@Jean Dugenêt J’avais lu un livre édité il me semble par l’ex URSS qui listait la carrière d’ex nazis dans la RFA, souvent à des postes importants (il ne parlait pas bien sur de ceux qu’ils ont été récupérés dans le camp de l’Est). Et plus récemment il y a eu l’affaire du Ministère de la Justice à Bonn. De toute façon en cas de changement de régime rapide, il n’est pas possible de reconstituer tout un appareil d’état, ni les structures économiques, sans faire appel aux compétences techniques de ceux qui ont servi le régime précédent.
@Jean Dugenêt Il faut quand même tenir compte de certains milieux issus de la noblesse (par exemple dans le cas des attentats contre Hitler). Après il y a la question des motivations, on pouvait être nazi parce qu’on y croyait idéologiquement, ou parce que c’était la seule manière de faire carrière ou de se protéger. Pour se protéger (et protéger ses proches) il suffisait de ne pas s’opposer, mais pour faire carrière il fallait (et il faut dans des situations analogues) un engagement plus évident et il y a toujours eu des êtres qui ont mis leur ambition avant leurs idées.
Il y a pas mal de points communs entre juifs et musulmans, bien sur la même origine sémite, la parenté linguistique, les références biblique, l’insistance sur l’aspect rituelique dans la religion.
Mais les Juifs ont été concernés plus tôt pas la séculatisation et la laïcité dans les sociétés occidentales, une partie d’entre eux s’est détachée de l’aspect religieux, alors que les musulmans ont vécus jusqu’à aujourd’hui dans des sociétés plus réfractaires à la modernité.
Il y a aussi dans le judaïsme une habitude de la dispute intellectuelle, de la critique comme mode de recherche, qui les rapprochent de l’esprit moderne, alors que les musulmans sont plus fidéistes, bien sur ce ne sont que des tendances, il y a des exceptions des deux cotés.
@Fifi Brind_acier Je comprends plutôt Shlomo Sand dans le sens d’une critique de la filiation revendiquée entre l’état moderne et l’Israël biblique, du moins revendiquée comme mythe national et dans le sens d’une exclusivité qui excluerait les Palestiniens et qui ne tiendrait pas compte entre autres de l’histoire des Khazars (Marek Halter en a fait un roman), le problème étant de la possibilité d"intégration d’autres peuples dans la judaïté (et si on prend Israël dans le sens d’un état moderne, sa possibilité d’inclure d’autres peuples). Si il y a peuple juif, son identité , et sa culture fondée sur le yiddish, sa théologie o,t reposé pendant deux millénaires sur l’exil et la vie en Europe centrale, il y a toujours eu des communautés restreintes en Palestine, mais théologiquement le retour ne devait jamais se faire en masse avant la fin des temps.