@foufouille Pas que les arabes, il y avait un centre à Verdun, l’opération était pratiquée par des juifs sur les esclaves blancs venant de l’est, puis ils partaient en caravane vers Venise ou Cordoue. Les Chinois aussi pratiquaient la castration, pour les eunuques qui gardaient les harems par exemple.
Un des plus célèbres trafiquants s’appelait Tippu-Tip ou encore Muhammad Al Murjebi, arabo-swahili, rencontra les explorateurs européens Stanley et Livingstone, créa un empire commercial et esclavagiste dans le Congo, ainsi qu’ à Zanzibar, il était très fortuné, aurait possédé plus de 10 000 esclaves.
De ce coté là les départs se faisaient en direction de l’océan indien.
Je suis en train de lire « Les routes de l’esclavage », de Mme Coquery-Vidrovitch, il y a aussi l’émission sur Arte en Replay.
Mme Angot n’est pas une historienne.
Le livre en question ne passe rien sous silence, même si certains aspects comme l’esclavage antique ne sont pas approfondis.
Ne rien passer sous silence, cela veut dire aussi que sans la complicité des royaumes côtiers africains, ni les Portugais, ni les Néerlandais, Français et autres n’auraient pu acquérir ces esclaves. Les royaumes côtiers faisaient la chasse à l’intérieur. Un esclave ayant acquis sa liberté pouvait devenir trafiquant à son tour.
Prendre en compte aussi bien les routes atlantiques des Européens, que l’esclavage interne à l’Afrique et l’esclavage interne à l’islam, ainsi que l’esclavage moderne, c’est encore une réalité.
L’esclavage était une pratique normale et admise, avec les captifs de guerre dans les guerres entre tribus africaines, avec les captifs chrétiens pour les musulmans et avec les captifs musulmans pour les chrétiens.
Pour le génocide il y a une définition en droit, il s’agit de la volonté d’anéantir, or l’esclavage avait un but essentiellement économique, vendre, acheter, un esclave valait tant de chevaux, puis exploiter, dans les maisons, dans les plantations, dans les constructions diverses, pour les plaisirs sexuels, l’esclave était une marchandise, que ce fut au temps des esclaves blancs (venant des pays slaves d’où le nom), ou ensuite des esclaves noirs lorsque ce marché s’est tari avec la domination ottomane (pas tari pour tout le monde, mais pour les marchés européens).
@popov Le mot « arabe » en effet ne désigne pas que les arabes ethniques, mais dans un des sens plus large, ceux qui parlent arabe et/ou qui font partie de sa civilisation, dans l’Espagne musulmane chrétiens, juifs, berbères, arabes et autres avaient en commun cette langue. Pour les mariages consanguins, quelques individus médecins ou savants en ont pris conscience et recommandent des tests génétiques, car ce ne sont pas tous les croisements entre cousins qui produisent des déficiences, mais certains combinaisons de gènes. Notez qu’à l’heure actuelle tout le monde peut avoir des enfants sans connaitre l’hérédité exacte du conjoint, sans test génétique, rien n’interdit de tomber amoureux/se d’un cousin ou d’une cousine, et si jamais les risques étaient connus, rien ne permet de dire que les risques ne seraient pas assumés malgré tout.
L’esprit moderne dont la « science » quasiment divinisée, s’est construit en partie contre l’Eglise (je ne dis pas contre le Christ non contre toute religion, ce sera vrai si l’orientation pratique qui fait suite à la science devient diabolique, ou pour ceux qui ne croient pas au diable, si elle met en danger l’existence même de l’homme).
Thomas d’Aquin aussi parle de science, de science du Christ, de science divine, ce n’est pas la science moderne (en tant que science expérimentale).
Il convient de définir ce qu’est la science. Si c’est un attribut divin, ou une inspiration pour les prophètes, elle n’a pas besoin d’expériences ou de vérification.
De même quand Socrate (ou Mohammed ou Shiva) parle de se connaitre soi-même, il ne parle pas d’amour ni d’élan de la volonté, ni de science moderne, mais d’une connaissance intérieure.