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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 31 janvier 2012 13:30

    Je vous comprends mais il me semble que la parole, que le duel, le tournoi, la bataille verbale sont devenus des essentiels (moyens, causes et finalités) de nos hystérisations.

    Quiconque nous semblant détenir ou monopoliser plus de 8 secondes le micro nous hystérise ; un coup en coagulation autour de lui (quand il semble porter celles de nos idées qui ont quelques allure militantes), un coup en coagulations contre lui (quand il semble porter celles des idées militantes ou engagées qui sont inverses des nôtres)
    La scène médiatique apparue récemment et désormais renforcée du Net, est devenue l’arène principale où nous exprimons nos hystéries. Le silence est devenu un espace de non-être, la non coagulation neutraliste ne signifie plus rien, les taiseux sont récupérés et utilisés par les bavards et je n’entrevois pas que nous sortions un jour de ce cercle vicieux.


    Il a existé beaucoup de formes de sceptres. Et à autour de chacun de ces sceptres, il avait régné un modus vivendi, une religion, un consensus allant à ce qu’il ne puisse être tenu que par une seule personne (ou assemblée) à la fois

    Depuis un siècle il se dessine que le sceptre a forme de microphone+ caméra + table de montage + systèmes de diffusion et la religion autour de ce nouveau sceptre va nettement à ce qu’il puisse être tenu par n’importe qui.


    Les Gouvernements se retrouvent hébétés de ne plus avoir de sceptre attitré, de voir toute gueusaille le tripoter et s’en servir. Chacun des gueux constate que le Pouvoir n’est plus central, qu’il est à quiconque se saisit du sceptre et nous finissons par nous invectiver entre tripoteurs de second rang, de troisième rang.
    Cette dilution du sceptre entre les mains de tous, du moins des plus bavards d’entre nous, crée une ambiance virant vers une des formes de l’anarchie. Nous semblons ne plus rien vouloir de clair et préférer le trouble.

    C’est très certainement celui qui a la langue la mieux pendue qui a le plus de pouvoir mais il lui est disputé chaque seconde et ne peut maintenir un cap.

    Que veulent les Français ? La question devenue absurde.
    Car ils veulent 60 millions de choses différentes et contradictoires.



  • easy easy 31 janvier 2012 00:47


    Vous démarrez avec trois premières phrases qui vont bien ensemble.
    Vous continuez avec deux dernières phrases qui sont également cohérentes entre elles 
    Dans les deux groupes vous terminez par une élévation en indignation 

    Mais dans le premier groupe vous protestez qu’on vous croie fier de Vercingétorix
    Alors que dans le second vous protestez qu’on vous interdise d’en défendre la gloire (ce que personne ne fait, en tous cas ici) contre ceux qui le dénigrent (je n’ai vu personne le dénigrer, en tous cas ici).



     



  • easy easy 31 janvier 2012 00:02


    Vous seriez jésuite ?
    Vous n’avez certes pas dit littéralement « Je suis fier de Vercingétorix » mais vos 4 derniers § signifient exactement cela et je n’invente rien. Si quelqu’un sur ce site ne comprends pas comme moi que vous vous efforcez de valoriser le courage, la fierté, la noblesse, la richesse voire le mérite des deux Gaulois que vous avez évoqués, donc de valoriser leur image au sens de Lavisse, donc d’exalter le patriotisme à la 1870, qu’il le dise et s’en explique.

    Globalement, si votre stratégie concernant tant Bibracte que plus directement Taisey est à mon sens contreproductive (J’aurais plaisir à vous voir obtenir gain de cause), pour ce qui est de votre réflexe à tirer des éléments de fierté familiale, communale, régionale, nationale, de cadavres, vous êtes en plein dans le mainstream.
    Encore que tant qu’il s’agit de crier fièrement que nous sommes de solides Gaulois sur les stades, ça va, ça plaît, c’est populaire. Reste à savoir si à l’heure de retourner dans les tranchées, les Français seront aussi prompts à crier Cocorico.

    Mais pour ma part, et ça nous différencie essentiellement me semble-t-il, c’est non.

    Je suis patriote selon mon temps. Selon non pas exactement ce seul janvier de l’an 2012 mais selon ce que j’ai accumulé personnellement de sentiments envers les Français et aussi envers les autres peuples, depuis que je suis né.
    Je ne trimballe rien des années que je n’ai pas vécues. Aucune haine du Boche, aucune haine de l’Anglais, aucune de l’Italien, aucune de l’Autrichien, aucune des Maures. Je ne veux rien ressentir de Jeanne d’arc ni de Napoléon. Je suis patriote selon ce que j’ai vécu directement, selon moi et à ma seule manière.

    Et ma manière va bien plus à trimballer cordes bâches et échelles pour aider mes contemporains ruinés par une tempête qu’à exhumer des squelettes pour les faire reluire. Nos ancêtres ont certainement fait au mieux de leur époque, je dois faire au mieux de mon époque sans verser dans la fusion ni la confusion des époques, moeurs, cultures et réflexes.

    Je veux bien connaître, dire et enseigner à mon tour l’Histoire des Anciens mais je ne veux pas du tout vivre leur époque alors que j’ai la mienne à vivre.



    Cela dit, il y a un tout autre sujet qui concerne votre manière de vouloir avoir raison vis-à-vis des princes, sans le moins du monde les prendre dans le sens du poil.
    Tout en sachant que cette attitude conduit à une impasse, je ne peux pas dire qu’elle manque de panache.
    Oui, il y avait du panache à charger à découvert dans un U de canons à Balaklava. Oui, il y avait du panache à sauter encore sur Dien Bien Phu alors que Paris s’était déjà replié. 

    Mais je vois une autre sorte de panache à faire son chemin de Canossa (Ado, j’avais grimpé le col du Brenner à pied et j’avais beaucoup pensé à Henri IV qui, n’ayant pu l’emprunter, avait dû passer par le col du Mont Cenis beaucoup plus pénible)...



  • easy easy 30 janvier 2012 22:56

    Sans dire qu’il n’y a pas des choses vraies dans cet article de plus sur le sujet, je trouve que Philippe Vassé a trop régulièrement fait preuve de manipulation et des opinions et des faits pour consentir à embarquer dans ses histoires.

    Il a beau écrire en gras, souligner et asséner, il ne met aucun lien ni ne cite ses sources sur des histoires pourtant énormes. Or il publie sur les deux espaces français et taiwannais. Il pourrait donc, sur chacun de ces deux espaces qui n’ont guère l’habitude de communiquer, prétendre sans trop mentir, que là-bas « on » parle de ça dans les médias, que là-bas « on » est scandalisé par ça.

    Est-ce qu’il joue de cette ubiquité ?

    Je n’en sais rien précisément et ce serait de toutes manières invérifiable pour qui ne pratique pas à la fois le chinois et le français.

    Mais vu qu’il introduit régulièrement, même en cheveu sur la soupe, même dans une histoire à 1,5 milliards, le cas d’une Taiwannaise très méritante que la France martyrise, qu’il nous raconte que les autorités d’Angoulême et parages harcèlent cette dame de taxes sans préciser qu’elle refuse de participer à des frais de raccordement au réseau collectif, sans nous préciser non plus qu’il s’agit de sa compagne, (choses que j’ai eu à découvrir moi-même), j’ai aussi des doutes.



  • easy easy 30 janvier 2012 22:31

    Outchhh !
    Très impressionnant d’intelligence de grégarisme et de communication

    Merci P@py

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