@Giuseppe di Bella di Santa Sofia "Selon le sociologue
turc Cahit Güngör, l’absence de traces endémiques d’esclaves en terre
d’islam doit beaucoup au fait de l’application du commandement coranique
par les États musulmans, consistant à utiliser l’argent de l’impôt à
l’État pour émanciper progressivement les esclaves, notamment les mukataba
et les musulmans en priorité, ainsi qu’aux autres moyens
d’affranchissement permettant aux esclaves libérés de retourner dans
leurs régions natives en Afrique subsaharienne67,68,69,70.
Les descendants des esclaves noirs se sont également en bonne partie
mélangés par métissage dans la population. Les mariages esclave-libre
étant tolérés dans les deux sens en islam71.
Il y a de même le mélange de la descendance métissée des esclaves
noires comme blanches des harems directement émancipées dès qu’elles
sont enceintes de leurs maîtres et enfantent de ceux-ci dans les
populations autochtones, les fameuses oumm al-walad45."
Le piratage était le fait de tous les états, sauf qu’on parlait de corsaires lorsqu’il était approuvé par les autorités, les pirates n’étaient pas uniquement des musulmans d’ailleurs, mais des hors la loi, des chrétiens fuyards.
Il y a une chose particulière à la traite atlantique, c’est le déracinement total et la dispersion des populations.
Mais les méfaits des uns ne sont pas excusés par les méfaits des autres, on s’est d’abord penché sur ce qui nous concernait, et les accusations il me semble ne sont pas venus des musulmans, mais bien de chez nous, car nous avions les populations des Antilles et nous avions ceux qui se sont enrichis par ce commerce, dans des villes comme Nantes et assez loin en remontant la Loire, ou Bordeaux, quant à l’enrichissement en Afrique, c’était aussi des professionnels, arabes ou membres des tribus, qui soit à la faveur de guerres, soit par des razzias faisaient ce commerce.