@Decouz en rapport : fade, fée, vient de fata, sort, viaduc des Fades, également ensorcelé. « En occitan la signification « sot, niais » a été contaminée par le verbe fadá « ensorceler » et ses dérivés enfadá « enchanter », enfadat « féerique, merveilleux » (Alès) qui proviennent du mot latin fata « fée » à l’origine « déesse de la destinée » qui est devenu fado, fada en occitan » https://www.etymologie-occitane.fr/2011/08/fada-simplet-niais/
Ce qui est rassurant d’une certaine manière et qui rapproche du point de vue de la médecine orientale c’est que les hommes (au sens de genre humain) et les femmes) ne sont pas des machines qui répondraient mécaniquement d’une manière identique à chaque traitement, mais que chaque malade est un cas particulier.
Mais si on prend « homme » au sens sexué, il y a un autre problème, ce sont les médicaments et traitements testés sur des hommes et qui sont dangereux pour les femmes (elles seraient minoritaires dans les essais).
"Le domaine médical est l’un des domaines les plus touchés par la crise
de reproductibilité. La problématique provient entre autres de la forte
variabilité dans les systèmes biologiques, de la nature complexe de la médication et des pathologies (particulièrement les cancers)8 ainsi que des limitations propres aux outils et modèles utilisés durant les tests pré-cliniques7...
D’après Ioannidis (2005), sur 49 études médicales publiées de 1990 à
2003, 45 affirment que les thérapies étudiées sont efficaces, alors que
16 % de ces études ont été contredites par des travaux, 16 % ont
surévalué l’efficacité des traitements et 24 % n’étaient pas
reproductibles9...
La Food and Drug Administration a trouvé de son côté des lacunes dans près de 10 à 20 % d’études médicales publiées entre 1977 et 199010. En 2016, le chercheur affirme que la médecine est moins centrée sur les besoins du patient que sur les besoins des médecins, investisseurs et chercheurs1
Hasard ou non, je commence un livre de Olivier Sibony consacré aux biais cognitifs. Pour ce qui concerne directement la psychologie et la médecine, on parle de « crise de la reproductibilité ». La plupart des conclusions des études dans ces domaines seraient fausses du fait du biais de confirmation. Pourquoi, alors que la démarche scientifique devrait être prémunir contre ce risque ? En principe ce serait simple, on cherche à savoir si un médicament ne produit aucun effet, si il y a une probabilité suffisante de rejeter cette hypothèse, on valide le médicament, on ne cherche pas à prouver, à l’encontre de notre tendance naturelle, mais à infirmer l’hypothèse. Mais dans les faits, les chercheurs sont amenés à prendre de multiples décisions, à franchir de nombreuses étapes. Tous ces choix, tout en respectant les statistiques qu’il aura choisies, et sans parler de cas de fraudes avérées, laissent une marge de liberté au chercheur, il peut donc, même bien intentionné, être victime d’un biais de confirmation, en aiguillant la recherche dans le sens de ses présupposés, d’autres chercheurs arriveront à des conclusions différentes. On a donc des études techniquement solides, mais non reproductibles par d’autres chercheurs. Sans parler de la nouveauté et de l’urgence dans le cas du Covid, qui entremêlent les décisions politiques et les avis médicaux, les uns et les autres suscitant des divergences, accentuées également par le caractère public et permanent des discussions sur les réseaux sociaux.