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Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
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  • Connolly 28 décembre 2011 00:02

    @Eric


    « Grâce au recul dont nous disposons ont peut désormais évaluer ce qu’est le socialisme. C’est une régression de type religieuse pour des catégories sociales angoissées par le monde moderne, des gens en transition sociale et qui le supportent mal. De ce point de vue, et parce que les sociétés libérales sont par nature évolutives, il est juste de dire qu’ils sont effectivement victime du libéralisme. Il l’expriment d’ailleurs de façon assez attendrissante. Ainsi a un quelconque porto allègre, les alter ont affirme conjointement, avec cet absence de cohérence intellectuelle qui les caractérise et les révèle, "qu’une autre vie était possible, mais que malheureusement, elle ne l’était pas parce que le « système capitaliste » s’y opposait victorieusement".....Soit dit en passant, cela est bien la preuve que ce qui les intéresse vraiment est que les autres, vivent autrement, comme eux le voudrait : le pouvoir ! Parce que des milliers de moines et religieuses dans le monde par exemple, prouvent que l’on peut faire délibérément le choix de vivre autrement en dehors du systeme, sans que qui que ce soit s’y oppose...

    A tous égards, l’adhésion a des idées « socialiste » s’analyse comme une réaction a des situations d’anomie et donc comme une réponse a une pathologie sociale. Mais cela, on le sait depuis longtemps. Des petits bourgeois qui se prennent pour une avant garde « ouvrière » dans des sociétés qui ni au 19eme ni au vingtième ni encore moins au 21 eme siècle n’ont jamais été majoritairement ouvrières, ou qui quelle que soit leurs difficultés a définir le « peuple » aboutissent touours a des définitions qui les placent en dehors, ont nécessairement un problème d’identité. »

    Désolé, cher ami, mais tout ce qui précède n’est à mon sens que salmigondis empreint de sophismes et d’extrapolations.



  • Connolly 27 décembre 2011 23:59

    @Eric

    « Évoquer le stalinisme est un truc des socialistes pour éviter d’avoir a penser ce qui est le pus grave, le plus important et le plus caractéristique, qui est la stagnation Brenevienne. »

    Un truc de « néo-marxistes-léninistes », peut-être ; mais certainement pas un de mes trucs en tous cas (idem pour bien d’autres que moi), le brejnevisme n’étant à mon sens qu’une version soft du stalinisme.

    La stagnation est le destin inéluctable de toute dictature, cher ami ; et ce, quelle que soit l’idéologie qui la sous-tend.

    Le + grd drame des régimes marxistes-léninistes, au fond, fut d’avoir voulu à tout prix passer par l’étape capitaliste (selon la théorie marxiste du matérialisme historique) via une dictature étatique et et bureaucratique, par laquelle ils entendaient rattraper au plus vite leur retard au regard des puissances capitalistes - voire de les dépasser in fine
    - , en termes de développement économique stricto sensu, suivant la maxime machiavélique qui veut que « la fin justifie les moyens ».



  • Connolly 27 décembre 2011 23:58

    @Eric

    « et ils ont eu 70 ans en main, les rennes d’un pays richissime et regorgeant de ressources naturelles avec un peuple de grande qualité. et 40 ans de paix intérieure et extérieure pour mettre en œuvre tous ce qu’ils auraient pu souhaiter ».

    Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi ils n’ont pas mis en œuvre « tous ce qu’ils auraient pu souhaiter » :

    1) Le dogmatisme comme vecteur de sclérose généralisée - d’où la stagnation, évoquée plus bas, qui touche tout système empreint de dogmatisme.

    2) Le pouvoir aux mains d’une « bourgeoisie bureaucratique » non renouvelée démocratiquement (dictature oblige) et jalouse de ses prérogatives. Une politique authentiquement socialiste aurait tout simplement signifié la fin de leurs pouvoirs et privilèges outranciers au regard du reste de la population.

    3)La concurrence avec le monde occidental, exacerbé pendant la Guerre froide. Pour remporter cette « compétition » l’URSS singea le système capitaliste occidental jusqu’à la caricature. Leur but : atteindre une production, dans tous les domaines, supérieure à celle de l’occident (« En 1980 nous produirons beaucoup plus par habitant que les Etats-Unis d’Amérique. » N. Khroutchev). Le bloc de l’est perdit en définitive la partie, parce que dans le domaine du productivisme le capitalisme libéral (capitalisme privé ou mixte), doublée d’une démocratie politique, est quasi imbattable. Or justement parce que le socialisme a pour principale ambition de mettre l’économie au service de l’Homme (et non plus du Capital)et de répondre à ses besoins élémentaires, on ne peut le construire par voie de productivisme, synonyme de consumérisme, de gaspillages et de destructions environnementales.





  • Connolly 27 décembre 2011 23:56

    @Eric


    « très idéologisée »

    Venant d’un conservateur néo-libéral (semble-t-il), de surcroît fervent chrétien (assurément), cette remarque prête à l’hilarité. C’est un peu « l’hôpital qui se moque de la charité ».

    « et très irréalistes) ils partaient des mêmes analyses de la société, ils avaient les mêmes buts ».

    Il ne faut pas confondre « diagnostique » et « thérapie » cher ami. Le diagnostique des bolcheviques n’avaient rien d’irréaliste. Celui-ci s’inspirait de la grille d’analyse de Marx qui, elle, n’est aucunement saugrenue - de l’avis même de certains libéraux, c’est dire !

    En revanche, je n’abonde nullement dans le sens des bolcheviques pour ce qui est de la thérapie – pour les raisons évoquées plus haut. La différence est de taille, cher ami. Ce qu’ils ont eux-mêmes reconnu de façon implicite via l’élimination de toute velléité ou volonté thérapeutique alternative issu des autres courants socialistes (mencheviques, socialistes révolutionnaires, anarchistes...) puis de leurs propres rangs (purges des années 30...).



  • Connolly 27 décembre 2011 23:54

    @Eric


    « Et on ne s’arrête pas la... Sur 150 ans, il n’est pas une expérience de

    gauche, longue ou courte, plus ou moins socialiste, qui soit considérée

    comme un succès durable par ces mêmes socialistes hors quelques mois de

    guerre civile ou une coopérative peut être ouvrière en 1834 (?) a

    Manchester..... »


    C’est faux cher ami. En tous cas, je n’ai jamais écrit pareille chose. M’avez-vous mal lu ou êtes-vous intellectuellement malhonnête ? Je vous ai donné un exemple de réussite, parmi bien d’autres, d’une coopérative ouvrière (le familistère de Godin), parce que celle-ci avait Fourier pour principale inspirateur théorique.

    Quant à l’ensemble des expériences authentiquement socialistes - que je qualifie de micro-socialismes – celles-ci se divisent en deux catégories : les micro-socialismes aspirant au macro-socialisme ; les micro-socialismes œuvrant parallèlement au capitalisme.

    Dans la première catégorie, toutes les expériences ont échoué du fait de facteurs non pas internes mais externes (la répression sanglantes perpétrés par leurs opposants).

    La deuxième catégorie, constituant aujourd’hui l’économie sociale et solidaire, a de son côté connu un bilan globalement positif depuis 150 ans ; et ce, bien que les expériences orchestrées par leurs inspirateurs théoriques (Fourier, Owen, Proudhon, Saint-Simon …) aient pour la plupart bel et bien échoué.

    Voici ce que l’on peut lire dans mon article à ce sujet : « Les échecs de ces « micro-socialismes » témoignent-ils, par conséquent, du caractère inamovible du capitalisme ? Il est permis d’en douter, et ce pour la bonne et simple raison que, parallèlement à l’économie capitaliste, existent de par le monde d’autres variétés d’expériences relevant du « micro-socialisme », à commencer par les organisations, telles les coopératives et les mutuelles, issues d’une économie sociale et solidaire ‒ elle-même inspirée des théories socialistes de notamment Proudhon, Owen et Fourier ‒ qui, malgré ses échecs, a fait depuis près de 150 ans la démonstration et de sa viabilité et de son efficacité, en termes de répartition équitable des richesses créées, mises au service de la justice sociale, et donc de l’Homme, et non plus du Capital comme dans les entreprises classiques. Il s’agit certes d’un secteur non-capitaliste mais œuvrant néanmoins dans le système capitaliste. Comme le souligne à ce propos le PDG d’une coopérative minière du Pays de Galles, Tyrone O’Sullivan : « Nous vivons dans un monde capitaliste, mais nous gérons notre entreprise sous un mode socialiste ». »





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