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59 ans
Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 16 décembre 2012 17:05

    Je vous ai dit qu’une dame rencontrant un gamin de rue, orphelin ou pas elle n’en sait rien, l’appellera, à défaut de connaître son nom, enfant (ou neveu) et cela en sachant qu’elle appelle le plus chéri de ses enfant : enfant (parfois elle l’appelle par son prénom s’il y a d’autres de ses enfants dans la maison) 

    Quand l’enfant est près de sa mère, elle lui dit des mots doux en l’appelant tout simplement Con (qu’il soit garçon ou fille)
    (C’est un O de notre coq, non le nasal de notre sale con)

    Puisque tout enfant de rue est appelé comme s’il était de la famille de celui qui l’appelle, il y a déjà la familiarisation automatique et généralisée.
    A se demander si cette dame n’irait pas à appeler un petit Martien ayant l’air jeune par le même Con qu’elle accorde à son propre enfant. Bin oui. C’est ce qu’elle ferait.
     
    Il est impossible à un Viet de parler à son pire ennemi sans d’abord lui reconnaître la classe animale puis la classe humaine puis la classe famille.
    Pour un Viet, tous les gens du monde relèvent de la famille
    Il existe une forme permettant de parler à quelqu’un en la désignant et en se désignant no-famille. Mais cette forme est utilisée en conférence, en tonalité universitaire, donc logos pur. Les gens ordinaires ne l’utilisent pas et certains ne savent même pas que cette forme neutre existe.

    Affaiblissement du sème famille alors ?
    Bin non puisque ce sème est appliqué ces centaines de fois par jour à ceux qui nous sont le plus chers.
    Il n’y a pas affaiblissement du sème famille il y a profit de tous les gens du monde à ce sème dont la réalité quotidienne implique le plus chéri

    Quoi qu’on fasse, la langue viet courante, de la maison e de la rue, inclut ethos et pathos puisque d’une part il n’y a pas de chosification possible (en dehors des cailloux) et que d’autre part il y a de l’affect par cette familiarité.



    En France, non seulement on ne pratique pas ce principe familiériste mais on crie au contraire au scandale lorsque quelqu’un est familier.

    Comment peut-on croire qu’on a des chances de devenir fraternels alors qu’on interdit la familiarité, qu’on la péjore, qu’on peut même faire procès à quelqu’un parce qu’il a été familier ?

    Le Français est extraordinaire
    Il est le premier du Monde à avoir clamé qu’il fallait être fraternel alors qu’ontologiquement et profondément il ne veut pas l’être.



  • easy easy 16 décembre 2012 16:30

    En France, on dit « Le nuage »

    A quoi sert ce Le ?
    Uniquement à distinguer entre un ou plusieurs
    Il a un contenu de genre qui ne sert à rien.
    Il ne sert à rien sinon à embrouiller
    Le français inclut d’emblée une brouille

    Qui est augmentée avec la polysémie.
    « Hier, il faisait trop chaud, j’ai pris ma glace, j’ai ouvert la porte, je suis desendu, j’ai....à droite....à gauche...puis, je l’ai mise devant mon visage, j’ai ouvert grand la bouche et j’y ai regardé le fond de ma bouche »
    On découvre le sens de glace après trois heures de lecture

    Et pendant ces trois heures, on aura suivi l’écrivain, on aura descendu les escaliers, on aura tourné à D puis à G, tout ça avec un grumeau de brouille dans la tête. Comment pourrions-nous nous concentrer complètement avec un tel grumeau de questions en tête ?




    En vietnamien on ne peut pas se retrouver en telle situation de brouillard, le sème apparaît très vite. 

    Les articles n’indiquent jamais un genre (masculin/ féminin), ce qui serait une absolue absurdité lorsque l’article genrant s’applique à tout, y compris aux nuages (mais les Français touvent cette absurdité normale)

    Ils n’indiquent pas non plus un singulier ou un pluriel (La pluralisation, tant qu’elle ne dit pas le chiffre, ne sert pas à grand chose sinon à généraliser. « Les Français » généralise)

    L’article viet indique la catégorie naturelle de l’objet non notre regard ou comptage sur lui, non notre regard sexé sur lui)
    L’article viet indique : plante, animal (et l’homme en fait obligatoirement partie), liquide, point, machine, objet inerte....


    En viet
    Un garçon se dit enfant masculin Con trai
    Une fille se dit enfant féminin Con gai
    S’il y en a plusieurs, on ajoute des mots indiquant les dimensions de l’enveloppe ou du périmètre considéré. 
    Alors qu’en français, dès qu’on dit Les garçons ça peut vouloir aussi bien dire les garçons autour de nous que tous les garçons du monde

    Le Français vire très vite et très automatiquement à la généralisation. Ici, Les hommes peut très bien avoir le sème de tous les hommes du monde. 
    Et il projette automatiquement sur les autres hommes du monde ses idéations et schèmes.

    En viet on ne peut dire le sème tous les hommes du monde qu’en précisant bien tous les hommes du monde






    En français on dit « La mère » et « La merde »
    En viet on dit « personne mère » et « objet merde »

    Les conséquences, car il n’y a que les conséquences qui nous sont vraiment intéressantes à connaître, sont grandes et je ne parviendrai pas à en faire le tour à mon grand regret. Sur ce point, je vous abandonne à vos propres spéculations sur ce qui peut découler de cette différence.
    Mais au moins puis-je dire qu’en aucun cas une mère (ou un enfant, ou un chien) ne peut être chosifiée. C’est strictement impossible. Du coup, les procès en chosification de quelque victime (triangle de Karpman) dont nous nous repaissons ici, n’ont aucun sens aux yeux des Viets.

    Il y a dans le français tous les ingrédients pour tout chosifier et nous nous retrouvons ensuite à nous accuser mutuellement de chosification. Nous sommes forcément hystériques (selon une acception élargie) ou mis en résonnance, en Larsen avec nos propres outils lingusitiques. 

    Si seulement nous avions conscience qu’il serait possible de concevoir une langue (hyper déterminante de la pensée) d’une autre manière. Hélas non, 99% des Français ne peuvent concevoir qu’il soit possible de papoter autrement que selon la même logique linguistique.

    Heureusement que nous avons pu voir des écritures s’écrivant de D à G, en verticale, sinon, nous serions persuadés qu’on ne peut écrire que de notre manière.


    Les conséquences de la chosification/non chosification sont innombrables et je suis saisi de vertige devant leur quantité.

    Je ressens une panique à ne pas savoir par quel bout commencer.

    Tiens le travail salarié par exemple.
    Ou bien les putes.

    La langue viet est ainsi faite que le concept consistant à chosifier une personne n’est pas possible : salarié, pute, esclave, ne peuvent pas être associés à un concept d’objet tel l’étron ou le caillou. Même un âne ne peut pas être un objet. Même une machine ne peut pas être un objet. Même le mot voiture est précédé d’un article qui indique que c’est une machine à transporter et que ce n’est pas à ranger dans la même classe que les cailloux.
     

    Marx, toussa, me fait pleurer.
    On essaye de corriger une perversion de notre système par des émeutes, des fers et des bombes alors que le mal est dans notre langue.
    Plus on fait de discours en langue française, plus on s’enferre sur ses perversions fondamentales.
    Poétisons, versifions, Zolons, Hugons, Rimbaudons, Révolutionnons, Communons tant que nous voudrons, le mal reste toujours là.





    Je n’ai aucun scrupule à déformer ou néologiser les mots français, au contraire

    Il existe ici un procès intenté contre ceux qui changent le sens des mots.
    Je me marre
    Enfin j’en pleure plutôt.
    Car nos mots sont à mes yeux à réformer et quand je vois combien sont nombreux ceux qui brandissent la nécessité de les préserver dans leur temple, je me dis qu’on n’est pas sorti de l’auberge.

    Mais mais mais, je sais aussi qu’il serait catastrophique de tout casser d’un coup. Nous avons besoin du mainstream avec sa viscosité-plasticité bien comprise, nous devons contribuer à le déplacer lentement, nous ne devons pas l’incendier sous peine de devenir tous des fous.



  • easy easy 16 décembre 2012 15:13

    Le mainstream nous est indispensable 


    Si je nais sur une île en seule compagnie de loups, de rats ou de fourmis, ces derniers mainstreamant entre eux, je percevrais ce mainstream et je m’y collerais à 100% dans toute la mesure de ce que mon corps permettra.

    Et je serais content selon le content que ce mainstream indiquera. Etant ultra minoritaire, je n’aurais pas idée d’influencer le mainstream mais les autres tiendront compte de ma bizarrerie puisque je ne peux pas exactement faire comme eux et le mainstream variera un petit peu vers moi. 

    Si j’arrive sur la même île à mon âge et avec ce que j’ai déjà comme concepts et percepts, pétri de mainstream (Français + Viet + mondial) je vais devenir d’abord très malheureux. Je fantasmerai (Espoir éveillé) de papoter au téléphone au moins avec Vandame, avec n’importe qui relevant de mon ancien mainstream.

    Ma pensée ne se conservera pas en son état actuel plus d’une semaine. Au bout d’un mois, tout volera en éclats, en commençant par les concepts les plus asbtraits et parisianistes. Au bout d’un an il ne restera de ma pensée que deux trois alfas. Je ne saurais même plus compter.

    Quant à parler, n’en parlons pas.

    Si nous sommes deux naufragés, nous ne nous disputerons surtout pas. Quel que soit mon partenaire, il me sera hyper précieux.

    (Mais à trois, tout passerait au contraire compliqué avec meurtre à la clef à moins que nous convenions immédiatement de nous interdire le triangle de Karpman)


    Si je pige vite que cette situation d’isolé peut me rendre fou de détresse puis fou à lier ; je vais peut-être convenir d’adhérer sans manières et au plus vite au mainstream des bestioles que je trouverais. Ce sera alors une démarche hyper consciente 
    Mais je sens que ce sera très difficile et que mes chances de ne pas paniquer sont minces.

    Il y a eu souvent des prisonniers se sachant emmurés à perpétuité, qui ont convenu d’adhérer au mainstream des cafards et qui s’en sont bien tirés. Il y en a un de ces prisonniers cafardés qui avait reçu la visite de son tortionnaire, à la Bastille je crois, et ce tortionnaire ayant compris l’intérêt du cafard pour ce damné, l’a écrasé. Ce prisonnier lui a dit « J’eusse préféré que vous eussiez cassé mon bras » 



    Il me semble possible qu’un Français pas trop gambergeur puisse supporter la solitude prolongée sans devenir fou, mais j’en doute déjà. Il lui faut au moins le mainstream de l’alcool.

    Mais pour un gambergeur du genre Nietzsche, ce serait catastrophique de ne plus pouvoir se baigner régulièrement dans son mainstream originel. Les gambergeurs écrivent donc, ils ont besoin de cogner leur pensée sur quelque punching ball. Nous avons beaucoup plus besoin d’être contrariés que d’être compris.

    (Gros sujet à aborder alors concernant les fous que nous isolons de nous)


    (Le suicide est ici mal compris et pourrait être compris différemment mais il vaut mieux qu’il reste mal compris par le mainstream. Il ne doit être mieux compris qu’à titre individuel)


    Un chien ne vivant plus que parmi des hommes, adhère au mainstream des hommes. Un canard aussi. Lorentz a bien étudié l’éthologie de quelques bestioles, mais il nous invitait implicitement à piger la nôtre d’éthologie

    Le cheval a été un énorme partenaire de nos vies mais il était peu mainstreamable (alimentation trop différente, très délicate...). Il est beaucoup moins humanisable, domestiquable, qu’un cochon, qu’une souris.
    Dès que nous n’en avons plus vu l’utilité, nous l’avons jeté. Sans quelques passionnés aux yeux mouillés de reconnaissance pour lui, il n’y en aurait plus. Et bien nous ne savons pas grand chose de son éthologie tant nous avons réduit ses possibilités de relationner entre chevaux.

    Il va donc sans dire que je trouve absurde et dangereux le procès que nous faisons depuis 50 ans à notre mainstream. Dont j’ai déjà dit que chacun convient qu’il existe, qu’il est mauvais (en France) mais que nul ne sait définir.

    Le mainstream nous est indispensable pour adosser notre pensée et la structurer. Il nous influence, il limite notre intelligence, mais c’est ainsi limité que nous nous sentons bien tout en ayant nos degrés de liberté pour vagabonder autour en faisant les malins.
     
    Nous avons à nous en nourrir et à le nourrir.


    Un mainstream mondial ?
    Pourquoi pas, je n’en vois ni intérêt spécial ni inconvénient spécial. L’important c’est d’avoir une pensée limitée, adossée à des repères partagés (qui évoluent forcément) et de danser autour.
    On ne peut pas danser dans le vide.
    Il nous faut un plancher, une eau, un air, quelque chose qui nous porte et nous offre une portance.

    Je suis donc opposé aux propositions de s’ermiter sinon en fin de vie, histoire de découvrir ce qu’est l’isolement, par curiosité.
    Ce que le moment ultime avant la mort nous offre de toutes manières



  • easy easy 16 décembre 2012 14:13

    J’ai déjà dit quelques choses sur le mot aposématique, mais je n’ai pas dit pourquoi je l’introduisais

    Les biologistes qui ont inventé ce mot sont partis de l’idée de l’animal arborant des couleurs très voyantes procède d’une démarche inverse de celle plus commune des autres animaux. Les biologistes considèrent que les uns veulent se montrer alors que les autres veulent se camoufler. Dans les deux cas, les biologistes attribuent une volonté à l’animal, à la chose de la couleur. Ils disent donc que la couleur des dendrobates est aposématique. Le sens du mot est donc « Allure d’une chose qui veut avertir quelle est mortelle » . Mais implicitement, ces biologistes entendent que la couleur aposématique vise quelque cible, la couleur s’adresse aux prédateurs, elle ne s’adresse pas à la Lune. Ils entendent que c’est sur un prédateur que la couleur produit un effet terrifiant. Ils entendent que cette couleur est aposématique aux prédateurs mais certainement pas à la Lune ou aux partenaires. Cette couleur n’est pas aposématique absolue ou universelle. 
    Ce n’est que si nous introduisons ce mot dans le langage courant en insistant sur la non universalité de son effet, que ce sera intéressant. 
    Cela nous permettra de sortir un peu de « La Lune est belle » pour aller vers « La Lune m’est belle » 

    (Nos signalétiques en jaune et noir sont directement inspirées de certaines dendrobates et le rouge aussi. Etant entendu que nos spécialistes de la signalétique ont vu que leur choix collait bien avec notre culture et se sont moqués de savoir si ce choix était pertinent dans d’autres cultures. Etant également entendu qu’ils ont fait toutes sortes de tests de visibilité nuit jour, qu’ils ont vérifié quelles sont les longueurs d’onde du spectre visible qui atterrissaient sur notre rétine sans effort du cristallin. C’est parce qu’ils ont remarqué que les décors intérieurs étaient rarement vert qu’ils ont décidé que la signalétique de secours serait verte d’autant que ça collait bien avec nos sémaphores routiers)
     
    Si nous nous mettions à utiliser ce mot qui sommeillait dans les tiroirs des biologistes, il pourrait nous aider à acquérir une nouvelle notion qui nous ferait mieux saisir ce qu’est le mainstream et comment chacun s’en inspire et y contribue. 

    Car pour l’instant, nous disons d’une chose qu’elle est terrifiante, diabolique, effrayante...Nous ne disons pas « Cette chose m’est effrayante, m’est diabolique, m’est terrifiante » . En oubliant d’ajouter le m’ , nous généralisons notre sentiment, nous imposons notre sentiment, nous le mainstreamons

    Nous pourrions entreprendre le nettoyage des mots d’usage pour les démainstreamer mais ce serait très difficile. Nous ne pourrions pas nettoyer tout ce qui a déjà été écrit.
    En utilisant un mot neuf et en insistant sur son sens individuel, nous pourrions nous offrir un appui externe au mainstream pour nous offrir une perspective sur lui.

    Laissons donc les mots Terrible, Effrayant, Diabolique poursuivre leur carrière mainstreamante mais utilisons aposématique en insistant sur le fait que son effet effrayant se produit sur soi mais pas forcément sur un autre. 

    Il n’y aurait intérêt profond à utiliser aposématique que si nous ajoutons le m’
    « Cette chose m’est aposématique »

    Je ne doute pas qu’en dépit de cette précaution aposématique finira à terme par être mainstreamé donc utilisé sans m’ mais d’ici là, nous aurons profité d’une mise en prespective du mainstream 


    Pendant quelques années nous dirons non pas «  Buerk, le violet aux lèvres est terrifant  » 
    mais « Buerk, le violet aux lèvres m’est aposématique »

    Plus tard nous dirons probablement « Buerk, le violet aux lèvres est aposématique » 

    Mais dans l’intervalle, nous aurons appris à faire la nuance entre nos sens et celui des autres, nous aurons appris à ne pas imposer nos percepts aux autres, à ne pas nous imposer mutuellement nos percepts 

    Et il faudrait bien entendu faire surgir d’autres mots ayant sens de « M’est agréable » « M’est pénible » « M’est caressant » ....



  • easy easy 16 décembre 2012 13:08

    Bonjour à tous,

    Je reprends le cours de nos explorations curieuses d’hier
    Je vais parler sans maniérisme, sans politesses, en vous faisant donc confiance
    Ça pourrait partir dans tous les sens, je n’ai pas de trame ou de ligne directrice en tête, j’improvise 

    Je vais poser des pavés séparés, en pas japonais.

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