L’Inde a une quinzaine de langues, des langues de culture écrites, mais c’est l’anglais conséquence de la colonisation qui est compris partout.
La Chine a toujours eu des centaines de dialectes, liés aux ethnies, mais la langue écrite était le facteur d’unité, cependant comprise uniquement par les lettrés.
Maintenant les langues locales ont tendances à disparaitre, du fait de l’éducation homogène qui impose le mandarin, mais les parlers locaux sont toujours en usage.
L’arabe peut s’adapter à différents contextes comme toutes les langues, il y a des philosophes qui ont écrit en arabe, musulman ou juifs, il y a une métaphysique, et quand même quelques grands romanciers.
La structure grammaticale est suffisamment logique, les difficultés viennent de la prononciation de certaines lettres que même les Maghrébins ou les Egyptiens déforment ou même ne prononcent pas. Il y a aussi un problème entre le dialectal parlé par la population, l’arabe classique ou religieux et l’arabe des médias.
Mais il y a un grand déficit culturel, peu de bibliothèques, de librairies, de débats.
Quant aux commentaires ésotériques et initiatiques du Coran, aux traductions d’Ibn Arabi, de Rumi et de bien d’autres, ils sont maintenant souvent le fait d’Occidentaux qui maitrisent cette langue.
C’était tout aussi bien des Chrétiens allemands ou des Polonais, pris entre les deux feux de l’Allemagne et de la Russie, qui demandaient au pape de ne pas intervenir trop ouvertement, par crainte de représailles plus dures encore, comme des précédentes réactions violentes aux déclarations papales l’avaient montré.
Il faut lire « Le Bureau, les Juifs de Pie XII », de Johan Ickx, le Bureau, car Pie XII ne travaillait pas tout seul, mais avec de nombreux collaborateurs aussi bien à l’intérieur du Vatican que dans les pays étrangers, que ce soit des membres de l’Eglise ou des organisations des organisations d’aide. Le livre est un ensemble de documents qui montrent l’action du Vatican pour sauver et exfiltrer des Juifs.
Il n’y avait pas d’un coté Pie XII tout seul et de l’autre les Nazis,
mais de nombreuses interférences entre les nations, les ambassades,
sans parler de la situation proprement italienne, le Vatican bénéficiait
d’une extra-territorialité qui permettait de cacher des personnes, mais
qui pouvait aussi être violée par les Allemands.
C’est bien le KGB qui est à l’origine de la mauvaise réputation de Pie XII.
De nombreux Juifs faisaient valoir leur ancienneté dans le
christianisme qui étaient censée leur accordée une immunité, mais de
plus en plus fragile devant la méfiance et le racisme généralisé des
Allemands, qui soupçonnaient des conversions de façade.