« ...on ferait mieux de revoir l’infrastructure de se pays, de prévoir des solutions pour que les gens se protège en cas de cyclone. »
C’est leur problème exclusif, et en aucun cas le nôtre !
« En ce qui concerne les mesures à prendre, il en faut à court et à long terme : donner à manger et apprendre à pêcher. »
C’est tout de même curieux que cinq mille ans, et quelques, après le néolithique, il y ait encore des gens à qui il faudrait apprendre à pêcher... On l’explique, ou on ne l’explique pas, cette arriération ?
« ...il faut agir de suite, déplacer 150.000000 de de personnes ce ne sera pas simple..... :-\ »
Il faut, il faudra, il faudrait, il aurait fallu... Et passez muscade...
« Que demandent les Bengladeshi ? Il faudrait peut-être commencer par là au lieu de toujours projeter d’ici ce qui serait bien pour les autres. »
Il faudrait surtout qu’ils commencent par se demander eux-mêmes, ce qu’ils peuvent faire pour eux-mêmes, par eux-mêmes...
« Mais c’est beaucoup moins classe (et rentable) de construire des digues protectrices pour les habitants de ces régions... »
Ils ne savent pas pêcher, ils ne savent pas ce qu’est un polder, alors qu’en Europe, c’est connu depuis quatre siècles. Mais alors qu’est-ce qu’ils savent foutre ? A part des petits ?
« Notre responsabilité... »
Des clous !
« ...est donc autrement plus importante que les quelques malheureux dons individuels (cache misère) qu’on fait plus ou moins avec bonne conscience. De plus, elle ne coûte pas un radis, juste une mobilisation citoyenne et humaine. »
Tu commences quand ? Lundi matin à la première heure ? Le 1 janvier 2008, dans le cadre de (bonnes) résolutions du Nouvel An ?
« Ces pays ne s’en sortirons que par eux même le jour ou ils auront compris qu’il faut s’organiser et être efficace face a la nature, »
« ...je sais que la pensée de Descartes n’est pas plus française que Hollandaise ou Allemande et que ses lettres à Hobbes, Elisabeth la princesse palatine, ou Christine de Suède sont un témoignage comme son « Discours de la Méthode » que toute pensée créatrice est nécessairement cosmopolite. »
C’est le microcosme intellocrate de l’époque, qui existait donc déjà, qui existe toujours, et qui reste donc un microcosme, déconnecté des réalités humaines. Et cosmopolite.
Contrairement à ce que vous affirmez fort cavalièrement, Descartes, par son cursus intellectuel, ne pouvait être que Français, comme Dante ne pouvait être qu’« Italien », Wagner qu’« Allemand », Lao t’seu que Chinois, les Bruegel que Flamands, Shakespeare qu’Anglais et le Quijotte qu’Espagnol, tant par sa paternité que par sa constitution mentale !
N’en déplaise au fascistissime universalisme républicain.
« C’est la leçon de toute notre histoire culturelle et particulièrement des philosophes des Lumières qui sont l’honneur universel de l’histoire mondiale de la culture et non pas de notre histoire nationale. »
Les Lumières sont, sur le plan des idées, ce qui est arrivé de pire à l’Europe, depuis la nuit des temps.
En grande partie, disons-le honnêtement, à cause des conséquences que le droit de l’hommisme a tiré, ultérieurement, de théories aventurées, reposant sur un « savoir encyclopédique universel » qui tiendrait sur deux de nos CD !
Ce que vous nommez « l’honneur universel de l’histoire mondiale de la culture », je le situe très au-dessous de la merde, et j’ai bon espoir que, dans quatre ou cinq siècles, on considérera cela comme la forme de sida mental la plus pernicieuse de l’aventure humaine.
Si je me suis donné la peine de vous le dire, ce n’est pas pour entamer un stupide double monologue de sourds, mais pour vous rappeler qu’il existe encore des gens assez libres d’esprit, pour ne pas céder aux automatismes les plus enracinés du prêt-à-penser contemporain.
P.S. - Je me dis quand même que vous devez vivre drôlement replié dans votre bulle, pour ne pas constater que (vrais) Français et (vrais) Allemands sont séparés par des manières d’être et de penser - des identités, donc - totalement différentes...
Rien que les productions nationales - productions nationales, j’insiste bien - diffusées en prime time par les télévisions publiques, en révèlent pourtant déjà des tonnes à cet égard... Mais bon, personne n’est obligé d’aborder les télévisions européennes comparativement, même si c’est très instructif, parce que très révélateur des identités nationales, justement...