@Pascal L Apparemment vous les connaissez mal ou pas du tout. Mais il est vrai que le christianisme en centrant tout sur le Christ et en voulant éliminer le paganisme, a paradoxalement du même coup éliminé toute immanence du divin dans la nature, ce que n’a pas fait le taoïsme ou le shinto par ex, qui ont su intégré les aspects « animistes » sans pour autant tomber dans une adoration uniquement centrée sur les divinités de la nature, qui n’est qu’une déviation, et même pour l’islam qui reprend l’esprit des Psaumes : tout dans l’univers « parle » de la gloire de Dieu, il n’y a pas d’être vivant dépourvu de conscience, mais ce sont des degrés de la pierre à l’homme, « mais vous ne comprenez pas leur langage », enfin sauf des saints comme St François d’Assise. .
Pour distinguer la religion au sens occidental des spiritualités asiatiques dont les modèles sont différents, parce qu’il manque un des éléments, Guénon la caractérise par les trois composantes : un dogme, un culte, une morale.
Ces trois éléments se présentent comme exclusifs (au sens d’exclure), le dogme nie tout discours dogmatique différent, la morale se veut universelle, le culte est un modèle fixé une fois pour toute ou défini par une ou des autorités.
Maintenant au sein des trois monothéismes on trouve un enseignement ésotérique qui présente les choses plus en profondeur, tout en maintenant la nécessité de la pratique extérieure et du dogme, mais le dogme et la pratique sont alors susceptibles d’une diversité de lectures, on y retrouve aussi la possibilité, évidente dans l’hindouisme ou le bouddhisme par ex, de dépasser la dualité créature/créateur, ce qui n’est pas le but de la religion d’une manière générale.
Les trois éléments s’adressent aux trois parties de l’être, le dogme est l’expression de la doctrine intellectuelle, présentée d’une manière rigide, la morale s’adresse à la psyché, et le culte au corps.
Les conflits les plus meurtriers n’ont pas eu une origine religieuse.
Les Taïping, peut-être, pas très connus chez nous, une révolte menée par un homme qui se croyait la réincarnation du Christ.
Sinon tout ce que peut dire la science, c’est qu’une variation infinitésimale dans les constantes cosmique rendrait ce monde impossible (les savants ont testé différents mondes possibles avec des chiffres légèrement différents, aucun de ces modèles n’est viable).
On peut penser que c’est du au hasard. Mais ce n’est pas seulement la certitude d’une loi globale, ni même d’un « dessein intelligent » qui sous-tend les religions, c’est le fait que Dieu puisse communiquer, de différentes manières selon les mentalités et les peuples, avec la conscience humaine et là on entre dans un domaine invérifiable par la raison ou les expériences scientifiques.