une anecdote, je vous parle d’un temps, c’était avec des étudiantes américaines qui ne voyaient rien de mal à fumer du cannabis en écoutant de la musique, mais comme je faisais des avances jugées trop poussées à l’une d’elles elle me dit en protestant qu’elle était, si je me souviens du mot, « square », en somme une fille bien élevée.
Je parle de drogues illicites parce qu’il n’y a pas de raison de parler d’un coté des drogues et de l’autre de l’alcool, l’alcool est jugé par les spécialistes comme une des drogues les plus dangereuses et addictives, pratiquement au niveau de l’héroïne, mais l’alcool qui fait des dizaines de milliers de morts par an est accepté pour des raisons culturelles et économiques.
Pour autant en ce qui concerne le passage d’une drogue « douce » à une drogue « dure », je fais la comparaison avec l’alcool, une petite partie va devenir alcoolique et malade, pour des raisons diverses, souvent psychologiques, la plupart des consommateurs sait rester dans des limites non dangereuses pour la santé.
Mais il n’y a pas que le cannabis, la cocaïne par ex est consommée un peu partout et spécialement dans des classes élevées ou actives économiquement parce qu’elle va dans le sens de l’activité et de la performance ou donne cette impression.
Un des problèmes des drogues illicites, c’est qu’il n’y a aucun moyen de contrôle, alors que vous savez qu’au delà de deux verres vous perdez vos moyens, vous connaissez la teneur en alcool, là vous ne connaissez ni les dosages ni la composition (pour cela il y a dans les festivals des associations qui testent les produits).
Je me suis promené une fin d’après midi d’un dimanche dans la ville de M., on se serait cru à Amsterdam, partout des odeurs de cannabis, d’ailleurs même en semaine, et pendant ce temps les journaux continuent à titrer sur les arrestations, complètement à coté du sujet, Allemagne, Espagne, Portugal, Québec, tous ont autorisé ou assoupli la législation et s’en trouvent bien (le premier je crois) ministre du Québec disait que c’était un non sujet depuis les aménagements.
Chaque fois qu’une drogue (maintenant de synthèse) est interdite, en survient une autre plus dangereuse.