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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 29 juin 2011 08:19

    Les quiproquos sont de méchantes choses qui surviennent sans que personne ne les ait désirées.
    Essayons de les débusquer ensemble voulez-vous ?

    Le plus important c’est que déjà, votre texte initial soit compris par vos lecteurs n’est-ce pas ?
    Alors, soyez patient et pédagogique.

    Aidez-moi à comprendre ce qu’il fallait comprendre face à ce que vous avez écrit et que j’aurais compris deux fois de suite à ce point à l’envers que ça vous aura fait rire mais pas incité à m’éclairer

    Montrez-moi aussi en quoi l’emploi de l« impératif et des »il faut évacuer" n’est en rien une injonction.


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    Tokyo doit être évacuée !

    L’impensable est devant nous : on ne peut plus vivre à Tokyo, la radioactivité y est trop forte. ...............

    La conclusion tombe logiquement : il faut évacuer Tokyo.

    ...............Mais ce qui ne l’est pas davantage et qui serait presque, au final, plus inquiétant encore, car révélateur de l’état de décrépitude de nos démocraties comme de notre conscience collective, c’est le fait qu’affirmer, comme le fait Next-Up, que Tokyo doit être évacué expose sérieusement au risque de passer pour un zozo ou un zinzin

    Quoi qu’il en soit, pour ce qui nous concerne, nous le bon peuple, la claque que constitue la nouvelle de la nécessaire évacuation de Tokyo doit être l’occasion de sortir de notre torpeur, de cesser de jouer les dindes ou les autruches pour enfin faire nôtre cette formidable parole de Che Gueva



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  • easy easy 28 juin 2011 21:54

    Quand j’ai lu

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    Tokyo doit être évacuée !

    L’impensable est devant nous : on ne peut plus vivre à Tokyo, la radioactivité y est trop forte. ...............

    La conclusion tombe logiquement : il faut évacuer Tokyo.

    ...............Mais ce qui ne l’est pas davantage et qui serait presque, au final, plus inquiétant encore, car révélateur de l’état de décrépitude de nos démocraties comme de notre conscience collective, c’est le fait qu’affirmer, comme le fait Next-Up, que Tokyo doit être évacué expose sérieusement au risque de passer pour un zozo ou un zinzin

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    j’ai eu l’impression que vous recommandiez d’évacuer Tokyo et que quiconque recommanderait ça se ferait traiter de zozo, selon Next up


    Mais vous me dites maintenant qu’il fallait comprendre l’inverse et que vous recommandez de rester à Tokyo 

    C’est ça ?

    LOL


    Passons !





    Vous dites qu’ils restent à Tokyo par mimétisme.

    C’est mainstream, simpliste et surtout méprisant.

    Un soldat ne se porte pas volontaire pour aller délivrer un pays des nazis à 10 000 km de chez lui par mimétisme mais par sociétisme.

    Vous faites très grand cas de votre vie et ça semble logique, recommandable même. Mais si tout le monde avait pensé comme vous, personne ne serait venu libérer la France des Nazis.

    Tout le monde tient à sa vie, mais pas autant qu’à sa société car elle seule produit du sens. Très souvent, des gens estiment que leur société passe avant eux et sont disposés à se sacrifier pour elle.

    Bien pas bien, je n’en discuterais jamais, mais c’est un fait. 

    Sans ce sens très sociétal, pas de sauveteurs, pas même d’égoutiers.



    Je ne reprocherai à personne de n’avoir pas ce sens sociétal placé au sommet de tout et de préférer fuir les galères collectives, les montagnes de vaisselle à laver. Mais je ne laisserai pas dire que ceux qui restent à Tokyo ou qui se sacrifient à Fuku, le font par mimétisme ou aveuglement.


    Vous avez la particularité d’hystériser sur l’apocalypse et l’apparition d’une « preuve » en ce sens vous fait faire vos valises. Très bien. 

    Mais bien des gens, dont je fais partie, estiment que si leur vie est importante, elle ne l’est pas tant que ça et qu’il peut y avoir telle ou telle autre chose à placer au-dessus.


    Concernant les Juifs de 40 que vous évoquez dans ce papier auquel vous venez de me renvoyer et dont vous dites qu’ils ont été bien bêtes ou aveugles de ne pas fuir tout de suite, je vous réponds que si ça se reproduisait, si j’étais visé, je resterais (mais attention, j’ai un certain âge, j’estime avoir beaucoup vécu et ce paramètre joue fortement)


    Les sociétés offrent de longs moments gratifiants aux individus et obligent parfois à des épisodes de sacrifice. Entrer en société et en profiter conduit, en toute éthique, à admettre cette règle en son entier.

    Les habitants de Tokyo restent dans leur ville parce que leur amour pour cette société est très fort. Non parce qu’ils sont aveugles ou moutons ou stupides. Ils en partiront lorsqu’au quotidien ils ne ressentiront plus l’énergie de leur ville mais au contraire sa défaite totale.


  • easy easy 28 juin 2011 20:34

    Il n’y aurait que des Diogène, il n’y aurait pas de société.

    Lorsqu’une paramécie ou amible se déplace, c’est par ses marges, le centre suit. 
    Une société évolue par ses marges, par ses marginaux ou par ceux du centre qui parfois vont faire un discours depuis la marge. 


    En moyenne des individus, chacun de nous devrait passer beaucoup de temps à dire le mainstream et oser parfois se mettre à poil, se dépouiller de tout costard de centre ville et poser une proposition de marge. 


    Il y a les âges qui jouent.
    Quand on a 17 ans et qu’on n’a pas encore son smoking, on est souvent plus disponible pour jouer les trublions de la marge. Puis on reviendrait au centre mainstream pour se marier et avoir des gosses, puis, les gosses étant grands, on devrait avoir le réflexe de repartir à la marge au lieu de pantoufler dans ses palmes académiques.

    Ca c’est un schéma de principe, c’est histoire de montrer qu’un troupeau doit comporter un centre et aussi des éclaireurs en tête aussi bien que des retardataires en queue. Que certains d’entre nous n’aient, de toute leur vie, jamais l’audace de passer quelque temps en marge, c’est bien possible. Ce qui oblige d’autres à y passer toute leur vie, sur cette marge. 


    De la part d’un leader d’opinion, j’attends qu’il s’exprime à la marge en se mettant à poil. Ce que peut dire un académicien ne me semble d’aucun intérêt. Or Zemmour n’est ni plus ni moins qu’une sorte d’académicien blindé d’autorisations et ne prenant jamais aucun risque. 

    Dans toutes ces émissions les rhéteurs sont placés au centre de la salle, donc au coeur du coeur du mainstream (et quand un trubion force le passage pour se faire entendre, il vient d’un fond de la salle)



    Les hommes politiques qui occupent la plus grand part de l’espace de parole sérieux et qui font les lois, ont l’obligation de rester de manière très stable et constante au centre d’un sous-groupe social. (Là, il y a Marine qui a opéré un recentrage de son discours en considérant une cible électorale plus large)
    Il y a donc une constante politique versant dans le mainstream (mainstream de chaque sous-groupe politique) 

    Comme ce centralisme des discours politiques est très hégémonique, comme Zemmour a forcément calqué sur leur centrisme, il parle depuis le même centre et ne peut pas nous livrer la moindre idée neuve. 



    Qui alors ? 

    Qui parle parfois à la marge et bouscule le mainstream ?
    Et bien des quidams qui, sans l’avoir fait exprès, à leur corps défendant, se retrouvent à la marge. C’est par exemple le cas de certains malades, qui souffrent plus que d’autres, d’une maladie hyper spéciale et qui, soudain, font entendre un cri d’être nu et posent que se suicider devrait être un droit, un honneur, un devoir, que sais-je.
    Ou alors une mère qui décide d’offrir son utérus à sa fille. Quel tremblement dans les idées !


    C’est aussi les Soltjenitsyne, Hugo, Dostoïevsky, Cervantes, qui s’étant retrouvés à poil dans des exils forcés ou des bagnes, ont produit des discours extraordinaires de nouveauté. 
     



  • easy easy 28 juin 2011 18:28

    L’usine de dépollution.

    Posons très schématiquement que la moitié du combustible (au moins celui qui était dans les piscines) ait été réduit en poussière. L’eau qui a été déversée sur le chantier aura donc été chargée de boues constituées de ces poussières de combustible.
    Alors le filtre de dépollution se retrouve avec cette moitié de combustible revenue sous forme de boue.

    Si ce combustible qui vieillisait tranquillement dans les piscines devait y être refroidi avant le tsunami, la moitié de ce combustible revenu sous forme de boue doit également être refroidi

    Ce schéma grossier montre que la masse, la charge radioactive et la chaleur des boues récupérées par tonnes, représente un gros probème.


    C’est qu’il est tout de même plus facile de refroidir un crayon radioactif brûlant et rigide en le plaçant dans une piscine avec courant d’eau fraîche, que de refroidir une boue radioactive brûlante.
    Quand il y en a un peu, ça va encore mais quand il y en a des tonnes, bonjour les dégâts. 

    Quand on a conçu cette usine à dépolluer, on a tenu compte de la présence de boues mais issues de quoi ? Bin disons de que dalle, de très légers enlèvements de matière lors d’un refroidissement de crayons en piscine. Je ne pense pas que cette usine ait été conçue pour traiter une eau aussi boueuse que celle qui résulte du rinçage d’une centrale explosée.

    Et si les pompes de cette usine n’aspiraient que le dessus de cette eau, en évitant donc d’aspirer les boues décantées sur les sols des couloirs, il y aurait certes moins de boues sur les filtres mais les bâtiments resteraient pollués par les boues que ces pompes n’auront pas aspirées.

    Pour traiter cette eau de rinçage de centrale explosée, il faudrait une usine comportant un premier proces consistant à décanter grossièrement les très gros volumes de boue, sans chercher à les traiter du point de vue des radiations et en les plaçant tout de suite dans des containers.



  • easy easy 28 juin 2011 17:55

    Zemmour n’a rien dit.

    Pour vraiment dire quelque chose, il faut s’incendier, se consumer, se cramer, s’immoler.

    Lorsqu’Alexandre a demandé à Diogène ce qu’il pourrait faire pour lui rendre service, le SDF lui avait répondu « Ôte-toi de mon soleil »
    Il s’agissait là du maximum possible de Diogène et il s’en était fallu d’un cheveu qu’Alexandre ne lui fracasse le crâne.
    C’est ça se cramer complètement. Se vider, se retrouver à poil, sans aucune défense.


    Zemmour, à position équivalente, aurait convoqué toutes sortes d’autorités, les plaçant de son côté. Il ne se mouille pas, il mouille des défunts dans ses discours.

    Puisque toute l’humanité, toute la problématique de l’Homme est entièrement contenue en chacun de nous (aux limites sexuelles et culturelles près, et encore), chacun de nous devrait pouvoir tout piger seul et devrait être capable de défendre ses visions sans convoquer quelque tuteur, garant ou caution. 

    Débattre à partir de son seul corps, sans renvoyer constamment à mille et un autres auteurs ou penseurs, sans renvoyer frénétiquement à des « liens », c’est cela parler avec ses tripes.

    Parce que la société oblige à un vernis de respectabilité, on ne dit rien qui ne soit déjà dit en se planquant sous ce vernis de respectabilité. Pour dire quelque chose de personnel, il ne faut pas s’habiller de sociétal, il faut se foutre à poil.

    Un des critères de respectabilité et d’autorité du coup, consiste à savoir, à être informé, à être cultivé. Que peut-on dire de neuf et d’intéressant quand on se blinde d’une autorité fondée sur le savoir ? Que peut-on dire d’outre-culture quand on récite la culture.

    Dans ce « Ôte-toi de mon soleil » prononcé par un misérable au roi du Monde, il n’y avait ni savoir, ni science, ni culture, ni titre, ni gloire, ni autorité sociale. Il n’y avait qu’un homme seul et très vulnérable.











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