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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 21 juin 2011 12:35

    Des Chinois étant, dans leur pays, ramenés à des conditions de vie proches du servage ou de l’esclavage pour nous servir des bidules à pas cher, n’ayant plus grand chose à perdre, acceptent de prendre tous les risques pour essayer une formule où ils auraient un peu plus de chance de sortir de leur misérable condition en Chine.
     
    Ceux d’entre eux qui ont déjà construit ici quelque début de château, qui ont acquis ici quelque droit de propriété, trouvent intéressant de profiter de la misère des Chinois qui tentent l’émigration. D’autant que ces derniers ne demandent qu’à travailler comme des bêtes de somme pour des clopinettes en considérant que ce ne sera qu’un mauvais moment à passer. 

    Ainsi, il nous arrive un flux de main d’oeuvre hyper intéressante d’un point de vue productiviste et c’est la diaspora chinoise en place qui la récupère à 100 % puisqu’elle l’a organisé.

    De toutes les diasporas, la chinoise est certainement celle qui préserve le plus son isolement linguistique et comptable. Il y a peu, on trouvait encore des commerçant ne pratiquant que le boulier. 

    Ils n’opèrent quasiment que dans le commerce normal et n’ont aucune ambition politique ou réformiste, pas même religieuse. Ils ne présentent aucune forme de danger (même leur volume de commerce traité au noir ne pèse pas grand chose) 

    Mais comme une frange des Chinois circulant en ville sont en situation illégale ou limite du point de vue administratif, comme leurs employeurs logeurs pratiquent surtout un commerce en espèces, comme les diplomates chinois sont très nombreux, très protégés en France et très enclins à prendre des participations occultes ou non dans ce commerce et aident donc à faire circuler toutes sortes de produits illicites hors drogues, les bandits de l’IDF voient dans cet ensemble plutôt isolationniste et paisible, un terrain très favorable à leurs méfaits. 

    Face à ce constat, les autorités se retrouvent à devoir favoriser la régularisation des Chinois et Chinoises clandestins ou qui le deviendront au terme de l’expiration de leur visa touristique.

    Mais cette régularisation, si elle est évidemment intéressante pour les individus qui se terrent tant pour travailler que pour manger et dormir, l’est nettement moins pour ceux qui escomptaient en profiter et qui ont investi dans son importation. Les employeurs Chinois ne se bousculent donc pas dans les préfectures pour faire régulariser leurs employés de l’ombre.

    Tant que les seuls clandestins chinois étaient rackettés par nos voyous, la diaspora établie n’y voyait pas de motif de manifestation.

    Mais nos voyous distinguant très mal entre les Chinois en règle et les Chinois clandestins, constatant que même un commerçant en règle a quelque chose à cacher aux autorités, opérant de toute manières dans la fourmilière, ils finissent par s’en prendre à tous les Chinois, même à ceux qui sont à des lunes de ce jeu souterrain, même à des Chinois bossant chez Véolia.

    Alors que les profiteurs de la clandestinité auraient supporté bien des rackets plutôt que de rendre l’affaire publique, trop de Chinois non clandestinistes en souffrent et trouvent tout naturel d’appeler à plus de police.

    Maintenant que le scandale est établi, maintenant que bien des Chinois très francistes et républicains leur reprochent ouvertement de faire de leur communauté une cible des voyous, les plus clandestinistes devront réviser leur position et renoncer progressivement à tirer profit d’une main-d’oeuvre très soumise et peureuse (dont ils firent parfois partie en leurs premières heures en France) 



  • easy easy 21 juin 2011 11:22

    Ooops, « il IRAIT alors à 4000 »



  • easy easy 21 juin 2011 11:20

    Le seuil de krach du DJ se situe à 8000 points (et il rirait alors à 4000)

    Mais actuellement, il est à 12000, en remontée depuis 3 ans et très proche des 14 000 sommitaux historiques de 2007.

    Bien entendu qu’il peut, depuis les 8000 actuels, partir à la casse. Bien entendu.

    Mais pour l’instant et à l’échelle de 3 ans, il grimpe toujours.



  • easy easy 21 juin 2011 11:03

    La médecine, qui sauve concrètement beaucoup de gens tous les jours, a sa face sombre.
    Sombre selon deux constats.
    Le constat d’échec honnête (Des médecins ont expérimenté leurs produits sur eux-mêmes ou sur leurs propres enfants. La vaccine anti tuberculinique a été testée d’abord sur des aristocrates)
    Et le constat d’expériences malhonnêtes où le cobaye était soit forcé soit désinformé des risques qu’il encourait.


    La médecine, surtout celle du modernisme forcené qui oblige à des expériences à gros risques, devrait être complètement reconsidérée et être désormais vue comme une entreprise explorant le sacré.

    On sacraliserait vraiment la vie en commençant par celle des humains, on ne se permettrait plus de faire des expériences avec autant de liberté dans le domaine médical que dans les domaines de la métallurgie, de la pâtisserie ou de l’électronique.

    Comme nous sommes dans un monde largement dominé par l’esprit de bâtisseur, que nous recherchons des résultats spectaculaires et que ce principe d’exploits oblige à verser dans une forme d’esclavagisme, la tentation et la possibilité de profiter de cobayes forcés, déshumanisés ou non informés perdurent.

    Nous devrions aller vers un principe de répartition universelle des pertes et profits tirés de toute expérience médicale et interdire tout moyen de s’en enrichir ou de s’en glorifier individuellement.


    Le collectivisme écologique s’imposant de lui-même, il semble qu’on finira par admettre que si les Massaïs souffrent des accidents industriels, ils doivent aussi en recevoir des dividendes quand ça fonctionne à peu près, même s’il n’y ont pas injecté formellement de capital dans nos athanors.
    C’est quasiment cet esprit qui a amené les Américains à reconnaître que les Séminoles exilés en Floride avaient droit à des dividendes sur les casinos que l’industrie y construisait.


    Mais ce principe devrait d’abord être respecté dans le domaine médical alors que là, on en est bientôt à ce que des labos séquestrent des droits sur les génomes du Vivant.



  • easy easy 21 juin 2011 10:09



    @ Kerjean

    «  »«  »«  je sais que vous aimez la provoc mais comment pouvez vous oser comparer prolétaire et esclave juste sur le point du revenu ? »«  »« 

    Aimer la provoc moi ?. Je pense que ce n’est pas ce que je cherche. Je ne vise qu’à dire les choses à ma manière quand et seulement quand je la vois différente. Et quand l’expose cette vision différente, c’est vraiment comme si je posais un stand aux Puces, je propose ma camelotte humblement, sans crier ni lever des émeutes et les gens n’achètent que si ça les intéresse.


    En l’occurrence, pensant être le seul à ma connaissance, à considérer que le racisme a des fondamentaux qui n’ont rien à voir avec la couleur de peau et complètement à voir avec »tonneau / château« ou avec »Titre de propriété / sans droits ni titre écrit"


    Ce n’est que progressivement et surtout quand le quidam, sur tout continent, a pu accéder au moindre titre de propriété, que le mépris s’est décalé. A l’instar de l’aristo, dès que le clampin a accédé à la propriété, il s’est mis à mépriser plus bas que lui. Et qui pouvait-il mépriser l’émigrant débarqué du Mayflower ? Les derniers sans-titres de la Planète.
    C’est le fait d’être sans titre de propriété sur du foncier ou du bâti qui vaut le mépris des bâtisseurs quand bien même ces bâtisseurs seraient de simples ouvriers agricoles.
    Etre SDF étant, pour les propriétaires, le signe de la plus grande déchéance possible.

    Sous les Nazis, très peu de Juifs ont été tués dans leur domicile. Ils en ont d’abord été extraits, ils ont d’abord été réduits à l’état de SDF, ils ont d’abord été dépouillés de tout biens et titres, avant d’être émiminés.



    Un smicard n’est pas un pauvre. Ce n’est pas un Rom, ce n’est pas un Gitan, ce n’est pas un Karen ou un Massaï. Un smicard c’est un pauvre asservi et parfaitement utile aux bâtisseurs les plus ambitieux pour leur construire les plus beaux châteaux.

    A mon sens travailler avec quelqu’un se distingue de travailler pour quelqu’un. Je trouve donc qu’un smicrd qui bosse avec son patron plombier ou menuisier ou boulanger ou cafetier, en étant à peine moins payé que lui, n’est pas un esclave du tout.
    Mais gagner le smic quand on bosse pour des patrons qui n’ont pas à supporter l’odeur de sa sueur, qui jouent au golf pendant qu’on s’échine dans une mine, qui ignorent son nom, sa femme, ses enfants, c’est être leur esclave.

    Si vous achetez un menhir à un Obélix que vous connaissez, vous êtes dans un rapport durable. Si vous achetez un barbecue fabriqué par des gens dont vous ignorez tout, vous êtes dans un rapport non durable, de type esclavagiste, celui qui nous met aujourd’hui face à un Mur.



    Vous me traitez de Niakwé.

    Cette insulte est apparue à la suite de la colonisation entièrement fondée sur une question de titre, de droit du sol. Elle indique le mépris qu’on éprouve envers celui qui vit hors ville, à la campagne, dans une maison de terre et de paille, qui peut en être très facilement délogé parce qu’il ne sait ni lire ni écrire dans la langue du maître français, qui ne dispose ni droits ni titres octroyés par ce maître et qui serait si bête qu’il n’en concevrait même pas le principe.

    La colonisation, c’est bien entendu le canon, mais juste derrière le canon, en guise de justice formelle, c’est le tampon du maître sur un papier qui est la clef du machin car il fait guise de droit et de justice. Avoir le tampon ou le papier tamponné dans sa poche c’est avoir la Force Publique dans sa poche.

    En me traitant de Niakwé, vous prouvez que vous méprisez celui qui subit le principe trinitaire canon-tampon-prison et votre mépris n’est ni pire ni meilleur qu’un autre. Il est normal et même indispensable dans le monde des bâtisseurs.
    Platon l’avait déjà compris, ce monde des bâtisseurs est obligatoirement méprisant envers les non bâtisseurs, il est donc fondamentalement esclavagiste mais sait bien entendu varier ses formules d’asservissement.

    Moi, j’irais non pas à mépriser celui qui inflige ce triptyque aux Nikawés car je pense qu’on ne peut mépriser personne, mais à en dire le principe. Je pense qu’il suffit de proposer sa lecture des choses.

     
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