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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 30 juin 2011 22:50

    Arrrrggggggg !

    Ouh la la que j’ai mal !

    Allez, gardons courage Sandrine

    Disons-nous qu’un lutin se sera joué de nous.

    Il est si mignon ce farceur.


    Eugnnng, quand même Sandrine, moi les aspects techniques, ça m’intéresse bigrement.

    Alors comme ça, si un jour vous avez un peu de temps à m’offrir, attaquez direct une histoire de pigments, de migration, de liant, de vernis toussa.









  • easy easy 30 juin 2011 22:41

    L’homme a un gène de démerde en lui.
    C’est un sens qui lui permet de trouver des solutions de survie dans bien des conditions difficiles. Mais ses capacités sont forcément limitées. Il ne peut pas tenir face à un rouleau compresseur géant.

    Notre société, normaliste, utilitariste, industrielle, se défait de plus en plus de ceux qu’elle considère comme des boulets parce qu’ils ne lui servent à rien et même lui font concurrence.
    Alors il faut en parler clairement. Voulons-nous éliminer toutes les sortes de Roms ou biffins qui survivent de bric et de broc, sans être forcément aussi honnêtes que nos ministres ?
    Comprenons bien le principe qui tourne à plein pot et dans lequel nous sommes déjà engagés jusqu’au cou. Ce principe c’est celui de la normalisation de l’individu. Les vaches, les poules, leurs oeufs, tout doit être normalisé y compris le biologique, y compris l’homme. Nous concernant, non seulement l’école nous a normalissés pendant les 25 premières années de notre vie, non seulement nos CV sont normalisés comme nos cartes d’identité et notre manière de faire l’amour, mais bien entendu, l’industrie embauchera les plus normalisés d’entre nous (âge normal compris, sexe normal compris, adresse comprise, pointure de chaussure comprise, tour de poitrine et de fesses comprises, langues parlées comprises, masse pondérale comprise, disponibilité familiale comprise, aptitudes au clavier comprise, hobbie compris, casier judiciaire compris, religion comprise)

    Si donc nous continuons à jouer le jeu de la normalisation de tout et de toute chose, si nous acceptons de considérer anormal que des gens vivent dans des yourtes ou roulottes, alors nous nous condamnons encore plus à devoir correspondre à la virgule près au bon standard.

    Lequel d’entre nous est certain de correspondre toute sa vie au standard optimum qu’exigera tout le monde de l’ISO 9001, d’avoir tous ses enfants correspondre parfaitement à ce standard ?

    Les hommes sont débrouillards, mais il ne faut pas que toute la population se rue sur un débrouillard pour le pendre ou le jeter à la mer.
    Les hommes trouvent des solutions de survie mais il faut accepter qu’ils le fassent.

    Il faut accepter que des gens bricolent pour s’en sortir sans demander l’aide de personne.

    Il faut accepter de perdre de temps en temps, qui une poule, qui un vélo, qui un portefeuille, qui un nain de jardin. Il faut brailler quand on se fait voler. Mais il faut en rire deux minutes après et ne pas exiger de lois encore plus dures.

    Là, il y a par exemple les Chinois de Belleville qui, parce qu’ils sont certainement trop harcelés par les voyous des rues toutes proches, exigent plus de normalisation, plus de Police. Très bien, ils ont raison dans un premier temps.
    Mais à terme, ils y perdront. Oh, ils ont certainement déjà réfléchi à ce problème. Mais ce sont probablement les plus normaux, les plus jeunes, les mieux armés dans la vie, qui, très sûrs de leur stature et valeur marchande, réclament cette normalisation. Les anciens, ceux qui déclinent, qui se savent bien fragiles face aux exigences industrielles, ceux-là se seront très probablement abstenus de réclamer plus de Police. (Plus de Police ou plus de loi ou lois plus dure, c’est kif kif )

    Nous élevons tous nos enfants dans le droit chemin, nous en faisons tous de bons républicains. Mais même dans la force de l’âge, ils peuvent chuter mille fois. Et la dureté que nous aurons exigé contre les faibles, les parasites, les profiteurs, les voleurs et les paumés, se retournera contre nos enfants, voire contre nous-mêmes.


    En somme, voulons-nous nous équiper en prisons d’où il est absolument impossible de s’évader ?
    Si c’est vraiment ça que nous voulons, je préfère partir.



  • easy easy 30 juin 2011 20:40


    Bonjour Sandrine,

    Vous me donnez l’impression de sauter sur l’occasion pour dire votre problème sur les oeuvres nettement plus artistiques et surtout mobilières.

    Exact ou pas, en tous cas, j’en fais souvent autant  smiley




    Il est toujours possible de disserter sur quelque point commun aux châteaux et aux tableaux ou sculptures. M’enfin je trouve qu’il y a bien plus de choses qui les séparent.

    Les châteaux « transportent » avec eux une notion de classe élitiste que l’on aurait décapitée (même si des milliers de néochâteaux et folies ont été construits un siècle après la Révolution). Il semble toujours un peu à ceux qui y habitent, qu’ils risquent un raccourcissement en cas d’embrasement social.
     
    Il me semble que lorsqu’on regarde la Joconde, on ne pense pas trop à François 1er, à la noblesse, à la révolution, à la guillotine, à quelque infamie d’un camp ou d’un autre. On ne pense pas à la guerre civile en regardant le radeau de la Méduse ou en tournant les pages d’un livre écrit et tripoté par Cervantes.

    On trouve des toiles dans les châteaux et des châteaux dans les toiles. Malgré cet effet, un tableau, à moins qu’il n’illustre une scène particulièrement aristocrate comme par exemple une chasse à courre, n’évoque ou n’appelle pas à quelque décapitation. On se passe les tableaux de mains en mains sans autre transcendance en tête que celle relative à ses qualités intrinsèques sublimées par le temps et la rareté, ainsi que par son prix de marché et ce qu’on peut gagner à spéculer dessus.

    C’est une toute autre histoire avec les châteaux où, idéalement, afin de calmer tous les esprits, il vaut mieux placer des colonies de vacances ou des maisons de retraite, que des villégiatures trop privatives. Même en tant qu’hôtel de charme, c’est limite provocateur un château. On sera plus tranquille en investissant un moulin !

    Hélas, les châteaux, à moins qu’ils restent strictement privés, doivent non seulement être entretenus voire retapés, comme les tableaux, mais ils doivent en plus être mis aux normes. Ce qui ne concerne pas du tout les oeuvres mobilières. Et là, c’est la cata pour les châteaux.


    Un château ça vaut rarement plus de 10 millions et les travaux peuvent coputer autant pour à la sortie, ne rien valoir de plus.
    Alors qu’une toile vaut souvent ce prix pour un coût de restauration et de conservation dérisoire.

    Même les formules de défiscalisation ne suffisent pas à faire de bons coups et on se vautre plus souvent qu’on y gagne.

    Les châteaux, ce n’est donc pas la meilleure combine comparée aux oeuvres mobilières.






    Vous êtes affligée devant les désastres que subissent les trésors mobiliers.
    Qui ne le serait pas.

    Mais bon, chaque année, des millions d’artistes en produisent des millions.
    Sans casse et disparitions, où les mettrions-nous ?
    Allons-nous construire 5m de mur à hautes cimaises chaque fois qu’un artiste produit une toile ?
    Est-ce qu’on doit insister dans cette voie où une croûte est très normalement mieux protégée et assurée qu’un être humain ?

    C’est déjà miracle, fantastique, que les oeuvres survivent à leur auteur.




    D’autre part, mais là je vais sur un terrain bien glissant.

    Il se pourrait que la nourriture que nous offrent ces toujours mêmes oeuvres ou de toujours mêmes pattes ou écoles, nous figent en termes d’évolution. 
     
    L’art Nouveau a été frappé en plein vol par la guerre alors qu’il était tout en grâce et légèreté bien féminine si l’on veut. Ca a offert une place en or à l’art déco qui a été également été fauché par une guerre, pour laisser la place à autre chose encore.

    Ces renouveaux qui ont fait suite à des fins peut-être prématurées, n’ont pas conduit qu’à des changements de forme ou de couleur. A chaque virage, c’est une foultitude de choses qui ont changé. Un coup c’était le bois, un coup c’était le métal. Un coup le bois français, un coup le bois exotique. Un coup on traçait à la main levée, un coup à la règle et au compas. Un coup le papier, un coup le tissu...

    Si donc nous sommes actuellement en crise et comme coincés de toutes parts, qui sait si une opération en tabula rasa dans le domaine artistique ne conduirait pas à une explosion de nouvelles voies à explorer.
    Arrhhh vous savez bien que oui.

    Me voilà à presque souhaiter ces moisissures et autres mérules qui vous désolent, chère Sandrine.

    Mais comment regretter que les vilains tyrannosaures n’aient pas été balayés pour laisser la place aux si délicieux humains ?



  • easy easy 30 juin 2011 19:38

    Ahhh la synthèse !

    On en parle un peu ?


    En France on connaît ce mot. On recommande même aux élèves de synthétiser. Mais après avoir analysé. Ici, la synthèse semble ne pouvoir résulter que d’une analyse fouillée.

    Depuis Démocrite, le mieux diseur est ici celui qui découpe le mieux les choses. Jusqu’aux confins de ce découpage, jusqu’à l’atome, dans un premier temps.
    Ici, on a absolument tout coupé en menus morceaux pour mieux découvrir la vérité. Tout est passé au scalpel et à la loupe.
    Ici, on est analyste financier, pas synthétiste financier.



    Au Vietnam, « un Français » se dit « personne française ». Alors que l’on désigne un Sénégalais ou un Vietnamien, on commence par dire leur point commun, elles sont toutes deux d’abord une personne. Il est alors assez difficile de dénier une communauté d’état avec quelque étranger que ce soit.

    Le « un » français semble valoir genre fondé sur le sexe. Mais comme on accorde à un caillou le genre masculin, Il vaut finalement plutôt sens d’article cardinal. 

    Au Vietnam s’il y a des genres c’est pour distinguer entre tout ce qui est animal depuis les humains jusqu’aux méduses, de ce qui est végétal ou inerte. Et cet article qui peut précéder tout ce qui est du règne animal est aussi le mot qui désigne l’enfant. Quelque chose dans la langue conduit donc à considérer tout le règne animal un peu comme son enfant et, forcément, tous les enfants comme les siens.
    A 30 ou 60 ans, on est encore appelé « enfant » par toutes les personnes nettement plus âgées que soi, même si l’on est président.



    Au Vietnam, quand on interpelle un inconnu dans le rue, dès le second échange sinon au premier, on passe au « oncle, tante, frère, soeur, cousin.. » 
    Une personne est toujours considérée avec son fatras d’ancêtres, disons de présence des ancêtres morts. 

    Quand on visite une maison à acheter, on ne sort pas frénétiquement son mètre ruban, on considère d’abord si les ancêtres -qui ne peuvent plus parler- s’y sentiront bien. On y est donc tout le temps à opérer sous les yeux des ancêtres qui nous jugent à l’aune de notre histoire (et de la leur forcément), non à une quelconque autre toise. Cette présence des ancêtres non pas exactement en soi mais plutôt à côté de soi, en chaque instant, fait que mutuellement, on se considère les uns les autres avec le fatras de regards ancestraux, avec le cortège de responsabilités afférentes. 
    Un individu ne se limite donc pas à 50 kilos de viande et on ne pourrait même pas analyser sa psychologie sans convoquer celle de toute sa famille.

    Les blessés, infirmes et invalides restent donc incorporés dans la vie courante et ils grouillent comme tout le monde, on ne les dissimule pas à la vue, on doit les assumer en toute responsabilité familiale.
     
    Quand on compte, c’est sur un boulier chinois où tous les « chiffres » sont comme présents en permanence. On ne les fait pas surgir du néant. On ne les invente pas.

    Nombreuses sont les légendes où il est question du thème d’inséparabilité entre des frères, des amoureux, des jumeaux mais aussi des animaux ou plantes. Par exemple celle sur le bétel, l’aréquier et la pierre de chaux. On concevra toujours le commensalisme, pas le parasitisme.
    Au point que même à un tigre ou un cobra, on accordera quelque commensalisme, et cela bien avant le WWF

    Pas de tannage, pas de cuir, pas de trophée animal, pas de fourrure dans la tradition Viet.

    On n’aurait jamais eu l’idée de pendre un squelette de quoi que ce soit dans les salles se science ou les musées

    Aucun ornement animalier porté sur soi avant la colonisation française. Pas même de plumes. Les minéraux oui, les végétaux oui, pas les bestioles, surtout pas avec sens qu’on serait fier de les avoir tuées

    Les parfums corporels, au regard de ce qui se fait au Moyen Orient et en Inde, il n’y en a pas.

    Les statues représentent des êtres entiers, pas des bustes. Même concernant les animaux. Un homme ne peut donc pas se représenter avec des ailes ou une tête de taureau, des pattes de chèvre, une queue de serpent...

    Il n’y avait pas le Diable avant l’arrivée des chrétiens. Des esprits facétieux
     qui ne cessent de nous mettre dans le pétrin oui. Mais il y a pas de personne diabolique (alors qu’il y a de terrifiants bandits-pirates-rebelles-indépendantistes...)
    Il n’y a pas de possession par le diable.


    Un fantôme, extrêmement fréquent, c’est une personne, parfois un animal, qui erre d’avoir subi une mutilation corporelle ou surtout un abandon, un rejet, un oubli. Et ce fantôme n’ayant donc pas de havre, il emmerde n’importe qui. Il ne fait pas de facéties mais apparaît rappelle à la collectivité qu’il a subi une lourde injustice et fait très peur. Je garantis qu’il suffit d’y croire comme tout le monde pour en voir, qu’on soit seul ou en groupe.



    Aucune sorte de maquillage, de piercing, de peinture corporelle, de scarification, de tatouage, de mutilation. Exception pour les Tonkinois qui se laquent les dents en noir, ce qui les protège très bien des caries (Il y a 50 ethnies ultra minoritaires dans les montagnes, genre Hmong, elles répondent elles aussi à ces critères) 

    Une maison à la campagne, dans la montagne, dans la jungle, c’est sans aucune barrière ni clôture. Fallait pas compter sur eux pour inventer le fil de fer barbelé.

    Une robe (hommes et femmes) comporte deux pans reliés par la partie haute. La palanche qui leur sert à tout transporter, même les gosses, c’est deux paniers reliés par une lame souple de bambou. insensés si séparés.

    Les hommes, les femmes, même chapeau conique très simple.

    Quand une personne a mal au ventre ou au pied, elle est soignée en considération de son corps entier et esprit des ancêtres inclus

    Une personne est considérée ancêtres et responsabilités historiques incluses.

    On ne coupe, ne tranche, ne hache qu’en cuisine. Pas de couteaux ni rien qui puisse blesser ou verser le sang à table entre convives.
    On ne mange aucune bestiole encore vivante. On ne gobe pas les oeufs, on ne mange pas d’huîtres vivantes...

    En France, les plus grandes fêtes, Noël et Nouvel-an, tendent à envoyer les gens chez eux. Au Vietnam, les plus grandes fêtes sont l’occasion d’une démonstration de socialisation à toutes les échelles de grandeur, esprits inclus. Et il y a des fêtes très publiques où ce sont les animaux qui sont les vedettes (sous forme de représentations). Dont le théâtre sur l’eau où toutes les bestioles aquatiques sont à l’honneur

    Aucune fête, aucune démonstration phallique (malgré le Japon si proche). Strictement rien qui évoque un tant soit peu les organes génitaux (absence de lingam malgré l’Inde si proche).
    Le sexe, pas plus que les mains, ne peut être séparé de tout le reste et la sexualité s’accomplit, comme tout, sous le regard de ses ancêtres, avec une responsabilité grand familiale. 


    Le Vietnam offre le seul passage plat entre l’Inde et la Chine. Il est un passage physique, économique et culturel. Alors on y bricole volontiers avec tout ce qui le traverse et qui pourrait s’inscrire dans la tradition du respect qu’on doit aux anciens, imperfections bien comprises. On y trouve donc la plus syncrétique des religions, le caodaïsme où se trouvent rassemblés en exemples ou inspirateurs aussi bien Jésus que Lénine, Pasteur, Churchill, Shakespeare, Jeanne d’Arc ou Victor Hugo.

    Lorsque Giap avait conduit ses guerres, il avait opéré sur tous les fronts imaginables, aussi bien dans la jungle que dans les villes, avec des fusils, que dans les cités occidentales avec des textes.

    Le Vietnam, coupé en deux ? Une folie occidentale dans un pays qui ne considère les choses qu’ensemble, telles que la nature les a réunies.

    Au Vietnam, la lutte contre l’envahisseur, chinois, français, japonais, américain, a un sens. La haine n’a pas de sens. Même la vengeance n’y est pas une valeur. A peine l’envahisseur est-il reparti, qu’on s’ennuie de lui. Ce n’est pas une blague. Un pays qui a fonctionné depuis si longtemps au ciment de sa culture spéciale, se morfond et s’étiole quand il n’est plus envahi. Des milliers de chansons élégiaques construites sur fond de guerre et de perte d’un proche, rapprochant ainsi les esprits des survivants dans une sorte de messe à la tristesse, deviennent ridicules après 50 ans de paix. Les chansons, mais aussi les musiques et les instruments, tellement adaptés à l’élégie doivent passer à la trappe après 50 ans de paix.


    Tout ayant été transformé par l’occidentalisation, les Vietnamiens commencent à avoir l’esprit d’analyse. Mais ils ne sont pas entièrement analystes. Ils peuvent sans doute revenir plus facilement que d’autres à une vision plus synthétique mais ça dépend bien entendu du pays où ils ont passé le plus clair de leur enfance, s’ils ont vécu en ville ou à la campagne, avec ou sans la télé...



  • easy easy 30 juin 2011 14:10

    Ouille ! En finir avec le populisme ?

    Autant réclamer d’en finir avec le besoin de manger.

    Essayons de définir le populisme en disant déjà qu’il y en a mille puisqu’il y a mille sujets de la vie.

    Dans chacun des sujets de la vie, il y a obligatoirement,grégarisation, verbe et communication obligent, un courant de pensée qui se dessine.
    Avant la Révolution il y avait des courants de pensée populiste et des idées de marge. Après la Révolution bien des idées autrefois de marge sont devenues populistes et il est surgi de nouvelles idées de marge qui un jour, deviendront probablement populistes.



    C’est quoi un fleuve ? C’est une masse d’eau qui circule du haut d’un terrain vers le bas ?
    Certes, mais à y regarder de plus près il y a bien d’autres choses à en dire. On peut par exemple remarquer qu’il existe un milieu à ce fleuve et où l’eau circule plus vite sur sur les berges où les dernières molécules sont même immobiles, planquées dans les enfractuosités des berges.
    Il y a donc de l’eau qui circule sur de l’eau qui circule pendant qu’il y a de l’eau qui circule sur des roches. Et cette eau qui circule sur les roches les érode, transmet les limons vers le reste des eaux et ce limon se déplace en reformant un lit. Ce lit est à la fois défait, et refait. Au total, un fleuve comporte des parties droites, des sinuosités, des chutes, des tourbillons, des plats, des affluents, des confluents, des deltas, des sources.....

    Les courants de pensée ressemblent à des fleuves.

    Alors détruire les fleuves de pensée ?

    Pour quoi faire à la place ?

    Des lacs ?
    Des mares ?
    Ou carrément des lits à sec ?



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