Les pays européens sont ceux du monde où la part de PIB consacrée aux retraites est le plus élevé, mais il se pose à eux le même impératif d’équilibre qu’au reste du monde. La Commission édicte une lapalissade « uniformiser progressivement les règles de ces régimes, en vue de simplifier le fonctionnement du système de retraite, notamment pour améliorer sa transparence, son équité et son efficacité » qui peut être opposé à ce principe sauf à avoir des avantages spécifiques à défendre ? Mais il faut une garantie de maintien de pouvoir d’achat, et ce n’est évidemment pas en diminuant la part de PIB consacrée aux retraites que cela se fera, voilà ce sur quoi devrait focaliser la revendication.
Si le gouvernement retire son projet de réforme, eh bien en contrepartie il augmentera encore le nombre de trimestres de cotisation ...pour les salariés du privé. Or comme l’âge moyen d’entrée dans la vie active est désormais de 26 ans(contre 18 ans en 1970), s’il faut à terme 44 annuités, ce sera à 70 ans en moyenne (et non 62 ni même 64) que ceux qui entrent actuellement dans la vie active prendront leur retraite à taux plein.
@njama Il est vrai qu’elle dispose d’un potentiel de sympathie dans l’électorat de gauche, et qu’elle doit alors faire face à la double hostilité de la majorité en place (aucune tête ne doit dépasser dans l’opposition) et de ses concurrents de gauche (qui avaient été dépités de la voir émerger en 2007). Et puis une femme politique pour être prise au sérieux doit avoir l’air revêche, ce qui n’est pas son cas....
@Fifi Brind_acier Elle a raison de dire que souvent la réponse à un referendum est à côté de la question, mais se rapporte au gouvernement en place. Cela a été le cas en 69 où tous les partis voulaient se débarrasser du général de Gaulle, alors qu’ils étaient pourtant favorables au principe de décentralisation -qui a été mise en place par la suite-. Cameron a voulu jouer au plus fin pour faire pression sur l’UE afin d’obtenir des avantages spécifiques, mais les britanniques ont en fait voté ...contre lui.
Les politiciens jouent aux apprentis sorciers en rejetant sur l’Europe tous les problèmes, alors que certains de ces problèmes résultent de leur propre incapacité (par exemple sur le chômage, nettement plus élevé ici qu’aux Pays Bas par exemple). De ce fait, ils ne doivent pas s’étonner que l’opinion soit majoritairement eurocritique et que cela se retourne contre les gouvernants puisqu’ils sont « suivistes » dans les instances européennes.
« L’auteur répond avec brio à toutes ces questions essentielles »
mais vous maintenez le suspens en ne révélant pas quelle est l’explication dans ce livre de la « mission » de Hess en Grande Bretagne. Le sujet a été évoqué il y a quelques temps dans le fil de discussion d’un article sur Agoravox, et certains intervenants ont défendu la thèse d’une accointance occulte des anglo-saxons avec le régime nazi qu’ils auraient sponsorisé contre le régime soviétique
@njama On peut comprendre qu’il puisse y avoir des situations d’urgence nécessitant une opération militaire sans accord préalable du parlement. Par contre, le parlement devrait être aussitôt saisi pour débat et vote sur la suite à donner à l’opération initiale. Ainsi, en janvier 2013 il y a eu appel à la rescousse par les autorités maliennes, les forces jihadistes effectuant une offensive pouvant mener sur la capitale, le facteur temps était essentiel. Du reste ce n’est pas tant l’opération initiale qui est mise en cause (elle a été efficace) mais l’enlisement qui a suivi, la stabilisation et surveillance n’aurait pas du être de notre ressort.