• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 29 juin 2011 18:16

    Kadhafi est un cas spécial (comme toujours au fond)

    Il est le seul chef, roi ou dictateur, à ma petite connaissance, à avoir affirmé, en substance, qu’il massacrerait les rebelles, disons ceux qui lui résistent. Il ne l’a peut-être pas dit plusieurs fois mais au moins une fois. Même Saddam, n’avait proféré ce genre de menace que contre les Alliés en « Je vous promets un bain de sang »

    L’affirmation de Kadhafi a donc gmacé le sang du Monde entier, j’imagine. En tous cas de ceux qui ne cultivent pas le jeu de la forfanterie primaire. 
    Il est possible (je n’en sais rien au fond) que pour les Libyens, il soit dans les normes qu’un raïs prononce des paroles aussi dures et qu’ensuite, forcément, automatiquement, il en vienne, disons lorsqu’il gagne la guerre, de pardonner (et il y a effectivement eu des paroles dites dans ce sens) 

    Il se peut donc que chez les Libyens, ces menaces soient culturelles et qu’elles n’aient pas été prises au sérieux. Posons donc que les Libyens appelleraient cela « faire sa grosse voix »

    Car ici, dans notre pays, au niveau familial, ça exsite ce concept de « faire sa grosse voix » Les pères font souvent ça, (parfois à la demande de la mère) histoire d’impressionner les enfants qui chahutent. Mais cette grosse voix ne débouche sur rien de spécial (et les gosses comprennent vite et ils se marrent) 

    Au niveau international, sérieux, adultes/adultes, et en France, la grosse voix, ça semble ne pas exister. Ici, nous aurions donc été très impressionnés par cette grosse voix de Kadhafi (et puis il y a eu les infirmières Bulgares, les attentats qu’il avait organisés ou permis...). Il me semble donc qu’à partir de là, nous aurions été enclins à lui attribuer sinon des bains de sang, en tous cas de véritables intentions d’en commettre.

    Partant de là, chaque fois qu’une éventualité de bain de sang semblait se produire, nous le lui créditions. D’autant que nos chefs prompts à lui faire la guerre n’auront rien dit pour nous rassurer sur ce plan. Au contraire.

    Le procès de Kadhafi était donc déja parfaitement chargé à bloc avant qu’il ne tue qui que ce soit. 


    Ce n’est qu’au fil des mois que progressivement, l’opinion des Français s’est mise à basculer un peu. Un peu seulement.

    Et là, la CPI livre les chiffres les plus sûrs et nous voilà marris. 

    Si au terme de trois mois de guerre, avec toutes ses armes sol sol, Kadhafi n’a tué que 800 personnes, et au cours de combats, ces personnes étant le plus souvent des rebelles sans uniforme donc assimilables à des civils au niveau des hôpitaux, c’est bien que nous avons été bernés par nous-mêmes ; surtout par nous-mêmes.

    Plusieurs fois les troupes de Kadhafi ont pris des villes rebelles et, a priori, il n’y a pas eu bain de sang. Quand les rebelles les ont reprises, ils n’ont pas trouvé ces villes vides.

    Face au constat que nous nous sommes fait prendre à nos propres fantasmes, nous serions, pour les plus engagés d’entre nous, en train d’insister en « Mais si mais si, Kadhafi est de toutes manières un grand assassin » et de déterrer alors ses méfaits antérieurs à défaut d’en tenir de plus actuels. 

    Or, convoquer les crimes antérieurs de Kadhafi, nous enverrait à l’examen de notre bien curieuse attitude antérieure vis-à-vis de lui. 

    Nous sommes bien marris.


    Pour éviter de nous embourber dans nos propres contradictions, il vaudrait mieux que nous nous en tenions à ne le juger que sur cette récente période. 
    Et là, nous aurions dans le box des accusés, un raïs qui n’aura tué que 800 rebelles qui s’étaient armés contre lui, qui avaient fait violence contre un pouvoir soutenu au moins par quelques uns, qui a compté peut-être autant sinon plus de morts dans ses rangs, dont un de ses fils qui n’avait peut-être jamais tué ni directement ni indirectement qui que ce soit.




    Saddam avait fait deux grosses erreurs : Le massacre de civils Kurdes et l’invasion du Koweit. Sans ces deux grandes fautes, je me demande ce qu’on aurait pu lui reprocher.


    Kadhafi, lui, aurait commis deux fautes. Une lourde avec quelques attentats qu’il aurait soutenus, l’autre moins certaine et massive avec les infirmières Bulgares. Mais comme nous avions passé l’éponge sur ces deux fautes là, comme nous les avions déjà jugées implicitement puis déroulé le tapis rouge sous ses pieds en toute connaissance de cause, il ne nous reste plus grand chose à lui reprocher et où nous serions blancs comme neige.


    La Justice du plus fort restant la meilleure, notre Justice triomphera sur la base d’excellents arguments, si nous finissons par le capturer ou le tuer.

    Mais devant Dieu, ça pourrait être plus compliqué.




  • easy easy 29 juin 2011 16:57

    Je me doute bien que vous n’êtes pas le maire de Tokyo et que vous auriez pu dire qu’il faut évacuer Tokyo comme d’autres disent qu’il faut sortir du nucléaire, de l’euro etc.
    Nous sommes sur un forum où chacun y va de ce que j’appelle des injonctions mais que personne ne considère comme un ordre officiel, enfin j’espère.


    Le même jour où vous avez publié « Tokyo doit être évacuée ! », notre ami Mokhtar Sakhri titrait « Arrêtons le crime ! » . Lui non plus n’est pas maire ou président.


    Est-ce qu’en remplaçant mon mot injonction par « incantation lancée en l’air » tout ce que j’ai dit vous convient mieux ?





    Quoi qu’il en soit, d’accord pour en rester là si vous ne pouvez me formuler plus clairement votre position.

    Je ne vous en veux pas du tout.



  • easy easy 29 juin 2011 15:42

    Le malentendu me semble bien levé.

    Vous avez écrit au moins 4 fois et de différentes manière qu’il faut évacuer Tokyo mais vous ne partagez pas du tout cet avis. Ca y est j’ai compris.



    Reste alors à expliquer pourquoi vous avez écrit cette idée de cette manière et pourquoi n’avoir pas précisé que vous ne partagiez pas cet avis, tout en affirmant que pour votre part, et parce que vous ne faites pas partie des aveugles, parce que vous avez un rapport spécial avec l’apocalypse, vous auriez choisi de décamper (etant bien entendu que décamper c’est une chose, appeler tout le monde à le faire c’est autre chose)

    Chacun écrit comme il l’entend mais pour ma part, j’aurais été opposé à l’injonction d’évacuer Tokyo, je n’aurais jamais écrit 4 fois qu’il faut l’évacuer. Ou alors en insistant très fortement sur le fait que ces injonctions ont été faites par d’autres et que je les conteste.




  • easy easy 29 juin 2011 14:55

    Oui, la biologie est une mine.
    Il ne me semble pas possible que les principes qui font les protozoaires ne se retrouvent pas dans les coagulats ou colonies que sont les métazoaires et aussi dans les sociétés que forment ces métazoaires quand ils sont grégaires.

    Il y a de la fractalité dans les principes de vie

    Je vois encore mieux que jamais, grâce à vous, les principes de transmission des infos-alertes entre les marges et le centre.

    Tout ce qui est troupeau, banc, nuée, meute, tout cela nous offre des supports ou sujets pour comprendre comment nos sociétés fonctionnent et réagissent.


    Il semblerait que quelle que soit la qualité d’un transmetteur (en tant qu’individu humain) la société n’accepte pas de s’en contenter. Une société n’accepterait pas de se déplacer sur les indications ou cris d’un seul individu. Pour qu’elle considère un cri et accepte de déplacer sa position, elle doit constater l’existence d’une convergence, d’un début de coagulation des cris. Elle doit entrevoir la formation d’un groupe ayant élaboré un vocabulaire pour traiter un certain cri venu de la marge. Elle doit constater qu’il est possible de dire calmement, sociétalement, ce cri. Si elle ne voit pas le moindre groupuscule dire sociétalement ce cri, elle fait l’impasse dessus.



    Merci pour cet échange.


     







  • easy easy 29 juin 2011 08:40

    Très intéressante votre remarque.

    Il y a donc, comme pour le protozoaire, un message d’interface avec l’inconnu qui est émis par les marges et qui parvient au centre. Ce centre tient compte des messages divers envoyés par toutes les marges et décide un mouvement coordonné vers....

    Alors oui, vous avez bien vu.

    Si des cris doivent venir de la marge, ils doivent être digestés par des médiateurs centraux qui vont les traduire en langage et grammaire compréhensible par la masse centrale. Il faut donc des médiateurs-digesteurs-interprétateurs-traducteurs


    Mais jamais Zemmour ne m’a semblé nous traduire un cri de marge.

    Un marin pêcheur, un condamné à mort, un bagnard, un mineur, ce sont là des gens qui vivent des situations de marge et qui n’ont pas accès aux tribunes. Et bien Hugo et Zola ont fait exploser leur voix en plein milieu de notre société. L’abbé Pierre aussi lors de son appel. Lui aussi nous a soudain fait entendre le cri des SDF. Quel choc !
    Et il avait proposé une formule de digestion de ce choc. Il avait dit « Pas de panique, aidons-les et leur cri diminuera » Il a non seulement rapporté et médiatisé ce cri mais il a proposé une solution parfaitement sociétale : la solidarité.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv