Je me pose la question suivante : les cycles astronomiques les plus immédiats sont clairement observables, jour sidéral, mois lunaire, année solaire, il n’y a pas de correspondance exacte entre eux (on coupe en 12 mois pour correspondre à 12 lunaisons mais ça ne tombe pas juste, sinon chez les Juifs ou en Chine on rajoute un mois intercalaire, les 12 mois islamiques si ils sont « ronds » se promènent le long de l’année solaire et la position ne revient la même qu’au bout de 36 ans.
En Chine il est bien question au sens littéral d’astrologie 星相, puisque le caractère de gauche est étoile, corps céleste, et celui de droite apparence, image, le cycle de 12 signes semble calqué sur le cycle de Jupiter qui est de12 années solaires.
Mais à coté de cet horoscope qui est le plus connu chez nous, il y a aussi une subdivision qui correspond à l’année luni solaire, avec des jours fastes et des jours néfastes, on choisit les jours fastes pour les occasions importantes (même adopter un chat autrefois) et on évite les jours néfastes.
Il y eu un empereur chinois qui voulut tuer tous les gens qui avaient la même date de naissance que lui, par peur d’être renversé pas l’un d’eux, je ne me rappelle pas de ce qui est arrivé aux autres, mais il rencontre un vieillard inoffensif sans aucun contact avec la vie politique, se rend compte de son erreur en discutant avec lui.
Il y a sans doute un rapport entre un être et son milieu de naissance et de vie, mais ce rapporte est à double sens, si on admet que l’individu a aussi une volonté active et qu’il n’est pas complètement influencé, et puis il y a deux dates : celle de la conception et celle de la naissance, si on connait précisément la date de la naissance pourquoi ne pas tenir compte de la date de conception, bien sur l’estimation sera imprécise, puisque la femme ne s’aperçoit pas tout de suite de l’arrivée de l’embryon.
Dit autrement : ce qui compte, c’est la qualification des régions de l’espace par rapport à la terre, par suite de la précession des équinoxes, les repères vont changer, mais la direction relative sera toujours la même.
Autre histoire chinoise qui a donné un chengyu (proverbe mais la forme est fixe) : un homme perd son épée en traversant un fleuve sur un bac, pour être sur de la retrouver il fait une marque mais sur le bateau ! Arrivant au rivage il pense qu’il va retrouver son épée en prenant en compte la marque sur le bateau, mais c’est inutile car le système de repérage (le bateau) a bougé.
"Parmi les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline récemment retrouvés
figurait une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman
dont l’action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre. Avec
la transcription de ce manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans
après la parution de Voyage au bout de la nuit (1932), une pièce
capitale de l’œuvre de l’écrivain est mise au jour.«
»Londres« fait suite, se passe dans le milieu de la prostitution et de la pègre, où Céline avait des contacts, il a un orchestre dans la tête, des acouphènes permanentes, sourd d’une oreille suite à un traumatisme de guerre.
»À la dernière phrase, laconique, du récit de Ferdinand, le déluge de
folie, de violence, de cynisme sous lequel vous avez été enseveli
pendant votre lecture s’arrête pour céder à la stupeur. Comment sortir
indemne de ce roman ?
Il y a tout d’abord la langue, un argot qui sonne à chaque phrase,
rebondit en une mélopée lancinante, une gouaille qui s’enfonce toujours
plus brutalement dans le sordide. le style
chez Céline infuse dans cette langue crue qui lacère à chaque mot,
crache ses insultes, se débite à la mitraillette et plonge soudain dans
la poésie la plus pure. On sort la tête, suffoqué par un trait de beauté
servi en quelques lignes, après les braises de la folie humaine
tisonnées sans fin par l’écrivain."