Croire que seuls le latin et le grec puissent apprendre à penser... il vaut mieux apprendre des langues plus éloignées avec des schémas mentaux différents qui donnent une plus grande ouverture d’esprit.
Vous avez raison de préciser pour « crypter », un cryptage au sens de code secret ne change pas le contenu, on peut crypter un mode d’emploi d’appareil ménager ou autre, il n’y a pas de déplacement de sens, il est autrement pas ex dans un roman à clé, où il y a un déplacement horizontal, je raconte ceci, mais je vise autre chose, ou dans le symbolisme, déplacement vertical, tel objet désigne telle idée.
Staune se démarque à la fois de la position de l’Eglise catholique et de celle des critiques précédentes, comme celles des Protestants, pour lui Jean le disciple bien aimé a bien existé comme personnage et comme évangéliste, son texte n’est pas (uniquement) la transmission de l’héritage et de la foi d’une des églises et il est distinct de Jean Fils de Zébédée.
Il y a aussi la question du nombre d’apôtres, car le nom « apôtre » est utilisé pour des personnages qui n’ont pas côtoyé physiquement le Christ, comme St Paul, mais des personnages comme Joseph d’Arimathie qui étaient très certainement des disciples ne sont pas nommés comme tels, une des conclusions possibles serait que ceux qui sont nommés apôtres ne sont pas des intellectuels ou des Juifs érudits, parmi lesquels il y avait des partisans de Jésus, mais principalement des gens du peuple non instruits.
@ddacoudre La Bible était cryptée, mais le cryptage reposait en grande partie sur ce qui est appelé en islam « la science des lettres » dans laquelle les lettres (et les nombres qui y sont étroitement liés) ont une valeur synthétique, on peut dire hiéroglyphique, donc l’interprétation ésotérique repose en grande partie sur la forme extérieure même du texte, qui est réputé être au moins en partie révélé, dès lors que l’on traduit et que l’on change de modèle culturel, cette interprétation ne peut plus se faire, la base ayant disparue, des pans entiers (la cosmologie, le rapport macrocosme/microcosme) disparaissent du même coup et sont remplacés par une interprétation à la fois moralisatrice et héllénisante, éloignée de l’esprit sémite.