D’ailleurs, maintenant que j’y pense, savez vous que certains économistes se sont aperçu que la Bourse avait un coût net pour l’économie française ? Et savez vous pourquoi ? Il sort plus d’argent de la bourse pour payer des dividendes qu’il n’en rentre pour financer les entreprises sur le marché primaire.
Parce qu’en fait, si vous achetez des actions hors du marché primaire (là où les entreprises émettent des actions), vous ne financez pas les entreprises : vous financez la personne morale ou physique à qui vous achetez ces actions.
Voilà pour votre création de « richesses » magiques.
C’est surtout le « marché » de l’énergie et les autosanctions de l’UE contre la Russie qui ont fait monter le prix de l’énergie. En fait, les tarifs explosent depuis que l’on « désétatise ». Normal : l’État n’achète pas de jets privés, des mégas villas ou des super bagnoles lorsqu’il vend de l’énergie.
La dépense publique est parfaitement gérée. Vois les coûts de fonctionnement des diverses assurances sociales entre un système public et privé. Mais bon, il est vrai que les riches ne peuvent pas se faire de pognon avec un système public, donc forcément, c’est mal...
Les riches pompent bien sur le flux, pour reprendre vos terme, et en font du stock. Le flux sert l’économie, le stock part dans les paradis fiscaux.
La prise de valeur de Mistral AI ne s’est pas faite par l’opération du Saint Esprit, mais parce que des gens ont décidé que cette entreprise avait de la valeur et ont donc prélevé dans leur stock (qui provient bien des flux, du travail des gueux) pour acheter des action de la susdite entreprise.
Il y a une seule fontaine à pognon, c’est l’émission monétaire des banques centrales. Trop d’émission crée de l’inflation, pas assez de la déflation. Je simplifie un peu parce que les néolibs ont introduit du « marché » dans ce mécanisme et les banque centrales régulent désormais l’émission monétaire par les taux d’intérêt, mais l’idée générale et la même. Donc, le jeu n’est pas tout à fait à somme nulle, mais presque.
Il peut y avoir ponctuellement des bulles spéculatives qui accroissent indument la valeur de choses diverses mais si vous croyez en la Sainte Main Invisible, vous savez qu’elle devrait corriger ces déviations et faire éclater ces bulles tôt ou tard.
En résumé, il y a une certaine quantité de pognon en circulation (en « flux » ou en « stock »), et cette quantité doit croitre avec l’augmentation de la quantité de bien et service en circulation (la fameuse « croissance »). C’est tout. S’il y a des personnes très riches, ce qu’elles possèdent est bien prélevé sur la masse monétaire.
Les supers riches sont une calamité. Ils amassent des masses monstrueuses de pognon prélevées sur les « flux » (l’économie réelle) et l’envoie dormir dans les « stocks ». Et ces grosse feignasses n’en font rien ! Mais rien de rien ! Ils n’ont pas de rêves, de projets fous. Ils empilent juste comme des gros médiocres qu’ils sont.
Et non, ils ne créent pas de richesses. Ils ne ch*ent pas des lingots... Il n’y a pas de colonne « création de richesses » dans aucun bilan comptable.
Ensuite, précisément : la richesse est un jeu à somme nulle.
Les riches ne « créent » pas de richesses. Il n’y a pas de colonne « création de richesse » dans un bilan comptable, que des flux entrants et sortants, vous qui aimez les flux.
La grande question économique (mais visiblement vous ne connaissez absolument rien à l’économie) et celle de la meilleurs allocation des ressources : où orienter les flux pour une meilleurs efficacité, une meilleurs justice sociale, ou autre : c’est l’objet du débat public sur les politiques économiques à mener. Du moins, ça devrait l’être si les crapules libérales ne monopolisaient pas le débat.
En fait, les flux économiques ne sont pas vraiment à somme nulle. Les politiques monétaires (banque centrale) permettent de créer, ou non, des liquidités, en fonction des besoins. Et ça n’a rien à voir avec ces grosses feignasses d’oligarques.
Je ne vais pas vous expliquer les mécanismes de création monétaire et leurs utilités, vous n’êtes manifestement pas équipé pour les comprendre.
Donc, Bernard Arnault, dont les avoirs sont estimés à 140 mille millions d’euros, gagne environ 8 mille millions d’euros par an. Soit 22 millions d’euros chaque jour que Dieu fait.
Ou encore environ 1 million d’euros de l’heure.
Soit 280 euros chaque seconde.
Ce personnage sans envergure, visiblement pas très malin, qui fait irrésistiblement penser à l’Harpagon de Molière, qui n’est pas foutu de faire quoi que ce soit d’utile avec son argent, qui n’a aucun rêve, aucune inspiration grandiose dans lesquels dépenser sa fortune, ne pourrait pas payer ses impôts ?
J’ai pris Arnault, mais les autres oligarques lui sont très semblables. Des petits bourgeois fats sans envergures. Des pauvres types en somme.
Je n’ai lu que votre première phrase par accident. De façon générale, votre prose de larbin satisfait s’accrochant au bon côté du manche en toutes circonstances ne m’intéresse pas.