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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 1er février 2012 20:16

     «  »« Tout est codifié de manière à ne jamais enfreindre la loi, mais à toujours la contourner »«  »« 

    Voilà une assertion qui ne relève pas de la langue de bois




     »«  »« Ce n’est pas le personnel des RH qu’il faut critiquer, mais l’esprit dans lequel la fonction est désormais envisagée. »«  »« 

    En fait, dans tout système, il y a une lutte entre son esprit (qui est donc broyant de l’individu) et le sursaut anti-Milgram de chaque personnel censé y obéir.

    Mieux.
    Tout système broyant compte sur ce sursaut anti-Milgram de son personnel.
    En effet, alors que nous irions tous aisément à affirmer que les systèmes n’exigent que de l’obéissance en Milgram, leurs concepteurs ont toujours eu des doutes ne serait-ce pour leur propre sécurité.

    C’est étrange et paradoxal mais tout chef qui donne un ordre dur, espère secrètement qu’il sera désobéi si son personnel le juge trop dur. Car lui-même, le chef concepteur de cette dureté, espère toujours une humanité à son égard. Et surtout, il tient à rester humain, à se croire humain.

    Ce phénomène, je pense être le seul à le dire et je peux me tromper. Mais que chacun observe ce qui se passe par exemple en famille quand un parent demande à l’autre de faire montre de sévérité et il découvrira, s’il la recherche, cette faille. 

    Observé par l’autre bout de la lorgnette, donc depuis le bout des résultats, nous devons constater qu’en dépit des Lois et ordres durs, il jaillit toujours mille réactions anti-Milgram de la part des personnels. Sans cela, le monde serait déjà dur, hyper dur depuis très longtemps.

    Je n’irai pas jusqu’à affirmer qu’il n’existe pas de concepteurs de systèmes durs qui ne tolèreraient vraiment pas une désobéissance, mais il y a chaque jour des millions de personnes rédigeant les statuts d’un système dur et la grande majorité d’entre elles escomptent sur une désobéissance qu’elles laissent, qu’elles délèguent à l’appréciation de leur personnel.

    C’est donc le personnel qui ne pige pas ça et qui reste trop Milgramiste qui, par son comportement rigide et incorruptible, je répète incorruptible, conduit à des oppressions terrifiantes

    Exemple trivial : deux bandes se croisent, des mots fusent et voilà les deux caïds en poitrine contre poitrine à se promettre une raclée. Et en fait, chacun espère qu’il sera arrêté, retenu par les siens. Il s’ensuit un cinéma en »Lâchez-moi que je lui casse la gueule" mais en réalité chaque fanfaron se laisse retenir et n’adresse donc jamais un regard courroucé à ceux qui le retiennent



  • easy easy 1er février 2012 19:31

    Mais ça vous est tout permis, cher Scribe

    Je ne vois aucun inconvénient à retenir que je devrai traiter le code IS de la même manière que NE. Le tout étant que je note bien les codes pour chaque fumeur et que je ne m’emmêle pas les pinceaux. Pas trop envie de me faire tirer l’oreille trois fois par jour.


    Je conçois archi complètement que n’importe qui puisse débouler ici et chaque matin nous dire « Hi hi hi, j’ai fait un rêve Hi hi hi j’ai eu une idée, vous allez voir, elle est fumeuse... ».

    Mais il est rarissime que les gens exposent leurs fantasmes de cette manière.
    C’est tous les jours que des millions de Dugué nous exposent leur thèse du jour en la jouant docteur sérieux
    Depuis Elisabeth Tessier à Jean Paul Jorion en passant par Attali, Sarkozy, Minc, Freud, Lacan et les Bogdanov, ils se prennent tous au sérieux. Faut voir comment ils nous prennent de haut quand on n’embarque pas dans leur soucoupe. Pour chacun d’eux nous avons le devoir de les croire sur parole sinon nous sommes bons à jeter aux chiens « Casse-toi pov con »

    Vraiment, je veux bien que Bernard nous raconte ses volutes, après tout, ça distrait. Mais qu’il s’annonce dix fois docteur comme Barbouillé, qu’il utilise très sérieusement un vocabulaire savanteux forcément abscons, qu’il nous colle au tableau des formules de Schrödinger pour nous épater en sachant très bien que pas un de nous n’est en mesure de la comprendre, même pas lui (mais que personne n’osera l’avouer, chacun s’enferrant au contraire dans la vaniteuse illusion d’être pris pour un savant par le charlatan), c’est de la pure imposture.



  • easy easy 1er février 2012 18:28


    «  »« L’homme a besoin de croire »«  »

    Ici, je ne vais commenter que cette assertion

    J’ai longtemps cru, moi aussi, que depuis toujours l’homme avait besoin de Croire. Qu’il avait donc ressenti directement et d’emblée le besoin de quelque alterphysique.
    Par exemple face à la mort d’un proche et à partir de la question « Ouh la la que va-t-il nous rester de lui ? »

    Mais j’ai ensuite envisagé que la source de l’alterphysique avait eu des origines assez triviales.

    Exemple : Pincemi et Pincemoi partent pêcher en mer ; Pincemi tombe à l’eau et se noie.
    Pincemoi rentre donc seul. Déjà sur le chemin du retour, alors que jusque là ce brave homme n’avait que des pensées extrêmement terre à terre, d’une part il se met fortement à penser au futur (ce qui est déjà très au-delà de ce que font les bestioles) mais surtout il se met à penser aux regards et aux questions des villageois.
    Chez les bestioles, un Pincemoi rentrant vers la meute sans le Pincemi qui l’accompagnait ne ressentira pas le regard soupçonneux des autres (a moins que les singes aient déjà un peu ce regard, je ne sais pas)

    Mais en tous cas chez les humains, le retour d’un Pincemoi sans son Pincemi est très problématique.

    Il surgit de cette difficulté pour Pincemoi mais aussi pour ceux du clan car ils ne veulent pas condamner un innocent, tout un tas de concepts qui orientent fortement vers l’alterphysique.

    Les imaginations vont bon train. Pincemoi peut en venir à espérer follement que Pincemi ressuscite pour dire que Pincemoi n’y était pour rien (et voilà la résurrection) et ceux du village peuvent en venir à concevoir une troisième personne qui aurait assisté à la scène et qui pourrait témoigner comment elle s’était passée (et voilà dieu-caméra invisible, voilà la théologie)

    Du coup, apparaissent dans le clan des individus assez gonflés envisageant d’être les media entre ces entités imaginaires (fantôme-dieu) et les hommes qui ne sont capables de voir et d’entendre que du concret (et voilà le sorcier-pythie-curé)

    Là-dessus, ces media devenant des personnages ultra importants, chacun leur dispute la place (et voilà que tout le monde s’affirme en relation avec les entités invisibles, voila les masses croyantes)


    Il me semble que ce qui fait la persistance des croyances et même les ferveurs lors des catastrophes, ne peut s’expliquer que par des raisons assez basiques et terre-à-terre selon l’exemple que j’ai indiqué. Lesquelles raisons ou circonstances se reproduisent tous les jours depuis toujours.

    Que s’était-il passé dans la chambre du Novotel ?
    Et bien le réflexe de chacun est à « espérer l’Oeil ».
    Il se trouve que de nos jours nous nous dirigeons d’abord vers les enregistrements des caméras de vidéos surveillance, mais si elles ne montrent rien, nous nous mettons à repenser à l’Oeil de Dieu. Sinon pour nous moucharder ce qui s’était passé, du moins pour Juger et Condamner lui-même

    La naissance de l’alterphysique doit peut-être beaucoup aux questions de justice, de vérité, de mensonge, donc de confiance.



    Et il y aurait aussi autre chose
    Une vache broute au pied d’une falaise. Un rocher se détache et tombe à 3 cm devant son museau. Elle dresse ses oreilles puis continue de brouter.
    Si la même chose arrive à un singe, je me demande ce qu’il en pensera
    Mais si ça arrive à Rahan, c’est sûr qu’il en aura les jambes toutes molles à l’idée que...Il se met alors à concevoir la chance. Pour peu que ça se reproduise une seconde fois, il se mettra à concevoir un ange protecteur. El voilà embarqué en alterphysique

    L’homme ne se serait pas directement tourné vers Dieu. Dieu se serait imposé à l’Homme pour essayer de résoudre des questions surgies d’évènements classiques et nécessitant un jugement
    C’est sans doute pour cela que tous les dieux semblent essentiellement juger. Alors qu’on aurait pu concevoir des Hercule, rien que des Hercule qui eux ne jugent pas et alors qu’a priori, nous serions tout à fait capables de juger.
    Mais seulement de ce que nous avons vu, directement vu.



  • easy easy 1er février 2012 17:04


    Vos préjugés vous égarent mais je pense pouvoir vous ramener à ma juste question
    Je ne sous-entends pas « qu’un dépressif devrait s’expliquer sur la raison de son mal comme si quelque part, il avait choisi de l’être »

    Non, selon moi, dans toutes les sortes de dépression (avec ou sans raison apparente) la chose est essentiellement subie. Reste à déterminer ce que l’Homme fait de ce qu’il subit, et d’abord s’il en fait quelque chose (volontairement, involontairement, c’est à voir après encore)

    Du côté des déprimés suite à la perte d’une bien-aimée, je ne me vois pas leur demander de s’expliquer sur leurs raisons.
    Du côté de ceux qui semblent déprimés sans raison, je ne me vois pas non plus leur demander de s’expliquer sur leurs raisons.

    Je ne suis pas du tout intéressé par les raisons sur ce fil et je n’ai jamais dit vouloir les connaître.

    Je ne m’intéresse ici qu’aux sentiments, émotions, ressentis et selon le pré requis issu de mon expérience que les sentiments ne sont pas forcément fait d’une seule pièce d’une seule couleur.
    En particulier, j’explore la Douleur qui me semble moins monolithique qu’on semble le croire. Il me semble qu’elle pourrait comporter des facettes paradoxales.

    Je questionne les dépressifs du deuxième groupe pour leur demander de bien réfléchir à ce qu’ils ressentent. Une intense Souffrance, en première lecture et explicitation c’est évident. Mais ne remarquent-ils pas, en se regardant Souffrir (Se regarder me semble important dans cette histoire), qu’ils éprouvent concomitamment, en arrière plan, une sorte de contentement. Ce contentement né de la Douleur ne pourrait pas se comparer au contentement né de l’abondance. Non, il s’agirait d’un contentement bizarre ne pouvant surgir que dans une intense Douleur (et cela sans rapport aucun avec le masochisme) et d’essence strictement intellectuelle (Où il me semble qu’il faut tout de même avoir à la base une sorte d’envie de communier avec ceux qui, avant nous, ont la réputation d’avoir beaucoup souffert ; Je répète qu’on ne s’y sent pas seul mais au contraire dans la meilleure des compagnies)

    Comme vous semblez très étonnée, je vous ramène à des cas finalement très ordinaires où l’on pleure de joie d’avoir réussi un examen qu’on croyait avoir raté.

    Pleurer de joie, ne se produit en fait que lorsqu’une annonce heureuse survient à la suite d’une impression de défaite certaine. Ce qui se passe alors est tout de même plus étrange, moins linéaire et facile à expliquer que le banal fait de pleurer face à une perte avérée.
    Je suis curieux de fouiller ces sentiments doubles et paradoxaux

    Pendant longtemps, comme tout le monde, j’ai cru ne ressentir, à l’occasion, que de la douleur, sans mélange. Puis, un jour de Douleur, j’ai découvert quelque chose d’autre qui vacillait certes assez faiblement mais qui était vraiment inverse. Au point que j’ai été surpris et que j’ai eu envie d’y retourner pour revisiter cet étrange espace que je n’avais jamais perçu jusque là. Hélas cette visite très spéciale ne peut pas se commander et je suis bon pour devoir attendre la prochaine occasion.

    Pour le dire autrement. Si Jésus en était resté au banal sentiment de Douleur pendant qu’il étouffait sur la croix, il n’aurait pas été ce personnage fabuleux. Il a fallu qu’il ressente une sorte de contentement qu’il a exploité, développé au maximum pour finalement nous sourire, nous bénir, nous caresser, (sans exclure ses bourreaux) et cela très paradoxalement.

    Si de l’homme on ne remarque pas les paradoxes et à quel point ils sont capitaux, on n’a aucune chance d’en comprendre les profondeurs.


    J’envisage que les « déprimés sans raison » ne ressentent pas ce fantôme de contentement au-delà de leur Souffrance. Mais sait-on jamais. Je dois tout de même le vérifier en les interrogeant précisément.


    (Dans la joie aussi, j’ai découvert la concomitance de sentiment inverse, eux aussi situés sur un arrière-plan difficile à saisir)



  • easy easy 1er février 2012 15:52

    Ok Le Promeneur

    N’étant jamais sûr de la coquetterie de chacun et des faux-semblants, je fais à Bernard et à toute fin utile, la promesse que désormais, sur tout papier de sa part où, après le titre, je verrais NE (No Easy) sorte de code secret entre lui et moi, je n’y interviendrai pas.

    Soit -Après le titre- il commencera par « NE. Je viens vous proposer la thèse du jour.... »
    Soit -Après le titre- il commencera par « NE pas s’intéresser à la chimie est dommage parce que.... »

    Dans les deux cas, je reconnaîtrai sa demande que je n’intervienne pas et je m’abstiendrai

    (L’erreur étant humaine, me connaissant j’en fais, si par mégarde je transgressais cette promesse, il faudra vraiment le considérer comme une erreur involontaire, me tirer par l’oreille au NE inscrit en bonne et due forme, sans plus)

    Voilà, c’est promis.

    Et il va de soi, cher Bernard que si je ne vois pas ce code au tout début d’un de vos papier, je considérerais non seulement que vous vous sentez en pleine forme pour supporter n’importe quelle contradiction mais que vous en espérez même afin de vous vérifier. Je me sentirais alors aussi invité que quiconque à intervenir.

    Je n’ai aucune intention d’emmerder des gens qui ne demandent pas à être bousculés. Mais j’ai toujours l’impression, probablement fausse, que les gens qui pondent des articles et proposent des thèses ailleurs que sur leur blog, sont conscients qu’ils se hissent alors non sur une scène toute à eux acquise sans frais, mais sur un ring où ils auront à s’expliquer tant sur le fond que sur la forme.


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