Les Français ont été plus loin en annexant des zones du Sahara qui font maintenant partie de l’Algérie, mais on voit bien sur la carte que l’occupation turque ne se limitait pas aux zones côtières, sauf qu’à la différence des Français il n’y a pas eu de colonisation de peuplement, pas de modification des structures sociales et un certain métissage. La zone saharienne a d’ailleurs fait l’objet de marchandages et de luttes pour sa possession, il n’était pas évident pour la France de la céder du fait du pétrole, elle aurait préféré la détacher de l’Algérie.
"Noter d’abord que le néoconfucianisme est loin d’être dans les
universités chinoises le seul objet d’enseignement : autant que je
puisse le savoir, on y enseigne la doctrine de Confucius, mais aussi le
bouddhisme, le maoïsme, qui a encore des adeptes, et la philosophie
occidentale la plus contemporaine ; Derrida, Foucault, Deleuze, les
pragmatistes américains. Les Chinois traduisent beaucoup et connaissent
bien mieux la philosophie occidentale que les occidentaux la philosophie
chinoise. Ce néoconfucianisme peut être diversement apprécié : A. Cheng est
sévèrement à son égard : il s’agit selon elle de la captation de
l’héritage confucéen en réaction contre la suprématie occidentale,
orchestration faite par les Chinois exilés aux E.U. pour un supplément
d’âme ; qui en correspond à rien sinon à permettre aux lettrés chinois
une illusoire revanche. Pour ma part, il me paraît normal que la Chine veuille sortir
philosophiquement de la seule référence à l’Occident et s’efforce de
refonder une philosophie qui soit sienne. Ce qui l’est moins c’est que
cette refondation s’accompagne souvent de relents nationalistes"
A noter :j’ai vu depuis quelques jours sur New Tang Dynasty TV des émissions pas très longues en Français, messages anti communiste et anti PC sans précaution diplomatique.
@Decouz Depuis un certain temps, peut-être depuis Deng Xiao Ping, tous les édifices religieux sont ouverts au public. Le qi gong ou les arts martiaux (d’influence taoiste et bouddhiste) sont pratiqués, avec leurs lignées de maitres et éventuellement leurs disciples occidentaux, les familles pratiquent les rites funéraire ancestraux. Les Chinois restent sans religion en majorité. Le confucianisme n’est qu’un rituel social, et non une religion à l’occidentale, c’est pour cela que le jésuite Matteo Ricci avait adopté les formes extérieures des rites et des habits, sans penser abandonner sa croyance chrétienne, sans doute une ruse ou une habileté, et dès que le Vatican s’est opposé à cette acculturation, le christianisme a décliné.
@Bendidon Moi aussi je suis plutôt porté sur Lao tseu, mais la culture chinoise a intégré les trois aspects, taoïsme, bouddhisme et et confucianisme. Il ne faut pas croire que le bouddhisme chinois (ni celui d’ailleurs) rejette l’obeissance et les rites.