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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 27 juin 2011 18:49

    Oui, une voiture noir mat, c’est moins visible puisque c’est ninja (dans l’armée, on utilise l’acronyme FOMEC quand on recherche l’invisibilité. Noir la nuit, blanc sur le neige, pierre sur les pierres). Il se pourrait qu’en observant les statistiques des accidents de la route, les autorités disent un jour qu’il n’est pas admissible qu’une voiture ne brille pas.



  • easy easy 27 juin 2011 18:39

    Kerjean va bondir.


    Il se pourrait que ce soit le monde ouvrier de 1850 à 1950, qui, trouvant le paternalisme patronal rassurant, ayant accès aux élections, ayant accès au syndicalisme, ayant acquis des avantages en soins, en congés et en salaires, cultiverait le plus la vision extrêmiste de l’esclavage ancien.

    Le véritable esclavage est en fait protéiforme. Il aura existé partout et sous mille et une formes, des plus amicales aux plus infernales (Notons que dans l’époque récente, ce qu’on aura vu de pire condition humaine, se sera trouvé plutôt dans des camps du continent européen et qu’on y aura trouvé plutôt des Blancs)

    Parce que l’esclavage aura existé depuis les formes les plus dures aux formes les plus douces, il n’était pas bon, pour leur propre moral, que les ouvriers des temps modernes aient l’impression que leur cas se situe quelque part dans cette échelle de cas.

    Les diverses versions d’esclavage ayant toujours été organisées à des fins militaires ou pécuniaires, plus rarement à des fins de peuplement, il faut les reconnaître toutes, il faut en admettre la diversité des cas, admettre que le racisme n’a pas été, loin de là, le moteur, que ces formes se sont donc pratiquées à l’intérieur même d’une race, que le nationalisme ne protège pas du tout de l’esclavage interne, que l’esclavage interne est bien souvent plus rentable (même langue, même culture) et qu’en servant un coup dans les tranchées de la Marne, un coup dans les mines de Lorraine, un coup chez Renault, il se pourrait bien qu’on soit en train de vivre une de ses versions, à peine améliorée.

    Dans toutes les formes d’esclavage, la race aura été considérée. Mais ce racisme aura alors été un racisme productiviste et positiviste répondant à la question « Quelle est donc la race qui sera la plus productive dans mon entreprise ».

    Ce qui n’a rien à voir avec la question « Quelle est donc la race à rayer de la Planète ? ».

    Et ce racisme productiviste positiviste existe toujours.
    Les vigiles des magasins sont des Noirs parce que ce sont eux qui sont les plus valables à cet endroit, à salaire égal. Et dans l’électronique, toujours à salaire égal, on préfèrera embaucher les races à doigts fins.

    Etant entendu que le mot race est de nos jours invalidé par les opposants du racisme mais qu’ils n’ont toujours pas proposé de mot alternatif.




    Dès qu’on examine l’esclavagisme selon l’angle productiviste et positiviste, on réalise qu’en tant que salarié payé autour du smic pour exécuter des boulots pénibles et dangereux, dans la stricte obéissance, on se trouve bel et bien à vivre une de ses formes.

    Ce qui ne manque pas de déplaire à notre ego.



    Disons alors que tout en ayant peut-être fait partie d’un des rouages d’une des formes d’esclavage, la roue de la vie tourne et on peut en sortir.

    Il y a donc à considérer l’exemple de Miguel Cervantes qui aura été pris dans un esclavagisme de rançon. Il y a aussi Benjamin Franklin et son non moins glorieux frère Andrew Johnson qui ont fait partie d’une sorte d’esclavagisme visant à exploiter la productivité des Blancs européens les plus pauvres en les rendant longtemps débiteurs d’un cher prix de traversée.

    Cela dit, on peut également considérer que c’est l’esclavagisme contre les Noirs qui, parce qu’il semblait plus méchamment raciste que d’autres (et l’était peut-être vraiment), parce qu’il faisait en tous cas ressortir visuellement quelque chose de spécial, de trop contrasté, aura permis un sursaut de conscience et une remise en cause totale de l’exploitation de l’homme par l’homme. 

    Ce phénomène de contraste racial trop fort, quand il se voit dans le domaine de l’exploitation, conduit plus facilement à des objections ou protestations. Désormais, un employeur Blanc qui maltraiterait un ouvrier Blanc aura moins de soucis que s’il maltraitait un ouvrier Noir.




  • easy easy 27 juin 2011 16:25

    Classiquement oui, mais les finitions mates de nouvelle génération ont des propriétés qui nous restent à découvrir.



  • easy easy 27 juin 2011 16:07

    Oh oui !

    Cependant, dans notre pays où il fait aussi souvent trop chaud que trop froid, faudrait passer 6 mois en blanc et 6 mois en noir. (voitures, vêtements, maisons, chaussures)

    Allez, encore quelques années et nous aurons des peintures qui changeront de propriétés à la commande ou carrément selon l’inclinaison du soleil.



  • easy easy 27 juin 2011 15:34

    Ah la la, quelle boîte de pandore que ce sujet du noir !

    Sans doute aurait-il fallu faire un retracement de son histoire. Mais là, à l’improviste, il me vient des tas de réflexions que je vous livre en vrac. 

    Je pense déjà à deux éléments. Le noir de charbon, de fumée ou de suie et le noir de l’encre de seiche ou pieuvre.
    Ces deux éléments (mais peut-être y en a-t-il encore d’autres) auront joué un rôle considérable dans la position et le rôle de la « couleur » noire dans l’Histoire de l’Humanité.


    De toutes les époques de notre Histoire hexagonale, il me semble que le noir n’est devenu central qu’à partir de N III et je ne sais pas bien pourquoi.
    Si l’on s’en tient à l’architecture urbaine, le noirisme du Second Empire ne saute pas aux yeux. Mais dès qu’on observe le reste, on le voit partout. Pourquoi ?

    Jamais les manteaux, les chapeaux, les cannes, les chaussures, les voitures attelées, les meubles, les machines à coudre, les rubans, n’avaient été aussi noirs auparavant. Nulle part au Monde non plus.

    Pourquoi une locomotive à vapeur est-elle noire ? Bin je dirais que vu la salissure de la fumée, c’était le mieux à faire. Autrement dit, on devrait aux enfumages industriels d’avoir tant cultivé le noir ? On aurait été fiers de nos fumées à ce point là ?

    Certes, l’époque N III se caractérise par les fumées érigées en gloires, même sur la mer ; et les Monet, Sisley et autres Turner ont été très attirés par ces noirs surgis de l’industrialisme. Certes les mineurs de Lorraine étaient noirs. Certes les ébènes des colonies, qu’ils fussent de bois ou de chair, étaient noirs. Mais est-ce suffisant pour expliquer une telle fascination pour le noir ?

    (Les peintres se sont régulièrement creusé les méninges pour trouver le moyen de reproduire sur leurs toiles, le vrai noir. Ce n’est donc pas si facile qu’un béotien pourrait le croire. Quant à reproduire un huit-reflets, ouille)

    Le drapeau noir des anarchistes de 1831 devint très emblématique sous N III. Paradoxal non ?

    Toujours est-il qu’après Ford et sa T noire, après le whisky Black & White, il y a eu le jazz noir, Chanel qui ne jurait que par le noir et le blanc et la stigmatisation de Walt Disney qui, après Mickey, passant à la colorisation, revêtit de noir les capitalistes et de couleur les naïfs. 

    Ensuite, il y a eu les délires colorés des hippies. Les lunettes comme les visières des motos passèrent au rose et on visa à même à produire des microsillons en matière plastique colorée.

    Dans tout ça, l’imprimerie battait son plein et les mots étaient bel et bien écrits en noir sans plus d’enluminures. Tous les plans d’architecture ou de l’industrie étaient réalisés à l’encre de seiche la plus noire. Si le prof écrivait à la craie blanche sur tableau noir mat, les élèves utilisaient une encre plus souvent bleue ou violette.

    Il y a eu l’épisode du Hindenbourg avec son emblème noir et la seconde guerre mondiale apparut comme un bras de fer entre des drapeaux à coeur sombre et les drapeaux à coeur clair.

    Puis il y a eu l’informatique.
    Et là, à contre courant de l’imprimerie et pour des raisons techniques, les mots apparurent en couleur sur des écrans noirs qui devaient être le plus mat et sombre possible. Le mot passait d’un éclairage négatif à un éclairage positif. Et cela pendant que les enseignes des commerces éclataient de lettres lumineuses.


    Ce n’est que grâce à de nouvelles prouesses technologiques qu’on a pu revenir aux lettres éclairées négativement sur nos écrans.
    (Notons que parmi les éléments de performance des écrans actuels, figure leur possibilité de fournir un noir très noir).

    Il y a eu Hiroshima, qui a engendré le butō où les danseurs, visant à reproduire le lendemain de l’explosion, se griment de blanc mat sur fond noir mat.


    Le B-52, après avoir été objet de fierté et d’assurance occidentale, est devenu en une seule guerre mais quelle guerre, le symbole d’abus absolu.

    Le B-2 , furtif et noir, quoique également bombardier, avait de bonnes chances de récupérer la fascination première qu’avait provoquée les B-52 avant leurs massacres. Il suffira de se dire que contrairement au B-52 qui ne bombardait que des gens en tongues, le B-2 ne tue que des dictateurs armés jusqu’aux dents et on saura en être fier.

    La furtivité B-2 et Ninja reste, pour l’instant, synonyme d’intelligence mise au service de l’élimination de vilains méchants. Ses bombes passent pour être mieux guidées. On peut donc en récupérer la transcendance et s’en servir comme argument dans la vie civile. Exemple par le Wallypower

    Plus récemment, il y a eu l’impact du bon mot d’Eric Dommenach « Bling-bling ».
    Cette expression contenait une dénonciation du brillant. 
    Le clinquant devenant rapidement un repoussoir, nous allions forcément en venir à verser dans le noir mat, surtout dans le luxe.

    « Quoi, une Rolex en or blanc brillant vous vaut des remarques acerbes ? Qu’à cela ne tienne, nous allons vous en produire en titane sombre et mat. Alors heureux ? »
    « Ah bah voui, comme ça c’est mieux ! » 

    Un mot sur l’évolution des peintures et revêtements techniques.
    Globalement, le mat a toujours été plus salissant que le brillant. Or une feuille de nénuphar est mate et reste propre. Cherchant à résoudre le problème de l’ensalissement des vitrages pourtant brillants, nos ingénieurs sont parvenus à fournir des finitions mates qui ne se salissent pas trop. On peut donc fabriquer désormais de plus en plus de produits mats qui conservent bel aspect.


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