« vous ne comprenez pas qu’en associant le terme »nos acquis sociaux« et »notre civilisation« , »
Sauf qu’il n’a pas parlé de « notre » civilisation mais de « la » civilisation, sous-entendu la civilisation humaine - le terme civilisation étant ici utilisé dans son acception générique, synonyme de progrès humains à l’échelle universelle. La nuance est de taille, ne vous en déplaise...
En tout cas ce type d’argument pour dénigrer JLM au profit d’Hollande démontre la vacuité idéologique du PS, où encore une fois le sociétal l’emporte sur tout le reste, et notamment sur le socio-économique.
Vacuité encore quand on sait que votre seule attrait au regard de la majorité de votre électorat repose sur l’anti-sarkozisme et le dégoût suscité par son quinquennat - et donc au fond sur des considérations négatives...
Or si l’on tire les leçons de l’histoire que risque-t-il de se produire en cas de victoire de Hollande ? Le(s) changement(s) attendu(s) n’aura pas lieu générant grosses déceptions susceptibles de se traduire par un retour de la droite au pouvoir en 2017 (laquelle droite, en 5 cinq ans, saura faire oublier le désastre de 2007-12). Puis une fois aux commandes de l’Etat, la droite continuera son oeuvre inachevé de 2007-12 avec pour corollaire un FN à 15-20% d’intentions de vote représentant une menace que le PS saura utilisé à son profit pour encourager le « vote utile » et se faire de nouveau élire par voie de rejet de l’autre et non d’adhésion à son programme insipide.
Résultat : on entre ainsi dans une spirale infernale susceptible de durer ad vitam aeternam sans que rien ne change fondamentalement et concrètement au bout du compte.
Conclusion : avec le vote PS nous risquons de faire du surplace pendant encore des décennies, d’où la nécessité de faire preuve de courage et voter pour une structure tel le FDG pour véritablement bousculer le statu quo.
« Lis un peu le programme en 60 points : droits de nos amis gays, droits de nos amis étrangers, »
Progrès sociétaux et non socio-économiques, à l’instar du gouvernement « socialiste » de votre « camarade » Zapatero. En Espagne les seules différences notables entre la droite conservatrice et la gauche sociale-libérale résident justement dans la sphère sociétale. Ce sera, à mon sens, ce à quoi nous assisterons également si Hollande l’emporte...
« mis-au-pas de la finance, »
Dites-nous comment ? Idem pour ce qui est de la sacro-sainte régulation des marchés que l’on nous bassine depuis au moins 20 ans, au PS comme à droite, sans aucun résultat probant (au contraire, tous les accords ou traités soutenus par le PS et la droite ont abouti à plus de dérégulations) ? Comment allez-vous faire pour que votre « régulation des marchés » à l’échelle mondiale se concrétise et in fine ne relève plus du voeu pieux ou de l’incantation ?
« logement sociaux, » etc.
Peut-être l’unique point authentiquement de gauche dans la sphère socio-économique, je vous l’accorde. Ca n’en demeure pas moins un peu léger.
« Quant à l’éternelle critique:il a été au parti socialiste.... Un certain Augustin, avant d’être saint Augustin avait été un débauché... mais ,bon ,je suppose que dans votre monde rien ni personne ne bouge ni ne change d’avis ».
A cela on peut rajouter que le FN s’est fait, pendant au moins 2 décennies, le chantre de la révolution conservatrice regano-thatchérienne, à l’origine d’une mondialisation néo-libérale, qu’ils stigmatisent aujourd’hui...
« Ma
conviction personnelle est que ces difficultés sont en définitive
spirituelles
plus encore que matérielles, politiques ou idéologiques.
C’est
pourquoi je pense que le devoir de tout chrétien de bonne volonté
est
d’aller
a la rencontre de ces enfants perdus pour leur annoncer la bonne
nouvelle
qui se trouve particulièrement d’actualité.
Calmez
vous les gars, Un sauveur vous est ne ! Alléluia ! »
En
d’autres termes vous prônez la soumission matérielle sous couvert
de salut spirituel. Comme le firent pendant des siècles tous les
tenants de l’ordre établi pour mieux asservir matériellement les
gens de peu. Autrement dit : « plus grande sera votre
souffrance matérielle ici-bas plus grand sera votre salut spirituel
auprès du Tout-puissant ».
Quelle
« modernité » en effet !
Pour
conclure, je dirais qu’au fond les choses sont assez simples :
si l’on comprend le socialisme comme la gestion plus ou moins
égalitaire et démocratique des moyens de productions et des
services par l’ensemble des travailleurs citoyens (et non plus
salariés) pour le bien-être et l’émancipation de tous, alors
l’URSS n’était pas socialiste ; si l’on comprend le capitalisme
comme un système reposant essentiellement sur l’accumulation du
capital, la compétition , le productivisme, le salariat, la
production pour l’échange (et non pour la consommation directe),
alors l’URSS était capitaliste, certes étatique, mais capitaliste
tout de même.