Je crois que l’instauration d’un service minimum est beaucoup plus pervers que ce que l’on croit généralement.
Comme chacun le sait le but de la grève est de provoquer la grogne de ceux qui en pâtissent et de faire pression de cette façon sur l’état-patron pour obtenir un accord sur les revendications.
Or, aujourd’hui, dans un monde individualiste, les parents voient dans l’école une garderie gratuite doublée d’une mission enseignante.
Quand les enseignants se mettent en grève pour protester contre les suppressions de classes, les classes surchargées, la dégradation des conditions de travail pour eux et leurs élèves, les parents ne voient que que le fait qu’ils vont devoir payer une garde ou prendre une journée sur leur RTT s’il n’ont pas une grand-mère disponible. Résultat, ils ne reprochent plus à l’état de ne pas traiter avec les syndicats, mais aux enseignants de ne pas" garder" gratuitement leurs enfants.
Sarkozy gagne sur 3 tableaux en instituant un "service minimum" :
1°) il gagne la sympathie des parents-électeurs,
2°) il rend hypocritement toute grève inutile tout en prétendant faussement ne pas détruire ce droit,
3°) il décharge l’état de ses devoirs sur les communes.
Privés du droit de grève les enseignants ne pourront plus protester que vainement contre les suppressions de postes, les classes surchargées, (on annonce déjà que moins il y aura de profs, meilleur sera l’enseignement : nombre de "gogos" le croit), les programmes idiots des technocrates, le manque de crédits,ect...
Tout cela pour aboutir à la destruction de l’école publique, laÏque et gratuite qui a déjà commencé.
Les classes aisées de la société envoient déjà leurs enfants dans les écoles privées ; nombre de parents moins aisées "se saigneront aux quatre veines" pour faire de même quand ils voudront voir leurs rejetons réussir leur scolarité.
Le "résidu" sera une école publique pauvre et réservée aux pauvres mais où les enseignant seront sous contrat privé et ne pourront protester sans se faire renvoyer. Comme aux USA !
Privatiser les services publics, c’est le but de l’Europe et l’ école n’y échappera pas : en tant que service public l’école est improductive - en dehors du fait qu’elle éduque ceux qui demain seront la France ! - et même coûteuse, elle doit donc disparaître pour faire place aux profits. L’éducation devenant une marchandise comme une autre, les familles devront payer pour que leurs enfants puissent accéder à un enseignement de qualité normale ou végéter dans une école sans moyens.
Prendre une mesure brutale de privatisation provoquerait une levée de boucliers et il faudrait renoncer à cette belle idée !
Mais provoquer un lent délabrement de l’école, en décrédibilisant les enseignants, en faisant des privilégiés, en institant un "service minimum", aboutira au constat qu’il faut tout changer ; et les 75% qui y applaudissent constateront qu’ils se sont tiré eux-même une balle dans le pied et qu’ils sont les dindons de la farce.
Pour l’instant on demande aux communes de prendre en charge le service minimum, mais il y a déjà des rumeurs quicirculent et qui disent qu’on prévoit aussi de leur déléguer l’enseignement primaire dans son ensemble et pas seulement les locaux ou le matériel comme c’est le cas actuellement.
Ce qui est déjà difficile dans le cadre restreint du service minimum deviendra insurmontable, surtout pour les petites communes.
Nouveau sujet de mécontentement qui confortera l’idée de privatisation si les citoyens ne se réveillent pas et ne se rendent pas compte qu’on "les promène". Mais il sera trop tard !
La plupart du temps, je regarde la pub sans la voir !
Ce qui m’ennuie le plus c’est l’utilisation de la femme et les prétextes utilisés pour la mettre à poil !
Que ce soit pour le matelas dunlopillo (!), une voiture, le transit intestinal, le yaourt, le fromage, le déodorant, la lessive, le parfum, les sels de bain, etc..........................
J’aimerais bien qu’on utilise des mecs de temps en temps !
Que ce ne soit pas toujours aux même de se rincer l’oeil !
Ce qui me frappe en lisant les commentaires, c’est qu’ils sont extrêmistes ,qu’ils soient pour ou contre !
Dans la nature elle-même, il y a des proies et des prédadateurs .
Viendrait-il à l’esprit de demander au lion de se contententer de racines ou d’herbe plutôt que de chasser la gazelle ?
Pour peu qu’on y réfléchisse, on se rend vite compte que le lion serait dénaturé ou disparaitrait et que les gazelles proliféreraient et feraient elles-même disparaître leur milieu avant de mourir de faim.
Il se trouve que depuis la nuit des temps l’homme est un prédateur, et même s’il est omnivovore sa nature ne change pas.
Mais ce qui est absolument condamnable, c’est de maltraiter et de faire souffrir tout au long de leur courte vie les animaux qui sont destinés à nous nourrir.
L’agriculture intensive considère l’animal comme un produit, un objet et ne parle pas en faveur de la compassion et de l’intelligence des humains inhumains.
Ces élevages en batterie où on mutile à vif sont une ignominie parce que c’est nier la souffrance permanante de l’animal et sa vie contre-nature pour le profit uniquement.
J’ai connu un temps pas si éloigné (ah ! le "bon vieux temps") où les poules "maternaient" les poussins en toute liberté dans le champ ou dans la cour de ferme, où la vache -même laitière - allaitait son petit , où les porcs avaient des porcheries avec de la paille fraîche, de la place pour bouger et sortaient pour voir le soleil et se dégourdir les pattes.
A cette époque, les vaches avaient de vraies étables - pas ces hangars ouverts à tous vents, été comme hiver - avec de litières de paille (on ne la leur faisait pas manger) changées tous les jours. Pendant l’été, elles mangeaient l’herbe des prés et l’hiver du fourrage. Pas de maïs ensilé ou de toureaux de soja qui leur donne des maux d’estomac et encore moins des granulés de viande.Quand il faisait mauvais temps, on les rentrait à l’étable et l’hiver elles ne sortaient que pour boire afin qu’elles n’aient pas froid et tombent malades.
Les agriculteurs de l’époque travaillaient énormément. Aujourd’hui, ils veulent des horaire de bureau. Et ce sont les animaux qui en font les frais.
Pour cela on les confine en grands nombres dans des espaces restreints où ils ne peuvent bouger, sur des caillebotis pour nettoyer raidement au jet, avec une nourriture distribuée mécaniquement et destinée à les faire grossir rapidement, dans la pénombre sans jamais voir la lumière du jour. Pratiquement tous, à l’instant de leur naissance deviennent des orphelins qu’on nourrit de déchets comme les veaux qui doivent avaler du petit lait mêlé de suif ,au lieu du lait maternel, et des médicaments, notamment des antibiotiques. Un des arguments employé pour justifier ces mauvais traitements c’est l’hygiène de ces installations.
Moins de travail, plus de profit.
Quand une épidémie survient, on les massacre tous sans la moindre hésitation parce qu’on a oublié que c’étaient des êtres vivants qu’on sacrifiait. Si vous voyez un agriculteur pleurer, c’est surtout sur la perte d’argent.
Ce n’est pas la France seule qui est responsable de ces conditions d’élevage, c’est l’Europe toute entière par l’intermédiaire de Bruxelles qui édicte les conditions d’élevage.
En ce qui me concerne ce qui me paraît honteux, ce n’est pas dêtre carnivore, c’est de faire souffrir les animaux pendant leur vie, c’est de la pure cruauté.
La corida et la chasse son également indéfendables : tuer pour le "sport ", ou le "plaisir", ou "le jeu" me semble les manifestations de la bêtise, du manque de conscience et de la barbarie de l’esprit humain.