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Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
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Derniers commentaires



  • Connolly 22 décembre 2011 14:01

    @Eric


    « Merci, et a vous aussi, en cette veille de noël ou nous allons célébrer la naissance de notre seigneur Jésus Christ ».  

    Juste une précision : votre seigneur n’est pas le mien, ce qui ne m’empêche pas de respecter ses adeptes. Je célèbre Noël non par conviction religieuse mais par respect de la tradition culturelle occidentale dans laquelle je m’inscris.

    « C’est a dire le summum de la pensée moderne. L’origine du sens comprise comme indéterminée, extérieure et donc non contrôlable par des humains et en même temps incarnée dans un nouveau ne et donc proche de chacun, c’est a dire l’exact inverse des pensée du 19eme siècle genre socialisme. L’origine du sens est dans la théorie que ne peuvent comprendre et contrôler que ses adeptes. »

    Pourtant, ne vous en déplaise cher ami, il y eut (et demeure encore de nos jours) au 19e s des militants de par le monde occidental se réclamant du « socialisme chrétien ». La définition qu’en donne Wikipédia me semble satisfaisante et correspond de façon synthétique à ce que j’ai pu lire sur la question :

    « Le socialisme chrétien tire sa source du message de Jésus-Christ dans les Évangiles, en particulier le sermon sur la montagne. Il se fonde sur l’idée d’égalité entre hommes (égalité des âmes), la fraternité entre hommes (tous frères car »fils de Dieu« ) et la dignité humaine (les hommes sont faits »à l’image de Dieu« ). Il prône en particulier un certain détachement personnel des richesses et plaisirs matériels (accusés de détourner l’homme du Bien) et l’aide au plus pauvres et persécutés.
    Le socialisme chrétien s’exprime principalement à travers deux courants :
    - un courant réformiste qui compte sur la réforme de la société sous l’égide de l’Etat. Une fois levée (principalement au sein commune de la lutte contre le fascisme) une certaine défiance réciproque entre chrétiens et socialisme, ce courant s’est fondu dans la social-démocratie.
    - un courant associationniste, hérités des socialismes utopiques, qui compte plus sur l’action de la société civile (associations, syndicats) voire la mise en place d’un système économique alternatif par l’initiative des citoyens (coopératives, expériences communautaires et autogestion, systèmes d’échanges locaux). »

    Les socialistes chrétiens serait-ils donc, à vos yeux, de « faux »-chrétiens n’ayant pas saisi (contrairement à vous bien entendu) l’essence du message évangélique ?

    La suite au prochain numéro...



  • Connolly 22 décembre 2011 13:15

    @Eric


    « Merci, et a vous aussi, en cette veille de noël ou nous allons célébrer la naissance de notre seigneur Jésus Christ ».  

    Juste une précision : votre seigneur JC n’est pas le mien, ce qui ne m’empêche de respecter les adeptes de sa doctrine. 

    « C’est a dire le summum de la pensée moderne. L’origine du sens comprise comme indéterminée, extérieure et donc non contrôlable par des humains et en même temps incarnée dans un nouveau ne et donc proche de chacun, c’est a dire l’exact inverse des pensée du 19eme siècle genre socialisme. L’origine du sens est dans la théorie que ne peuvent comprendre et contrôler que ses adeptes ». 

    Pourtant, ne vous déplaise cher ami, il y eut au 19e siècle (et il en demeure toujours aujourd’hui) des militants se réclamant du « socialisme chrétien ». 

    La définition que propose Wikipédia me paraît satisfaisante et correspond de façon synthétique à ce que j’ai pu lire à ce propos.

    « Le socialisme chrétien tire sa source du message de Jésus Christ dans les évangiles, en particulier le sermon sur la montagne. Il se fonde sur l’idée d’égalité entre hommes (égalité des âmes), la fraternité entre hommes (tous frères car « fils de Dieu ») et la dignité humaine (les hommes sont faits « à l’image de Dieu »). Il prône en particulier un certain détachement personnel des richesses et plaisirs matériels (accusés de détourner l’homme du Bien) et l’aide aux plus pauvres et persécutés.

    Le socialisme chrétien s’exprime principalement à travers deux courants :

    • un courant réformiste qui compte sur la réforme de la société sous l’égide de l’État. Une fois levée (principalement au sein de la lutte commune contre le fascisme) une certaine défiance réciproque entre chrétiens et socialisme, ce courant s’est fondu dans la social-démocratie.
    • un courant associationniste, hérité des socialismes utopiques, qui compte plus sur l’action de la société civile (associationssyndicats) voire la mise en place d’un système économique alternatif par l’initiative des citoyens (coopératives, expériences communautaires etautogestionsystèmes d’échanges locaux). »

    Les socialistes chrétiens seraient-ils donc, à vos yeux, de « faux »-chétiens n’ayant pas saisi (contrairement à vous bien entendu) l’essence du message évangélique ?

    La suite au prochain numéro...




  • Connolly 21 décembre 2011 13:53

    @Eric (suite)


    « Les fourrieriste ? Il reste un club de residence secondaire dans la foret de ramboullet. »

    Là vous auriez pu aller encore plus loin et dire que la plupart des expériences entreprise par ces premiers socialistes ont bel et bien échoué, à commencer par celles de Fourier (mais aussi celles de Proudhon, Owen, Cabet...). Sauf que, tirant les leçons de l’expérience justement, certains de leurs épigones se sont inspirés avec succès de leurs théories, contribuant par là-même au développement de l’économie sociale et solidaire. Prenons en guise d’exemple le familistère du fouriériste JB Godin, dont l’entreprise allait fonctionner sous sa forme coopérative pendant près de 100 ans.

    « Le point commun a toutes ces expériences, c’est que toujours et partout, elles sont menées par les mêmes catégories sociales. Des membres de la classe moyenne lettrée, insatisfaits de la société parce qu’insatisfait de leur statut social. »

    Beaucoup certes, mais pas toute. A titre d’exemple parmi bien d’autres : les « Equitables pionniers », société coopérative créée en 1844 par 28 tisserands de Rochdale (GB).

    Par ailleurs, peu importe que certaines de ces expériences furent menées par des « membres de la classe moyenne lettrée, insatisfaits de la société parce qu’insatisfait de leur statut social ». Franchement, je ne vois pas où est le problème. Vous semblez raisonner à travers le prisme de vos préjugés anti-« bobos ».

    « Elles commencent toutes par le présupposé qui est le votre, »la destruction du monde ancien est un prealable a la création d’un avenir radieux« . »

    Sauf qu’il ne s’agit pas de détruire mais de dépasser ou de sortir graduellement (et non du jour au lendemain) de la logique (ou des logiques) qui sous-tend le système actuel, système responsable à mes yeux de tous les maux présents et passés du fait de l’exacerbation des « défauts » humains (égoïsme, cupidité, mégalomanie, jalousie, violence...) qu’il engendre. Il ne s’agit pas non plus de créer un paradis terrestre, un monde parfait, ou encore « le meilleur des mondes » mais de déboucher in fine sur un monde meilleur (ce qui n’est pas tout à fait la même chose !), c’est-à-dire plus équilibré à tout point de vue, ce dont est incapable de générer le capitalisme, sous toutes ses formes.

    « Une société est un organisme vivant qui s’auto engendre, evolue en fonction de ses racines, de son environnement et de ses contradictons.  »

    Je suis on ne peut plus d’accord avec vous. Ou est le problème ?

    « Vos »pensees« evoluent entre des projets de societe cristal et fumée, c’est pourquoi se sont des pensée de mort faute d’être définitivement des pensées mortes, malgré un siècle d’expériences malheureuses. 
    La bonne nouvelle, c’est que la vie finit toujours par l’emporter....  »

    Là, désolé cher ami, mais vous êtes dans la rhétorique à la sauce BHL.

    Bref, parce qu’il manque de rigueur et de développement, votre message relève du sophisme par bien des aspects. A vous de rectifier le tir, si vous en avez le courage ou le temps...

    Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année.


  • Connolly 21 décembre 2011 13:13

    @Eric (suite)


     « Les experiences locales collectives ne sont en rien des experiences socialistes par nature, meme si dans certains cas, elles se sont affublées de ce nom. Il y a la tout au plus une réactualisation sous couleurs idéologique de forme de coopération collective solidaire issues essentiellement du christianisme et ce, des le moyen age ». 

    Mais c’est de ces expériences qu’est née la notion de « socialisme » dans la première moitié du 19e siècle. Contrairement au concept de « communisme », celui de « socialisme » est relativement récent et n’est nullement la création de Marx, mais celle (les sources varient à ce sujet) soit de Pierre Le Roux, soit de Saint-Simon, ou encore de Robert Owen - lesquels comptent parmi les théoriciens plus connus comme les pré-socialistes ou les premiers socialistes, ou encore les socialistes « utopiques » (dixit Marx). Autrement dit, le terme de « socialisme » n’est que l’appellation moderne et théorisée de ces « réactualisations » d’inspiration chrétienne, pour certaines, auxquelles vous faites référence. Rien d’étonnant du coup à ce que nombre de promoteurs de l’économie social et solidaire, sous sa forme embryonnaire, se réclamèrent du socialisme chrétien« . Par la suite, tout au long des 19e et 20e s, le socialisme allait connaître diverses déclinaisons (scientifique, libertaire, distributiste...), néanmoins fondées sur un socle de valeurs communes. Ce qui fait de lui, au fond, un terme générique dont les fondements et les valeurs s’opposent à ceux inhérents au capitalisme, sous toutes ses formes.

    Tout cela pour dire que compte tenu du fait que ces expériences reposaient sur des principes et des règles organisationnelles issus du socialisme, celles-ci étaient donc »socialistes par nature", ne vous en déplaise.



  • Connolly 21 décembre 2011 12:57

    @Eric (suite)


    « Les autres expériences que vous mentionnez ne sont pas des expériences mais des crises »

    La question ici n’est pas de savoir s’il s’agissait d’« expériences » ou de « crises » (peu importe après tout) mais de définir la nature des principes et des règles sur lesquels reposaient ces organisations sociales.

    « Elles n’ont pas eu le temps de deboucher sur les catastrophe auxquelles ont mene tous les socialismes durables, micro ou macro. »

    Là encore, je vous trouve un léger. Votre assertion manque d’autant plus de rigueur et de sérieux qu’elle relève de la conjecture pure et simple, voire du genre littéraire répondant au nom d’« uchronie », et donc d’une conception complètement irrationnelle de l’histoire, puisque vous fondez votre raisonnement à partir d’évènements qui n’ont pas eu lieu. En clair, vous confondez la « réalité » (reposant sur des faits avérés historiquement) avec votre « intime conviction » (reposant sur des faits non-avérés historiquement).
    Par ailleurs, mon article avait aussi pour but de démontrer que vos « macro-socialismes durables » n’avait de socialiste que le nom. Eh oui, cher ami, les mots ont un sens, sens que les marxistes-léninistes de l’est n’ont cessé de détourner à des fins bassement propagandistes. Du reste, rien dans votre ne vient vraiment contredire mes assertions sur la question.
    Enfin, quels sont ces micro-socialismes (à l’aulne des expériences évoquées dans l’article) durables qui ont soi-disant débouché sur des catastrophes ?
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