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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 5 juillet 2011 16:18

    @ Enquête & débats

    Excellente analyse.
    Il faudrait une libéralisation importante de la liberté d’expression dans notre pays :
    - le délit d’injures devrait disparaître de la législation : si l’ensemble des injures verbales ou écrites, publiques ou privées, proférées chaque jour en France devaient être poursuivies devant les tribunaux, il y aurait besoin d’autant de magistrats que de citoyens français.
    Le simple concept de délit d’injures est donc une absurdité en soi. Par ailleurs, le fait de punir plus sévèrement les injures à caractère raciste, homophobe ou destinées à tout autre minorité contrevient au principe fondamental que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Certaines victimes d’injures , pour peu qu’elles appartiennent à des « minorités » sont objectivement mieux protégées que le citoyen lambda, ce qui paraît anticonstitutionnel.
    - le délit d’incitation à la haine, dont la définition est trop vague, devrait être remplacé par un délit beaucoup plus restrictif d’appel public au meurtre ou à la violence physique contre les personnes ( l’appel à la violence morale est un concept bien trop imprécis pour pouvoir être judiciarisé ). Là encore, en raison de l’égalité des citoyens devant la loi, aucune catégorie particulière de victimes d’incitation au meurtre ou à la violence ne saurait être davantage protégée que les autres.
    Ces deux modifications éviteraient la plupart des procès en délit d’opinion qui pululent actuellement.
    - les lois limitant la liberté d’expression type lois Gayssot etc... devraient être abolies, car elles occasionnent bien plus de problème qu’elles n’en résolvent
    Par ailleurs, la diffamation devrait voir son champ d’application strictement limitée et ne devrait concerner exclusivement que les personnes privées et non les personnes morales.
     
    Enfin, il faut en finir avec le financement public des associations quelles qu’elles soient. A l’article 2 de la loi de 1905 « la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte, doit s’ajouter un autre principe républicain de base : » la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucune association " .
    En effet, subventionner une association, c’est exiger du citoyen contribuable qu’il devienne cotisant obligatoire d’une association à la raison sociale de laquelle il peut très bien être en désaccord. C’est donc inadmissible.


  • docdory docdory 5 juillet 2011 11:56

    Cher Paul Villach

    1°) Dans l’hypothèse d’une machination, il faudra se méfier comme la peste de l’argument non scientifique « post hoc ergo procter hoc » .
    En effet, d’aucuns n’hésiteront pas à faire des spéculations plus qu’hasardeuses sur deux coïncidences temporelles amusantes : l’accusation contre DSK s’est effondrée immédiatement après l’accession de Christine Lagarde à la tête du FMI et après la candidature officielle de Martine Brochen « Aubry » à l’investiture du PS, candidature qui n’aurait jamais eu lieu si DSK avait été candidat . Autrement dit l’accusation contre DSK est tombée en vrille dès qu’il a cessé d’être un obstacle à certaines ambitions.
     Cette coïncidence temporelle n’implique évidemment pas que l’une ou l’autre de ces deux femmes ait quoi que ce soit à voir avec une éventuelle machination !
    2°) L’objection à l’hypothèse de la machination qui consiste à dire que le choix d’un « agent vulnérable » est incompréhensible n’est peut-être pas si solide que ça.
    L’histoire des services secrets fourmille d’anecdotes qui montrent qu’au contraire, les agents vulnérables sont d’autant plus faciles à manipuler, et donc à recruter, qu’ils sont vulnérables :
    - soit ils ont des « cadavres dans le placard » et donc ils peuvent faire l’objet d’un chantage ,
    - soit ils sont prêts à tout pour gagner de l’argent, ce qui n’est évidemment pas le cas d’une personne irréprochable, et l’appât du gain va être pour eux un moteur puissant !
    - et enfin, on voit mal ce qui pourrait inciter une personne totalement irréprochable à simuler un viol pour servir des intérêts qui ne sont pas les siens.
    Si machination il y a, son instigateur peut avoir eu trois motifs :
    - se débarrasser au plus vite du chef du FMI
    - se débarrasser d’un candidat à la présidentielle française
    - un motif d’ordre privé ( la vengeance élaborée d’un riche mari trompé, par exemple ).
    Or, ces motifs n’avaient pas besoin, pour aboutir, que DSK passe soixante dix ans derrière les barreaux ( ce dont il était menacé si l’affaire avait fait l’objet d’un procès ) . Le fait est que, en l’espace de quelques jours, DSK n’était plus directeur du FMI, avait perdu quasiment toutes chances d’être élu président de la République, et a suffisamment été emmerdé, humilié, et perdu argent et avenir professionnel pour qu’un hypothétique riche mari trompé s’estime amplement vengé.
    La seule chose dont avait besoin l’hypothétique instigateur d’une hypothétique machination était que l’accusation tienne le coup pendant quelques jours ou semaines, ce qui pouvait parfaitement être obtenu par un « agent vulnérable » tel que pourrait l’être l’accusatrice de DSK.
    S’il y a machination, la grande difficulté sera de retrouver l’éventuel ou les éventuels responsable(s) de celle-ci. Or, nul doute que ceux-ci, s’ils existent, ont pris le plus grand soin de brouiller les pistes et de ne laisser aucune trace ...



  • docdory docdory 5 juillet 2011 00:02

    @ Alexis Barecq

    Si je fais une synthèse de cette discussion, le problème est le suivant : sur un avion volant à 800 km/h, avec un vent extérieur qui, dans un orage , doit rarement dépasser les 150 km h, l’incertitude de la vitesse par rapport au sol, déterminée par le GPS, par rapport à la vitesse de l’avion par rapport à l’air est-elle suffisante pour qu’on ne puisse pas faire appel, en cas d’extrême urgence et à défaut de solution plus précise, à cette vitesse « sol » plutôt qu’à la vitesse « air » ?
    Cette incertitude fait que, avec une mesure GPS utilisée à défaut de sonde Pitot, la vitesse de l’avion par rapport à l’air peut se situer entre 650 et 950 km/h, alors que , sans indication de vitesse du tout, la vitesse de l’avion par rapport à l’air est non quantifiable.
    Ne vaut-il pas mieux, en cas d’urgence absolue, une mesure très imprécise que pas de mesure du tout ?
    C’est un peu comme en médecine lors des problèmes cérébraux aigus : lorsque l’IRM n’est pas accessible en urgence,il vaut mieux se contenter d’un scanner nettement moins précis que de ne pas faire d’examens du tout. On fera quand même la plupart des diagnostics avec le scanner, même s’il y aura dans ce cas de temps en temps, mais très rarement, une erreur fatale...


  • docdory docdory 4 juillet 2011 23:35

    Cher Paul Villach

    Je suis maintenant totalement convaincu par les faits de la justesse de votre analyse sur l’affaire DSK et de l’erreur d’appréciation manifeste que j’ai eu à ce sujet.
    Le procureur Cyrus Vance Jr, s’il veut réparer les pots cassés, a maintenant tout intérêt à chercher avec minutie ( du moins si la législation américaine l’y autorise ) la provenance des sommes semble t-il rondelettes ayant transité sur le compte de Nafissatou Diallo. On ne sait jamais, on ne peut exclure a priori l’hypothèse que ces sommes soient la trace de versements faits par d’éventuels commanditaires de la mise en scène de ce probable viol imaginaire.

    Reste à DSK à surmonter un dernier obstacle à son retour en France, qui est l’affaire de l’agression sexuelle ou de la tentative de viol sur Tristane Banon.
    A mon sens, il sera totalement impossible pour cette dernière de prouver la véracité de ces accusations, les éventuels faits étant bien trop lointains pour qu’il en persiste une quelconque preuve. Comme dans l’affaire Tron, ce sera l’éternel problème de la parole de l’un contre la parole de l’autre, et d’une vérité judiciaire à jamais inaccessible.


  • docdory docdory 4 juillet 2011 18:29

    @ Grangeoisi

    Merci de vos explications, qui éclairent complètement ma lanterne.
    @ Cogno 3
    Désolé de ne pas avoir initialement compris votre explication, qui n’était pas suffisamment explicite pour l’ignorant que je suis.

    Au fait, l’avion n’a t-il réellement aucun moyen de savoir quelle est la vitesse du vent autour de lui, indépendamment de sa vitesse propre, et mis à part les indications des cartes météo ?
     
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