Les idées reçues et la propagande ultra libérale semblent vous tenir lieu de pensée et de réflexion.
Dans votre monde, il semble qu’il y a 2 catégories de personnes : celles qui travaillent dur, produisent des richesses et sont toujours pleinement satisfaits de leur sort et les fonctionnaires parasites improductifs qui s’en mettent plein les poches, qui se permettent de surcroît de faire grève et qui gênent les premiers sans raisons.
Vous prétendez que les fontionnaires n’ont pas de patron : n’avez-vous jamais remarqué que ce sont les ministres et le gouvernement qui décident des missions des fonctionnaires et de la façon dont les tâches doivent être exécutées.
Si celui qui donne les ordres, qui décide des salaires et les paie n’est pas un patron expliquez-moi ce que c’est ?
Vous ignorez aussi qu’il existent des ouvriers et des employés d’état, donc des fontionnaires, et des fonctionnaires territoriaux.
A partir du moment où on prononce le mot "fonctionnaire" vous avez un reflexe pavlovien qui vous pousse à répéter les âneries les plus communes :
-1) ils sont "payés" (sans doute devraient-ils travailler gratuitement ?)
-2) ils sont "protégés" ( pas toujours et pas pour longtemps dans un monde où la précarité devient la règle)
-3) ils ont "des primes et des réductions en tout genre" : vous vous référez à la propagande qui veut faire croire que les fonctionnaires ont des privilège, pour monter la population contre eux. Sachez qu’il n’existe pas de primes pour les enseignants, et comme il n’existe pas de CE il n’y a pas non plus d’arbre de noël pour les enfants, ni de chèque- repas, ni de chèque- cadeau, ni.... Jusqu’ici les heures supplémentaires faites par les enseignants n’étaient même pas rémunérées.
A chaque fois que vous faites allusion aux fontionnaires pour les discréditer vous parlez en fait de la minorité des hauts fontionnaires qui, eux, ont des salaires très confortables, des primes, des voitures de fonction avec chauffeur, voyagent sans payer en 1°classe dans les trains,etc...
-4) ils ont "un accès facile" aux emprunts et à la location" , pas plus que n’importe quel autre quidam en réalité, car tout dépend de leur salaire et il y a parmi ces fonctionnaires, sachez le, des personnes qui ne gagnent que le SMIC.
Vous considérez les fonctionnaires comme des sous-citoyens qui ne devraient pas avoir le droit de grève car vous y voyez une "déviation du droit". Appartenant au service public, ils devraient seulement avoir le droit de travailler et de fermer leur gueule en se laissant piétiner sous prétexte qu’ils ne doivent pas gêner " les millions de gens qui vont bosser" parce que les fontionnaires "doivent leur rendre service puisqu’ils sont payés par leur impôts".
Ce genre de raisonnement peut s’appliquer à tous, par exemple , en extrapolant on pourrait dire : les salariés du privé, même s’ils ont des sujets de mécontentement et des revendications ne doivent pas avoir le droit de grève car ils doivent rendre service à leur patron puisque c’est lui qui les paie.
Vous êtes-vous posé une seule fois la question de savoir pourquoi il y a moins de grèves dans le privé ?
Croyez-vous naïvement que tous ces gens qui bossent dur sont tous béatement satisfait de leur sort, n’ont aucun motif de mécontentement, et qu’ils se sentent tous heureux à l’idée de créer des richesses, sauf pour eux ?
Vous rêvez surement d’une société où une majorité de gens sans droit serait exploitée par une minorité d’exploiteurs ayant tous les droits, ceux du plus fort. En seriez-vous par hasard ? Rassurez- vous c’est bien parti !
E n tous cas, une chose est certaine : les fonctionnaires de l’Education se sont réellement montrés improductifs en ce qui vous concerne : ils ne vous ont pas appris à réfléchir et à voir plus loin que le bout de votre nez ! Malgré tout, ils ont quand même réussi à vous apprendre à lire et à écrire,même si c’est pour vous en servir à mauvais escient !
Le servie minimum c’est ce que les politiques appellent "la modernisation" de la france.
Comme vous le rappeliez la grève est faite pour gêner l’entreprise : c’est la seule façon qu’ont les ouvriers ou employés de faire pression sur le patronat pour tenter de faire aboutir leurs revendications.
Avec l’instauration du service minimum non seulement on diminue notablement la gêne que subit le patron, mais aussi celle de l’usager du service public.
On réduit donc la portée de la grève. Patrons et politiques peuvent attendre sereinement le pourrissement de la situation sans rien céder. D’autant que ceux qui font grève ont le plus souvent des moyens financiers limités qui ne leur permettent pas de faire durer une grève éternellement.
C’est une manière de faire comprendre qu’il est inutile de faire grève puisque les revendications n’aboutirons pas et qu’on a les moyens de remplacer les grévistes.
Le service minimum est, à mon avis, une étape vers la supression du droit de grève voulue par les politiques pour complaire au patronat qui souhaite des ouvriers ou employés sans droits pour mieux les assujétir.
En cela il sont bien aidé par les médias qui ne montrent que les mécontent de la situation. Mécontents qui sont figés dans un individualisme imbécile qui ne leur permet pas de comprendre que bien souvent quand des revendications sont satisfaites ils vont en bénéficier à leur tour à plus ou moins longt terme.
Ils oublien trop souvent que des gens ont été tués pour obtenir ce droit et que ces morts ont contribué à une amélioration de la vie quotidienne qu’il sne connaîtraient pas sans leur sacrifice. Maintenant ils jugent ce droit gênant pour leurs petits égoïsmes immédiats sans voir plus loin que le bout de leur nez.
La modernisation de l’économie exige que l’on retourne au 19° siècle où l’ouvrier et l’employé étaient traité et payé selon le bon vouloir du patron, c’est à dire très mal et très peu.
Alors balançons le droit de grève, le code du travail....
Ceux qui approuvent aujourd’hui ce genre de chose ce sont ceux qui en pâtiront le plus et ceux qui en bénéficieront le plus.
Curieux que ceux qui on besoin de protection pour se défendre n’en veulent pas pour le plus grand plaisir de ceux qui veulent les exploiter un maximum sans entraves
Tous ceux qui vous ont répondu ne sont que des imbéciles qui ne comprennent rien à la grandeur de votre pensée.
Comme il semble impossible de parler à la fois à votre raison et à votre ( absence ) de compréhension et de compassion et d’avoir un échange raisonnable, je ne prendrai plus la peine désormais de commenter aucun de vos articles.