Monsieur Mourey, je viens de lire deux livres qui rendent compte des opérations militaires dans les époques anciennes, le premier est la vie romancé du vrai Cid, « Sidi » par Pérez Reverte, le deuxième, écrit pas un militaire pakistanais sur la vie du grand guerrier Khâlid Ibn Walid, je me posais la question de l’aspect technique, stratégique, géographique, psychologique, diplomatique etc des conquêtes islamiques, on s’imagine peut-être des mélées confuses et rapides, il n’en est rien, les batailles sont planifiées en tenant compte du terrain, des forces en présences etc Et on retrouve la plupart de ces aspects dans le livre de Pérez Reverte, qui a été correspondant de guerre, les armes sont à peu près les mêmes avant les inventions modernes, épées, lances, cavalerie et infanterie, plus pour l’islam la coutume avant ou pendant les combats des duels entre deux champions.
Le Cid était en fait un mercenaire, banni par son roi pour une question d’étiquette il se propose à un autre roi chrétien qui le refuse, puis se rattache à un roi musulman et constitue une armée mixte chrétienne et musulmane, il conserve cependant le lien avec son premier maitre par esprit chevaleresque et lui garde toujours une part du butin.
(Je mets ceci parce que je pense que vous êtes intéressé par ces questions, en ce qui concerne l’islam, je n’avais jamais lu jusque là de compte rendu précis du déroulé des opérations guerrières et de leurs modes opératoires).
un petit appartement loué par des gens pas très riches à des étudiants, avec des changements de locataires presque annuels, des locations intermittentes, des meubles à changer assez souvent.
Le talion tel qu’il est compris par les Juifs (et les Musulmans) et mal compris des Chrétiens ne consiste pas à imposer une vengeance de même niveau, mais à limiter les cycles de vengeances sans fin et sans proportion entre les tribus, en introduisant la proportionnalité d’une part et d’autre part en privilégiant soit la négociation par ex financière ou le pardon, ce dernier étant une affaire individuelle, le roi doit veiller surtout à la justice, mais en islam une seule personne pardonnant dans une tribu interdit la vengeance (dans ces sociétés un crime ou un affront contre un groupe engageait la responsabilité des deux groupes).
Pour bien comprendre le terme il faut le mettre en face de son contraire ou mieux de sa face opposée, « exotérisme », l’exotérisme est le discours extérieur, l’ésotérisme le discours caché ou implicite, pas forcement totalement secret mais plus ou moins voilé, on pourrait dire l’intention derrière ou avant le discours ou autour.
D’ailleurs si vous connaissez les philosophes de l’antiquité (occidentale parce qu’en Orient il y a aussi une antiquité), vous n’ignorez pas qu’en Grèce il y avait des Mystères (ésotérisme véritable) mais que le même personnage, Platon par exemple pouvait pour le commun des mortels faire surtout un usage de la raison, puis pour exprimer des choses plus difficiles, passer au mythe, et éventuellement participer aux cultes à mystères réservés à quelques uns.