-une île centrale d’un diamètre de 5 stades (= 588 m) où se trouve
l’Acropole de la cité, son siège politique et religieux (temple de
Poséidon en son centre + palais royal) ; elle est isolée par le
creusement d’un fossé circulaire rempli d’eau et large d’un stade (= un
peu plus de 117 m)
Puis deux anneaux de terre et trois anneaux de mer, soit cinq cercles.
Les intervalles entre les cercles symbolisent l’union de la terre et de
l’eau : il est particulièrement significatif que l’alternance
qualitative des divers anneaux s’organise numériquement selon des
rapports de proportions constants, dominés par le nombre 5, que les
Pythagoriciens qualifient de « nuptial », parce qu’il résulte de la
réunion du 1er pair (2) et du 1er impair (3), respectivement assimilés
aux sexes féminin et masculin.
Plus grave encore (pour l’explication de la destruction) , les Atlantes relient par un canal de 50 stades (5,880
km) le cercle le plus extérieur à la mer, mettant ainsi le centre
politique et religieux de l’île en contact avec l’élément marin, source
de toutes les corruptions.
« que ce ne soit pas une fiction fabriquée, mais une histoire véritable, voilà qui est essentiel » (Timée, 26e) »
"La cité déborde de richesses et d’activité : dans les ports « une foule
bruyante, un tumulte incessant dû au va-et-vient des navires de commerce
venus de partout » ; en son centre, un palais royal somptueux, «
proportionné à la grandeur de l’empire », et, surtout, « au milieu de
l’Acropole, entouré d’une clôture d’or », le joyau des joyaux, un temple
tout « orné d’ivoire, d’or, d’argent et d’orichalque ». Interdit aux
profanes, il abrite une statue colossale en or massif : « le dieu de la
mer debout sur son char attelé de six chevaux ailés, si grand que le
sommet de sa tête touche le plafond ; en cercle autour de lui, cent
Néréides sur des dauphins"
Et encore, aussi loin que peut porter le regard, « des fleuves, des
lacs, des prairies capables de nourrir quantité de bêtes, domestiques ou
sauvages, en particulier des éléphants » ; « des forêts épaisses, des
fleurs, des fruits à profusion » ; « des sources abondantes d’eau froide
et d’eau chaude » ; des mines où trouver « tous les métaux les plus
précieux ». Bref, un véritable paradis, car « toutes ces choses, l’île
sacrée, qui était alors sous le soleil, les produisait belles et
merveilleuses, en quantité illimitée »
Des éléphants, des animaux sauvage, de l’ivoire, de l’orichalque en Auvergne ?
@Decouz "Cette idée d’une rencontre inachevée, de deux « blocs » emplis de
préjugés l’un sur l’autre et peinant à dialoguer, habite l’ouvrage.
L’auteur adopte a contrario un point de vue intermédiaire sur
le débat historiographique autour de la transmission des textes antiques
par « les Arabes » ou « la chrétienté ». Le lecteur apprend que les
traductions réalisées dans le monde arabe le furent par des chrétiens ou
des juifs, le grec n’ayant presque pas été enseigné aux savants
musulmans (Averroès notamment l’ignorait et utilisait des traductions).
L’apport d’Aristote dans la civilisation islamique aurait surtout reposé
sur ses textes scientifiques, là où la scolastique médiévale aurait
triomphé intellectuellement en liant la métaphysique du Stagirite et la
vision chrétienne de la Création. Parallèlement, les Européens ne se
seraient intéressés aux textes arabes que pour leurs apports en
mathématiques ou en médecine, jamais pour leurs exégèses ou leur
spiritualité " https://esprit.presse.fr/actualite-des-livres/louis-andrieu/l-alcoran-d-olivier-hanne-42732
@Yann Esteveny Dans « l’Alcoran, comment l’Europe a découvert le Coran », Olivier Hanne a un point de vue nuancé, loin des polémiques sur le rôle des Arabes dans les traductions. D’une part il y a toujours eu des traductions directes indépendamment des Arabes. Mais l’empire Byzantin (l’autre lieu de transition pour ces oeuvres) n’était pas très intéressé par ces textes et ne jouait pas un rôle important, il était plutôt un frein, de plus les rôles des uns et des autres a varié selon les époques. Ce qui intéressait les Chrétiens chez Aristote n’était pas forcement ce qui intéressait Juifs et Musulmans. Ce n’était pas uniquement une question de vouloir ou de pouvoir transmettre, mais de ce que les lecteurs cherchaient ou attendaient. Et pour ces raisons bien des textes n’ont pas été transmis à l’Europe alors qu’ils avaient été traduits. Un point de vue : https://www.cairn.info/revue-philosophique-2009-1-page-79.htm
Tout ce qui a existé dans le passé a-t-il laissé des traces et si oui est-t-on en mesure de les interpréter ?
Si on mise tout sur l’archéologie et l’on rejette ce qui se raconte oralement il y a pas mal de peuples qui seront oubliés, parce qu’ils étaient nomades ou simplement construisaient dans d’autres matériaux que la pierre.
Une catastrophe peut très bien également (je dis peut et l’on sait qu’il y a des catastrophes) tout balayer ou ensevelir ne laisser que des éléments qu’on ne pourra expliquer parce nous n’avons pas les clés ou alors des éléments qui paraitront invraisemblables selon les paradigmes que nous avons déjà.