• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Dudule

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1435 0
1 mois 0 14 0
5 jours 0 2 0

Derniers commentaires



  • Dudule 8 avril 2014 21:51

    Titi :

    Sauf que, si l’Allemagne arrête les frais, c’est qu’elle a perdu.
    1) L’arrière ne tiens plus. La révolution menace. La famine aussi, il n’y a plus d’approvisionnement.
    2) Bien sûr que l’Allemagne et l’Autriche tiennent encore une bonne partie de l’Europe de l’Ouest et de l’Est au 11 Novembre 1918. Mais plus aucun front ne tient. C’est l’effondrement, et pour pouvoir négocier une armistice pas trop désastreuse, il faut arrêter les frais tout de suite, histoire de ne pas se retrouver avec une partie de son territoire occupé.
    L’Allemagne a bien perdu la guerre de 14-18. Ça ne fait pas un plis.

    CN46400 :
    Malheureusement, vous avez en partie raison, bien sûr. Presque tout le monde, en France et en Allemagne, voulait plus ou moins en découdre, mais pour ça il fallait être sûr de gagner, ou au moins de ne pas perdre tout de suite...

    Pour ça, l’alliance de revers de la France avec la Russie était essentielle, et le Tsar, lui, n’était vraiment pas chaud pour la faire, cette guerre... avec raison vu comment ça c’est fini pour lui. Si Nicolas II n’était pas une lumière (c’est le moins qu’on puisse dire...Louis XVI était un génie politique à côté...) il n’était pas complètement débile non plus.

    C’est pour ça que les Russes attaquent tout de suite comme des forcenés : il faut absolument une victoire rapide, la Russie est incapable de soutenir une guerre longue (longue, c’est à dire pas plus de quelques semaines : il n’y a pas d’approvisionnement pour plus longtemps, et l’industrie est incapable d’en fournir suffisamment).... Ce n’est pas seulement par grandeur d’âme pour sauver la France envahie que les Russes fonce sur Tanenberg en Aout 14.

    Et donc pendant que la machine infernale se met en branle, Nicolas II va voir son cousin le Kaiser (ils étaient tous cousins ces cons... Georges V, Nicolas II et Guillaume II... une vers querelle de famille... d’ailleurs Georges V et Nicolas II sont quasiment des sosies) en se disant qu’il n’y a pas de raison, qu’il va arranger les bidons...

    La négociation aboutie : comme preuve de bonne volonté, Guillaume assure à Nicolas qu’il ne décrètera pas la mobilisation générale. Ouf de soulagement de Nicolas, la bombe est désamorcé... Nicolas avertit l’ambassade de France. C’est fini, si la Russie n’est pas de la partie, la France ne peut pas faire la guerre avec comme seule alliée l’Angleterre, aussi belliciste soit certains parlementaires et certains ministres. La guerre sera circonscrite à l’Autriche et aux Balkans...

    Patatras, à peine Nicolas a le dos tourné que Guillaume décrète la mobilisation générale. C’est fini... Nicolas est vert de rage et mobilise à son tour. La France, puis l’Angleterre suivent. La fête peut commencer...

    C’est à cette épisode que je faisais allusion...

    Ensuite, je persiste et signe : pour l’Allemagne et les Allemands, l’hyperinflation est un épisode désagréable, mais pas l’enfer que l’on nous décrit aujourd’hui. De plus, c’est un phénomène voulu et piloté de Berlin. Le traité de Versailles provoque l’hyperinflation non pas comme une de ses conséquences économique, mais comme une de ses conséquences politique. En bref, la république de Weimar répond au traité de Versailles par l’hyperinflation : « On va imprimer des marks à la pelle et on va vous payé avec du papier ». Le jour où le gouvernement décide que ça suffit, ça s’arrête.

    Ce n’est pas l’hyperinflation des années 20 qui provoque l’arrivée d’Hitler au pouvoir, c’est la crise de 1929.



  • Dudule 8 avril 2014 14:48

    D’ailleurs, j’ajoute que Clemenceau demandait le démantèlement et la mise sous tutelle pure et simple de l’Allemagne. Hoover s’y était opposé.

    Cette solution nous aurait aussi épargné bien des problèmes, passés et présents.

    On peut inverser la proposition de l’article :

    Le traité de Versailles n’aurait-il pas dû être beaucoup plus drastique ?



  • Dudule 8 avril 2014 14:36

    Ouais, bon...

    Il faudrait peut-être se calmer avec cette histoire d’hyper inflation qui aurait mise Hitler au pouvoir.

    Cet épisode dure dans sa phase la plus dure dure de 1924 à 1925, et s’il rend la vie quotidienne difficile, il touche (relativement) peu les classes populaires et les salariés, les salaires étant indexés sur l’inflation. Les salariés s’adaptent assez vite et assez bien, quitte à obtenir un salaire journalier lorsque le Mark s’effondre quotidiennement. Les petits entrepreneurs et les commerçants aussi se débrouillent (paiement des commandes ou des fournitures anticipés ou différés suivant les besoins, troc, échange de services, système D...). Les grandes entreprises ont accès aux devises internationales. Cette situation est difficile pour beaucoup de gens, gênante au possible, empêche toute vision à long terme, mais ce n’est pas l’enfer sur Terre. Ce n’était pas tenable dans la durée, bien sûr, et ça a fini par cesser...

    En fait, les pénuries dues à la guerre ont fait que les Allemands, pourtant assez rigide dans l’ensemble, avaient pris l’habitude de la débrouille...

    Ce sont les petits épargnants et les rentiers qui sont ratiboisés, ruinés, hachés menus. C’est la révolte des rentiers et des petits épargnants qui font effectivement émerger le parti nazi à cette époque. Avec, bien sûr, les ultra-nationalistes revanchards, le mythe du « coup de poignard dans le dos », etc...

    D’autres se battissent des fortunes en spéculant...

    Mais ensuite, lorsque la situation se redresse, le parti nazi perd toute représentativité et retourne au néant. Un groupuscule violant d’agités, rien d’autre... C’est la crise de 29 et l’explosion du chômage qui le remettent en selle. Et surtout la politique inepte du chancelier Brüning, politique d’austérité et de serrage de ceinture (la même que celle de Laval en France et de Hoover aux USA, entre autres... et la même qu’en Europe aujourd’hui, en passant) qui aggrave terriblement la situation, provoquant un chômage de masse... et fini par ressuscité le parti nazebroque.

    Lire l’« Obelisque Noir » de Remarque, superbe livre plein d’humour sur cette période d’hyperinflation avec en toile de fond la monté du nazisme.

    Sur les réparations exigées à l’Allemagne : tout à fait d’accord avec ce qui a été dit ci-dessus. Des dommages de guerre, la France en a payé de tout aussi conséquents après la guerre de 1870, pour des raisons injustifiées (la guerre s’était déroulée sur son sol, l’Allemagne n’avait subit aucun dommage). Et elle avait payé, rubis sur l’ongle, et assez vite, à la grande surprise de l’Allemagne : le but des dommages de guerre imposés était que la France ne se relève jamais !

    Les dommages de guerre imposés à l’Allemagne étaient largement justifiés :

    _ Si les tords étaient partagés, la responsabilité de l’Allemagne dans le déclenchement de la guerre est énorme : le fait de décréter la mobilisation générale juste après la promesse formelle faite à Nicolas II de n’en rien faire est véritablement l’étincelle qui met le feu aux poudres. Du coup la Russie mobilise, puis la France...
    _ Violation de la neutralité et invasion de la Belgique et du Luxembourg dés les premières heures des hostilités. Ces invasions s’accompagnent de pillages et de violences sur les populations civiles qui ne sont pas une légende (sans doute dans le but d’effrayer les Français avant la tentative d’invasion). Dés le tout début, l’Allemagne scandalise l’opinion internationale.
    _ Destruction de tout le Nord industriel de la France dans une guerre dont la responsabilité du déclenchement incombe presque entièrement à l’Allemagne. Si les autres auraient pu reculer à un moment ou à un autre, et donc endosse une partie des responsabilités, c’est l’Allemagne qui fait monter les enchères en permanence pendant l’été 1914. Le Kaiser la veut, sa p... de guerre, c’est clair et net... difficile de ne pas penser que Guillaume II n’a pas vu dans les événements de Sarajevo et l’ultimatum de l’Autriche à la Serbie autre chose qu’une superbe opportunité.
    _ Comme ça a été dit plus haut, le refus de toutes négociations de paix sans compensations territoriales tout au long de la guerre. Le Kaiser a été sûr de gagner, presque jusqu’à la fin...

    Et la Belgique presque entièrement envahi est en partie détruite, alors qu’elle était neutre... faut pas déconner quand même. Une indemnité était quand même la moindre des choses...

    Et surtout : l’Allemagne aurait pu payer.
    L’hyperinflation était volontaire. Flinguer le Mark pour rembourser en monnaie de singe. Bien sûr, il a fallu renégocier, et sa a été fait, mais la manœuvre a réussi. Les indemnités de guerre ont été fortement réduites.



  • Dudule 6 avril 2014 00:06

    Sauf que la Bible est entièrement inventée, et n’a rigoureusement aucune base historique. L’Iliade d’Homère, qui lui est bien antérieur, est beaucoup plus fiable historiquement. Au moins, Troie existait bien, et probablement Ulysse et Agamemnon, par exemple, sont bien des personnages historiques.

    Il n’y a pas eu de conquête de Canaan, pas de fuite d’Egypte, pas de Moïse, rien de tout ça... Les juifs n’ont pas pu génocider le pays de Canaan, ou bien ils se serait génocidés eux même, puisqu’ils y étaient déjà... Donc il n’y a pas eu de génocide commis par, on va dire, des ’proto-juifs" qui fuyaient l’Égypte pour conquérir la Palestine. C’est un mythe entièrement fabriqué. Les juifs en fait n’existaient pas : ils (les habitants de la Palestine actuelle) étaient polythéistes à cette époque (celle de l’Exode). Ils le sont d’ailleurs resté, pour une grande majorité d’entre eux, jusqu’à très tard.

    La bible est une compilation de textes, parfois d’origine locale (tradition orale), parfois (et c’est le cas de l’Exode) d’origine babylonienne, rassemblés au VII ième siècle avant JC pour servir les ambitions et la propagande du roi Josias. Aucun vestige archéologique ne corrobore l’Exode. Par contre, des vestiges qui prouvent que rien de tel ne s’est produit, il y en a des tas...

    A travers ce texte particulier de l’Exode, Josias, roi de Juda, juif, et c’est bien le seul dans le coin, revendique les terres de Canaan qui appartiennent à l’époque à je ne sais plus quel autre roitelet local. C’est tout... Rien d’historique dans la bible.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Josias

    Édifiant. En fait, Josias est probablement le véritable fondateur de la religion juive... autour de 600 avant JC, tout de même...



  • Dudule 5 avril 2014 23:33

    Je crois bien que l’origine étymologique des slaves est слова, slova, c’est à dire le mot, la parole. Le slaves donc sont ceux qui parlent la même langue, avec les mêmes mots.

    Même si слава (slava) se traduit bien par « la gloire », il me parait plus logique que les slaves se désignent par un mot qui fait référence à leur langue commune...

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv