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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 4 février 2012 11:40


    @ Jason,

    Le philosophe SDF Diogène se considérait aussi égal et libre que n’importe qui. Et aucun Tocqueville, aucun Marx n’a osé entreprendre de démontrer le contraire car devinant qu’à la moindre tentative de le démontrer, on ne démontrerait en vérité que sa propre aliénation, dépendance et soumission au méta maître, la peur. 
    .
    Tout constat de dénudement, de mutilation, d’isolement, de dénuement, de mutisme et de mort volontaire trouble ceux qui font tout pour les éviter.

    Combien sont-il à avoir choisi volontairement ce que la plupart des gens redoutent ? Je l’ignore. Mais ils existent et ils tiennent un raisonnement qui rend vain et ridicule celui de la grande majorité dans laquelle Tocqueville et Marx se situaient.

    Tant que personne dans l’immense camp des peureux ne pourra démontrer que le raisonnement de Diogène est mauvais ou nul ou sophiste, ce camp ne vaudra que par sa religion du refus de vivre comme lui, sans le moindre pouvoir. 


    Nos raisonnements, dans ce camp-ci des antidiogénistes où je me situe ainsi que vous, ne vaut donc qu’entre nous, dans notre église. Si nous ne commençons pas tous nos discours sans rappeler cela, nous nous enivrons de notre hystérie de fond. Même en feignant une allure calme et raisonnable.

    Cela posé, nous pouvons maintenant, vous et moi, raisonner sur le cas de nos SDF, isolés, mutilés, incarcérés qui, nous le présupposons, avaient été dans notre église, qui étaient nés libres et égaux, qui n’avaient pas voulu vivre ce sort mais se sont tout de même retrouvés à devoir le subir.


    Ce que j’ai illustré par le cas des « 36 mois » où, à la limite, on pouvait voir une personne de sang bleu, donc à statut de naissance au-dessus de l’ordinaire, subir, de plein droit, un sort extrêmement pénible et mortel juste à côté de Noirs à statut d’animal mais subissant un sort beaucoup moins pénible et viable.

    Ce que montre ce cas des « 36 mois » c’est que le statut de départ d’un individu ne vaut rien dès l’instant que pèse sur lui le regard de créancier d’un autre. C’est la stratégie qu’adopte le créancier vis-à-vis de son obligé, petit feu, long feu, qui fait la pénibilité de son sort et ses chances de durer.

    Quiconque bénéficie de la plus grande liberté et égalité de statut, passe à la pire misère dès que quelqu’un lui rappelle, lui réclame un dû, un devoir.

    La liberté, l’égalité constituent l’assise légaliste de la créance que seule la fraternité propose de partager voire d’effacer gratuitement.

    Pour jeter quelqu’un à la rue ou en prison, on doit impérativement invoquer une dette fondée sur la liberté et l’égalité et ne surtout jamais évoquer la fraternité.



  • easy easy 3 février 2012 22:39

    Cher Julien

    Votre lettre magnifique m’a beaucoup touché. Je vous en remercie.

    Elle me file une patate comme jamais. Elle me redonne espoir et je trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir bientôt voter pour Marine.

    Mais il y a tant de charlatans, même ici, que vous ne trouverez qu’à me féliciter de vous poser quelques petites questions de pure formalité pour vous, j’en suis convaincu.

    Puisque la pierre angulaire de votre discours repose sur le passé avec Jeanne d’Arc comme repère.
    Puisqu’il tient en la conviction qu’il y a eu une époque sans immigration, où la France n’était peuplée que de Français protégés par des frontières étanches et que cette époque avait rendu les Français parfaitement heureux.
    Puisque vous en êtes à ce point convaincu que vous proposez que nous tranchions de manière radicale avec nos manières actuelles pour revenir à cet âge d’or, veuillez m’en préciser l’époque et aussi pourquoi ces Français ravis en étaient sortis.

    Subsidiairement. Cette situation heureuse a-t-elle existé ailleurs qu’en France ? Si oui, où, quand et pourquoi, eux aussi, en seraient sortis, s’ils en sont sortis ?



    Je vous en remercie d’avance

    PS Quiconque aura déjà reçu des réponses sur ces détails et en aura été convaincu est cordialement invité à me les livrer à son tour. 



  • easy easy 3 février 2012 20:51

    C’est fou ce qu’on peut disserter sur l’égalité et la liberté.
    En toute déconnexion de la réalité.

    D’où le trouble que nous ressentons quand nous en dissertons.

    La Nouvelle France (quasiment la moitié Est de tout le continent nord américain moins les colonies du littoral Est placées sous la coupe des Anglais) a existé pendant deux siècles de 1534 jusqu’en 1763 
    Cette colonie du premier empire colonial français ne se peuplait que trop lentement et ça inquiétait le roi de France.
    En gros il n’y avait que des hommes qui s’y rendaient et ils devaient y travailler si dur qu’ils n’avaient pas la tête à la bagatelle. On leur envoyait des contingents de femmes, les Filles du Roy, et il fallait encore les tirer par le col pour qu’ils acceptent de les épouser.

    Beaucoup d’Européens souffraient de mille maux déjà évoqués par l’auteur et certains étaient tentés de partir en Amérique d’autant qu’on leur promettait un lot de terre.
    Parmi ces candidats il y avait certes des vagabonds, des parias mais aussi des cadets de famille aristocrate (sans héritage).
     
    Sans le sou, ils consentaient à ce qu’on leur avance les frais de traversée contre 36 mois de travail sur place au service de leur gageur (à l’issue de ces trois ans, ils auraient droit à leur lot de terre)

    Dès l’instant qu’ils signaient cet engagement, ces hommes qui étaient et demeuraient libres et égaux selon une lecture rapide et même avant 1789, devenaient surtout engagés dans le détail. Et à partir de ce détail, ils allaient vivre un enfer.

    Quand un colon d’Amérique achetait un esclave, il tenait en toute logique à le conserver le plus longtemps possible et n’avait aucun intérêt à l’épuiser.
    Tout autre était son regard sur ces Français qui débarquaient en étant liés par leur engagement à faire le même travail que les Nègres mais pour une durée limitée à 36 mois. 

    Le gageur considérait qu’il pouvait épuiser complètement le citron pendant 3 ans et qu’il y avait doublement intérêt. Car tout « engagé » relâché avec encore un peu de jus, était susceptible, en passant à son tour propriétaire terrien, de devenir un concurrent redoutable.

    Il était donc possible d’avoir sous les yeux des Noirs au statut très bas mais dévolus à durer longtemps, vivant quasiment librement, pouvant se construire des cases durables, pouvant faire des enfants futurs esclaves et des Blancs au statut égalitaire, vivant des conditions de goulag, battus à mort, au point d’en mourir le plus souvent avant ces 36 mois

    C’est du reste exactement pour ça que si la Constitution semble claire sur les points de notre égalité ou liberté, il a fallu ajouter des milliers de lois de détails dans le domaine du travail, du crédit, du logement, de la santé, de la scolarisation, de la parentalité, etc. pour que notre situation soit certes plus enviable que celle des « 36 mois » mais encore si hypothéquée ou si aliénée que nous nous demandons sans cesse où se trouve cette égalité et cette liberté.


    Ainsi les Tocqueville et autres Marx peuvent écrire des milliers de pages définissant et constitutionnalisant quelque liberté et égalité, tant qu’ils n’en restent qu’à des principes cadres, c’est du vent.

    Les SDF qui sont en train de se les peler sont aussi libres et égaux que n’importe lequel d’entre nous.

    De même qu’il est inutile de disserter sur un COS national alors que chaque maire peut faire ce qu’il veut, les philosophes ne devraient pas disserter sur l’égalité et la liberté pour laisser ça au législateur. Ils ne devraient disserter que sur la fraternité où il ne peut y avoir de loi.



  • easy easy 2 février 2012 22:56

    Concernant l’intimidation, elle est liée au principe de l’école obligatoire.

    Mais jusqu’en 1980, il n’y avait que les espaces réels dans l’école et hors l’école à surveiller pour en réduire les effets (Cf la guerre des boutons)

    Depuis 1980, il y a des espaces virtuels immenses qui s’y ajoutent dans lesquels les jeunes prennent place et là il n’y a plus aucun moyen de policer

    N’importe quel jeune peut être photographié (pas forcément à son avantage) et voir pendant toute sa vie, sa tronche circuler sur le Net sans que personne ne puisse l’en empêcher

    Car ces espaces récents ont la curieuse propriété de faciliter l’oeuvre des corbeaux qui peuvent indéfiniment reconjuguer au présent le passé de leur cible, y compris en le déformant complètement et de le diffuser dans le monde entier.

    Je parie sur l’explosion, dans les années à venir, des demandes de changement complets d’identité et de visage. Mais ces changements seront forcément d’efficacité limitée car l’Administration tiendra à tracer pour maintenir l’ipséité légale de chacun.






  • easy easy 2 février 2012 20:34



    «  »«  » Si par œil vous entendez « reconnaissance », alors non, je ne connais pas de geek qui ne s’y intéressent pas. De fait, je ne connais pas d’être humain qui ne s’y intéressent pas. La reconnaissance est un besoin humain (un besoin de seconde catégorie, c’est à dire pas nécessaire pour survivre, mais nécessaire pour vivre). «  »«  »

    Ici vous convenez comme moi que les geeks sont intéressés par l’Oeil (qui les reconnait) Et vous comme moi, convenons qu’il s’(agit là d’un sous-Oeil (celui d’un groupuscule)

    «  »«  »Si par œil, vous parlez du feu des projecteurs«  »«  » Heu, grands feux, petits feux, c’est la même chose. Un sous-Oeil propose une reconnaissance au sein,d’un sous groupe où il y a donc une petite scène et où les projecteurs sont plus petits. Le grand Oeil mondial propose une énorme scène avec d’énormes projecteurs.

    Vous insistez pour vous croire différents, animés par d’autres motivations, ce sont en réalités les mêmes, seuls les périmètres changent.


    «  »«  »« Nous avons eu, en 2007, un prix Turing »«  »« Ce qui prouve bien que vous tenez à une scène (petite en l’occurrence) et à des projecteurs (petits en l’occurrence)
     

     »«  »«  »vous négligez justement que les geeks ne cherchent pas une reconnaissance « classique ». Ils en cherchent une autre. Une qui, justement, ne nécessite pas de travestir la science dans des « buzz » grotesque.«  »«  »« 

    Commle 100% des groupuscules vous vous réclamez de motivations d’essence différente alors qu’elle n’est que de périmètre différent
    Car même dans votre arrière boutique, il vous faut forcément un buzz (entre vous, sans commune mesure avec les buzz du grand Oeil)



     »«  »«  »« vous négligez justement que les geeks ne cherchent pas une reconnaissance »classique« . Ils en cherchent une autre. Une qui, justement, ne nécessite pas de travestir la science dans des »buzz« grotesque. »«  »«  »
    La masse (qui fait la mode donc les grosses manières de buzzer) et le groupuscule des geeks (qui pondent les outils dont se servira la masse) sont interdépendants
     et ne peuvent se passer l’un de l’autre




     «  »«  »« Vous mélangez les producteurs de moyen et les utilisateurs. Ce sont pourtant deux groupes complètement distincts. C’est même justement l’opposition la plus courante de nos jour, celle qui existe entre le producteur technicien et le consommateur.  »«  »«  »"

    Les mélanger pas exactement, les confondre certainement pas mais les associer oui.

    Producteurs de céréales et mangeurs de nouilles sont à associer

    Producteurs de sculpture et amateurs de scultures sont à associer

    Producteurs de drogue et consommateurs de drogue sont à associer

    Kim Dotcom, Jobs et la masse des informatisés sont à associer






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