@mursili pour nuancer je dirais qu’à partir du moment où l’on écrit il y a une relative autonomie de l’écrit, en général les homophones sont distingués par le contexte ou alors c’est un effet de confusion voulu dans la poésie ou dans les jeux de mots. Quant à la représentation phonétique il me semble que ça dépend des langues, certaines langues écrites « collent » de très près à l’oral par ex l’arabe classique, il y a des liaisons qui sont prononcées à l’oral et qui sont implicites à l’écrit. Comme le dit une spécialiste Nina Catach, l’orthographe peut avoir plusieurs fonctions, en français on a une sorte de cumul de ces fonctions, qui ne sont pas toujours compatibles les unes avec les autres, la phonétique est une des ces fonctions.
Il est évident qu’une convention sur les formes visuelles est importante, même si on parvient à lire un texte mal orthographié, cela demande un effort de déchiffrement qui ralentit la lecture et qui peut induire des erreurs dommageables dans certaines situations où la précision est nécessaire.
L’orthographe, son but dans les langues alphabétiques (la majorité), c’est seulement de reproduire la langue parlée, celle-ci peut être élaborée, vulgaire, incorrecte.
Une orthographe phonétique simple (sans confusion de sons comme s, ç etc) pourrait suffire, mais il y a eu des complications, souvent pour de mauvaises raisons comme montrer l’étymologie, cet argument ne tient pas car il n’est pas généralisé, et ce n’est pas toujours logique.
Il y a un réel problème de l’orthographe française qui n’a pas été simplifiée contrairement au portugais ou à l’italien qui peuvent revendiquer les mêmes origines.
On a donc une orthographe qui a des règles d’un coté, relativement arbitraires comme l’accord du participe passé, et de l’autre des mots qui pourraient s’écrire autrement et qui l’ont d’ailleurs été par des grands auteurs.
Quant à l’orthographe inclusive elle rajoute une difficulté supplémentaire sous couvert d’égalitarisme.
"Les protestataires sont rares en Chine, par manque de mécanisme de
coordination" explique Yasheng Huang, professeur d’économie au MIT : il
n’y a ni religion, ni association, ni même technologie pour remplir
cette fonction"
Ce n’est pas exact pour la technologie, il y a les téléphones portables, tous les jeunes en possèdent, il se peut que les messages hostiles soient effacés rapidement, mais ils utilisent aussi des mots de code.