo Holborn souligne
qu’Hitler lui-même n’a jamais été socialiste, et que les
termes « nationalisme » et « socialisme » ont
été utilisés dans ses discours comme des synonymes et de manière
interchangeable, leur sens variant d’ailleurs en fonction du public
auquel il s’adressait.
Le
national-socialisme, en outre, n’entretient aucun rapport avec
d’autres mouvements et courants « socialistes »,
qu’il s’agisse des sociaux-démocrates ou des communistes, sinon une
hostilité radicale qui mènera à la violente répression de ces
derniers après l’accession des nazis au pouvoir. Les divers courants
socialistes — notamment en relation avec la Sopade,
direction extérieure en rupture après que certains dirigeants du
SPD eurent tenté la conciliation avec les nazis — ont été très
actifs au sein de la résistance
allemande au nazisme"
« Bullshit,
le travail des salariés est acheté à son juste prix, c’est à
dire au prix du marché »
Le
marché a bon dos pour justifier les écarts délirants en termes
d’émoluments (de un à 300 parfois !) et partant « l’exploitation
de l’homme par l’homme ». Votre marché libre de toute entrave
est bel et bien un vecteur d’inégalité outrancière.
« Vous
tombez dans le panneau de la plus-value marxiste qui n’existe bien
évidemment pas. Try again ».
Sauf que
les humains ne sont pas des marchandises, comme vous le
pseudo-humaniste le prétendez. Conclusion : la théorie de la
plus-value est bel et bien valide, et vous le savez pertinemment.
Sans le
travail salarié, l’entreprise - et donc l’entrepreneur - n’est rien
du tout. Sans le travail salarié, il n’y a ni création de richesses
ni création d’emplois. Conclusion : ce ne sont pas les
entrepreneurs qui créent les emplois (hormis les tous premiers au
moment de lancer la machine), comme le prétendent les propagandistes
libéraux en tout genre, mais bel et bien le travail collectif de
l’ensemble des salariés. Conclusion bis : les richesses doivent
appartenir à leurs créateurs, les travailleurs salariés ; ce
qui relèverait de la justice élémentaire.
Dernier
point pour enfoncer le clou : vous aurez beau avoir des fonds de
départ à ne plus savoir qu’en faire, vous aurez beau être un génie
en termes d’entrepreneuriat, sans le travail salarié il ne saurait y
avoir de création de richesses. Cela, même un enfant de 10 ans peut
le comprendre.
« Les richesses appartiennent aux entreprises qui les produisent, ça s’appelle la justice. La redistribution des richesse de force comme pratiqué par le gouvernement s’apparente à du pillage, rien qui n’aide les pauvres là dedans ».
Parce qu’elles sont crées par les travailleurs - et non par les entrepreneurs qui ne font qu’apporter le capital de base - les richesses devraient donc leur appartenir via une redistribution juste et équitable. Le vol et le pillage sont le fait des entreprises qui s’accaparent le travail des salariés. Sans le travail des salariés il ne saurait y avoir de création de richesses.
En effet, Fergus. Le mot progrès va ici de pair avec l’adjectif « social », le progrès social désignant la réduction drastique des inégalités socio-économiques et socio-politiques.