« De même, elle nous explique pourquoi le socialisme est une pensée erronée et qui ne peut fonctionner, mais il reste aussi des socialistes ».
Une dernière chose qui m’est venue à l’esprit à l’instant. Certains scientifiques ont également expliqué pourquoi le néo-libéralisme, le conservatisme, le fascisme.... étaient des pensées erronées qui ne peuvent fonctionner, et pourtant il reste des néo-libéraux, des conservateurs, des fascistes...
Tout cela pour dire que la science à laquelle vous faites référence ne peut être exacte dès lors qu’elle traite de l’humain. L’histoire, la sociologie, l’anthropologie, l’ethnologie, la philosophie, la politique, l’économie... n’appartiennent pas au même registre que les sciences dites exactes ou dures, tels les maths et la physique. Votre affirmation selon laquelle la pensée socialiste est erronée et ne peut fonctionner, est par conséquent discutable et ne peut être prise comme une vérité absolue, genre 1+1=2.
Traditionnellement,
l’extrême droite (quel que soit le pays) a toujours subordonné les
questions socio-économiques aux questions socio-ethniques (pour
employer une expression générique)- et ce contrairement à la
gauche anti-capitaliste. La question étant de savoir non pas
quelle(s) classe(s) sociale(s) doit gouverner ou dominer, mais quelle
nation, quelle ethnie, quelle race, etc. doit le faire en intégrant
toutes les classes sociales - nous ne sommes plus dans une logique de
lutte des classes (gauche radicale + extrême gauche) mais de "choc
des civilisations" - pour reprendre le concept cher à Samuel
Huntington. De sorte que la nature idéologique de leurs desseins
économiques importe peu pourvu que l’économie serve les intérêts
non plus des classes dites populaires mais de LA Nation, ou de
L’Ethnie ou de LA Race.
"et
sur le papier, comme beaucoup de principes abstrait, assez
sympathiques".
Je
ne vois pas ce que le racisme, l’anti-sémitisme et le nationalisme
exacerbé à la sauce nazi ont de sympathique.
"principes
abstraits"
Comme
ceux du christianisme également ?
"La
principale différence est le racisme nationaliste, mais aussi que
les nazis n’annonçaient pas les chambres a gaz dans le programme
alors que Marx, suivant les proposition de son gendre, pensaient
effectivement que le gaz était une solution humaine et moderne
possible a la solution des deux problèmes qui le hantait,les
hongrois et les juifs, pour lui radicalement incompatibles avec la
construction du communisme. "
Vous
déraisonnez cher ami. La question juive n’a jamais hanté Marx !
Quant aux Hongrois, il faudra que vous m’expliquiez. Exactement de
1843 à 1845 (c’est-à-dire à une époque où il n’était pas encore
« marxiste »), il a écrit quelques textes sur le sujet, dont
le célèbre « A propos de la question juive », qui l’a fait
passé pour antisémite, pour ne plus revenir dessus par la suite.
L’antisémitisme supposé de Marx a là aussi été contredis à
maintes reprises et notamment par Hannah Arendt :
"Si
le Juif Karl Marx pouvait s’exprimer de la même façon que ces
extrémistes antijuifs, c’est que, réellement, cette sorte
d’argumentation antijuive avait vraiment bien peu à voir avec un
véritable antisémitisme. Marx, en tant que Juif, était aussi peu
gêné par ces arguments contre « les Juifs » que, par
exemple, Nietzsche par ses propres attaques contre l’Allemagne. Il
est vrai que Marx ne traita plus jamais ensuite de la question juive
et n’émit même plus d’opinion à ce sujet ; mais rien ne
laisse supposer qu’il ait jamais changé fondamentalement sa
conception initiale. Il se préoccupait exclusivement de la lutte des
classes, phénomène intérieur à la société, et des problèmes de
la production capitaliste à laquelle les Juifs ne prenaient aucune
part, ni comme acheteurs ni comme vendeurs de force de
travail."(Arendt, Sur
l’antisémitisme,Points-Seuil
p.71)
"De
même, elle nous explique pourquoi le socialisme est une pensée
erronée et qui ne peut fonctionner "
Vous
vous contredisez cher ami : vous utilisez, pour les discréditer, les
mêmes procédés prétendument scientifiques (déterminisme) qu’utilisent, soi-disant, tous ceux
que vous entendez combattre. Sont-ce vos croyances spirituelles qui
vous poussent à adopter de la sorte la morale du curé du "faites
ce que je dis pas ce que je fais" ?
Je
crois qu’au fond, vous n’avez qu’une connaissance partielle, voire
élémentaire du socialisme, lequel ne s’arrête pas aux seules
théories et (encore moins) applications inspirées du
marxisme-léninisme.
"Mais
leurs principes sont assez connus et si vous avez la curiosité de
regarder le programme du NSDAP ils sont assez semblables",
Le
poncif éculé visant à établir une corrélation doctrinale entre
les « extrêmes » - en l’occurrence entre le socialisme et le
nazisme - a été contredis à maintes reprises, et notamment par des
historiens de renom. Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia
à ce sujet (passage qui là encore reflète bien ce que j’ai pu lire
sur la question) :
"L’idée
de mélanger nationalisme et socialisme ne se concrétise cependant
pas en un programme d’action réellement défini, bien que Drexler
prône une protection sociale pour les travailleurs, et la fin de
l’exploitation capitaliste de ces derniers. Le DAP donne ensuite
naissance au Parti
national-socialiste des travailleurs
allemands (Nationalsozialistische
deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) : pour le spécialiste de la
période Ian
Kershaw le
national-socialisme (ou nazisme) fait partie des « mouvements
extrémistes antisocialistes »,
et le socialisme politique est critiqué par Hitler lui-même. Pour
l’historien Aloïs Schumacher, si le programme de 1920 du parti nazi
comporte certains points qui l’approchent des thèses socialistes, on
ne peut faire du national-socialisme un courant socialiste, Hitler
ayant pour sa part défini dès 1922 le « socialisme »comme
un dévouement inconditionnel à l’État et à la Nation :
« Celui qui est prêt à faire sienne la cause nationale, dans
une mesure telle qu’il ne connaît pas d’idéal plus élevé que la
prospérité de la nation ; celui qui a compris que notre grand
hymne Deutschland
über alles signifie
que rien, rien dans le vaste monde ne surpasse à ses yeux cette
Allemagne, sa terre et son peuple, son peuple et sa terre, celui-là
est un socialiste ».
Le
nazisme est une idéologie dont la nature même fait l’objet de
débats. Pour Ian Kershaw, en dehors du nationalisme et du racisme,
le nazisme n’a pas de réelle cohérence politique, du fait notamment
de la diversité de sa clientèle électorale et militante. Le
national-socialisme n’envisage pas d’éliminer la propriété privée
ni les différences de classe, mais de fournir une protection sociale
et des salaires décents aux travailleurs.
Dans le projet national-socialiste, les classes sociales
continueraient d’exister, mais la lutte
des classes serait
éliminée au profit de l’union de la « communauté du
peuple » (Volksgemeinschaft).
L’aile gauche du NSDAP, menée notamment par les
frères Gregor et Otto
Strasser,
accorde une place importante au socialisme et à l’anticapitalisme,
au contraire d’Hitler qui se montre très hostile envers les
influences « marxistes » et n’envisage aucun
contrôle ouvrier sur les entreprises.
Après la progressive élimination de celle-ci à partir de mi-1930,
l’aile gauche du parti nazi disparait complètement, politiquementet
physiquement, au cours de la nuit
des Longs Couteaux en 1934.
La
chute de cette faction montre que le seul intérêt d’Hitler pour le
socialisme était la manipulation de cet important courant :
après 1934, les représentants gauchisant du parti ne joueront plus
qu’un rôle de « leurre social » : si le socialisme
et l’anticapitalisme continuent ensuite - en théorie - de faire
partie de lapropagande
nazie,
la plupart des objectifs sociaux proclamés ne sont pas concrétisés,
les nazis ayant fait de multiples compromis sur ce point avant et
après leur arrivée au pouvoir. L’égalité entre les hommes est à
l’encontre des idées nazies, qui reposent au contraire sur une
croyance en une inégalité fondamentale entre les hommes. Pour Ian
Kershaw, la Volksgemeinschaft -
basée sur la pureté raciale et le concept de lutte - ne repose sur
aucun concept socialiste moderne, mais au contraire sur une forme
primaire de darwinisme
social et d’idées impérialistes héritées
du xixe siècle. L’historien Hajo Holborn souligne
qu’Hitler lui-même n’a jamais été socialiste, et que les
termes « nationalisme » et « socialisme » ont
été utilisés dans ses discours comme des synonymes et de manière
interchangeable, leur sens variant d’ailleurs en fonction du public
auquel il s’adressait.
Le
national-socialisme, en outre, n’entretient aucun rapport avec
d’autres mouvements et courants « socialistes »,
qu’il s’agisse des sociaux-démocrates ou des communistes, sinon une
hostilité radicale qui mènera à la violente répression de ces
derniers après l’accession des nazis au pouvoir. Les divers courants
socialistes — notamment en relation avec la Sopade,
direction extérieure en rupture après que certains dirigeants du
SPD eurent tenté la conciliation avec les nazis — ont été très
actifs au sein de la résistance
allemande au nazisme"
« Mais le principal n’est même pas que ces pensées soient archaïques historiquement ».
Pourquoi employer le terme « archaïque » pour désigner
ceux et celles qui aspirent à dépasser ou à sortir du capitalisme ? Emploi d’autant moins pertinent que, depuis
l’avènement du système, il s’est toujours trouvé,
parallèlement à ceux qui œuvraient pour son dépassement ou sa
sortie, nombre d’individus désireux de l’accompagner ou de
le conserver dans son essence originelle. Ce qui signifie
qu’aujourd’hui, ces derniers sont donc aussi « archaïques »
que les premiers, ou que les premiers sont tout aussi « modernes »
que ces derniers.
« Elles analysent de la même manière une période ou l’état devait prélever dans le 20% du PIB, la population était partout principalement rurale et les sociétés actuelle avec 56% du PIB dépensé par l’État et une population essentiellement vouée aux services. Dans les deux cas, vous utilisez les mêmes mots et les mêmes concepts. »
Quels mots ? Quels concepts ?
Ne saviez-vous pas que les piliers du capitalisme demeurent toujours les mêmes depuis que celui-ci a fini par ranger le féodalisme aux oubliettes de l’histoire ? Si tel n’avait pas été le cas, nous ne serions plus en régime capitaliste cher ami ? Encore une fois, les évolutions et autres changements qui se sont produits depuis 150 ans relèvent plus de la forme que du fond quant au fonctionnement du système contre lequel je m’oppose.
Autrement dit, la « modernité » derrière laquelle vous ne cessez de vous cacher est un phénomène relevant plus de la forme que du fond.
Par ailleurs, êtes-vous à ce point naïf pour penser que les tenants du système n’utilisent pas les mêmes mots et concepts depuis 150 ans, pour l’analyser ou pour chanter ses louanges ?
« Ce n’est pas étonnant, chaque fois qu’un socialisme a été durable il a débouché sur des stagnations dans tous les domaines ».
Sauf que le « socialisme » soi-disant durable n’était en fait qu’un capitalisme d’Etat.
« C’est une pensée au fond extrêmement conservatrice parce qu’elle a peur du mouvement, de la vie ».
J’adore cette façon (très à la mode) qu’ont les conservateurs en tout genre d’inverser la dialectique à leur profit : à eux le progrès, la modernité, la réforme, voire la révolution ; aux autres, le passéisme, l’archaïsme, le conservatisme, voire la réaction.
Non cher ami, c’est une pensée progressiste qui n’a nullement peur de la vie ou du mouvement, ni de l’avenir qu’elle envisage avec optimisme. Contrairement aux conservateurs qui, eux, ont une vision pessimisme des hommes et de l’avenir. C’est pourquoi ils vivent au jour le jour, sans projection aucun sur le long terme. Du reste, vos envolées lyriques n’expriment pas autres choses...
Si à l’origine le marxisme-léninisme était bel et bien une pensée progressiste et révolutionnaire dans ses intentions, dans ses applications, en revanche, elle s’avéra au bout du compte conservatrice (je vous le concède) ; et ce parce qu’elles avaient cessé d’être socialistes dans leurs essences, pour s’embourber dans un capitalisme d’Etat d’essence conservatrice.
« Pour faire plus simple, on pourrait dire en caricaturant, le socialisme est une pensée condamnée par la modernité parce qu’elle repose en gros sur la science des vases communiquant. On sait maintenant, que cela marche pour les robinets, pas pour les êtres humains. On en a la »preuve scientifique« »
Sauf que tous les socialismes ne se veulent pas (ou plus) scientifiques. Là encore, vous corroborer votre arguments via le « socialisme » du bloc soviétique, lequel n’était qu’une lecture fondamentaliste du socialisme qui dans son application ne dépassa jamais le cadre d’un capitalisme d’Etat.
« D’ailleurs pour répondre a une autre de vos remarques, »définir la nature des principes et des règles sur lesquels reposaient ces organisations sociales« le simple fait de parler d’organisation sociale pour des périodes de chaos social est en soi un oxymore ».
Un oxymore ? Là vous cherchez « midi à quatorze heure » ! Il s’agissait juste de désigner des groupes humains qui, en certaines circonstances (que vous appelez « chaos social ») se sont bel et bien organisés suivant des principes et des règles d’essence socialiste... Encore une fois, ne vous en déplaise, cher ami.
C’est normal puisque je ne me considère pas comme marxiste stricto sensu. Cependant je saisis mal la motivation de cette remarque.
« Une même catégorie sociale, qui est d’ailleurs la seule qui ait jamais ressemble a une classe au sens de Marx, portant depuis 150 ans et plus un même diagnostic sur des sociétés qui on été révolutionnées en profondeur, préconisant le même but, avec les mêmes discours. Après, il y des nuances sur le cheminement réel ou envisage. »
Les mêmes diagnostics sur la logique (ou les logiques) du système socio-économique répondant au nom de capitalisme qui, elle, n’a pas varié depuis 150 ans et génère (toujours depuis 150 ans) les mêmes travers, sous des aspects différents du fait d’évolutions (et non de révolutions : j’adore cette façon d’inverser la dialectique à votre profit, typique des conservateurs « modernes »), évolutions qui relève plus de la forme que du fond. L’orientation envisagée s’inspire bien entendu de ces évolutions ainsi que des leçons à tirer de l’histoire que cela implique.
« Dans l’ensemble elles sont sans intérêt parce que la logique propre de l’analyse de l’existant et du souhaitable portent en elles les modalités et leurs dérives. Que ce soit les soviets ou l’État pharaonique stalinien, les anarchistes espagnols, ou les ’autogestionnaires yougoslaves, elles se sont toutes heurtées au vivant, que vous nommez les »défauts humains« . elles ont toutes commencées ou finit par tenter d’apporter une solution finale a ces défauts pour construire un homme neuf. Et toujours par la force. »
Sauf que les soviets (russes, hongrois, allemands...), la Commune de Paris, les anarchistes espagnols ... ont échoué du fait de facteurs non pas internes (comme pour le bloc soviétique pour l’essentiel) mais externes (répressions sanglantes de leurs opposants). La nuance est de taille cher ami.
Quant à « l’Etat pharaonique stalinien », son échec il le doit à ses fondements non pas socialistes mais plutôt capitalistes, lesquels (que ce soit sous la forme étatique, libérale ou mixte du capitalisme) exacerbent les « défauts » humains sus-mentionnés.
Pour ce qui est de la notion d’« Homme nouveau », si certains courant socialistes l’ont adopté, ce n’est pas le cas de tous, loin s’en faut. Dans votre diatribe, vous semblez amalgamer tous les courants socialistes. Même si tous reposent sur un socle de valeurs communes (comme tout courant de pensée, temporel comme spirituel, christianisme inclus), des nuances de taille existent néanmoins. C’est un peu comme de dire que tous les musulmans sont islamistes ou que tous les chrétiens sont intégristes. Ne saviez-vous donc pas que nul courant de pensée, nulle idéologie ou doctrine, temporelle comme spirituelle, n’est à l’abri d’un détournement pervers du fait de ses éléments les plus dogmatiques, à commencer par le républicanisme, dont nous nous réclamons tous plus ou moins en France, aux applications sporadiquement liberticides, voire mortifères (terreur jacobines, crimes de masse du directoire, crimes à caractère colonial ou social..., perpétrés aux noms des idéaux républicains inspirés des Lumière) ?
Ainsi en est-il du socialisme traversé par de multiples courants, eux-mêmes subdivisés (pour aller très vite) pour chacun en 3 principales tendances : les modérés, les radicaux (près aux compromis), les extrémistes (écartant tout compromis).
Pour revenir à la notion d’« Homme nouveau », elle fut adoptée par les courants les plus radicaux du socialisme (qui, je rappelle, est un terme générique), et notamment par les diverses obédiences issus du marxisme-léninisme - qui n’est qu’une lecture particulière du marxisme, lui-même étant une lecture particulière du socialisme. Ils l’ont adopté parce qu’ils partaient du postulat (inspiré de Rousseau) que l’Homme naissait naturellement « bon » et « généreux » mais était corrompu par un environnement qui le rendait « mauvais ». Or tous les socialistes n’adhèrent pas (ou n’ont pas adhéré) à ce postulat. Pour ma part (et pour bien d’autres), on naît ni bon ni mauvais, mais on le devient car ce sont les circonstances et l’environnement qui, en grande partie, fabriquent l’Homme. La nuance est fondamentale... la question étant : non pas comment faire pour éradiquer les « défauts » humains (ce qui aboutit à coup sûr à la mise en place d’une dictature, temporelle comme spirituelle), mais comment faire pour esquiver toute exacerbation des « défauts » sus-mentionnés ?
C’est pourquoi je n’aspire nullement (ainsi que le courant que je représente) à édifier la « Cité idéale », qui est au fond le propre de toutes volontés autoritaires ou totalitaires, quelle soit de gauche, de droite, communiste, nationaliste, libéral, conservatrice, chrétienne, musulmane...
Ce qui explique aussi que d’autres courants de pensée, non issus du socialisme, firent leurs la notion d’« Homme nouveau » : certes les fascistes et les nazis mais aussi les jacobins montagnards à travers leur « Culte de l’être suprême », voire certains catholiques à travers la revue « Homme nouveau » qui existe toujours en France.
Et pourtant, pour revenir aux jacobins, les principes et valeurs qu’ils ont défendu dès la fin du 18s siècle, n’imprègnent-ils pas aujourd’hui en grande partie les fondations socio-politiques de la République française, sans pour autant faire de celle-ci (bien qu’elle soit loin d’être parfaite) un « vaste goulag » ?