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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 décembre 2012 14:26

    **** Et j’y vois en fait dès lors bel et bien plus une question de psyché que de possibilité/impossibilité rationnelle ****

    J’en conviens et suis mat.
    Il m’apparaît évident qu’avec ma psyché, je ne serais pas allé à fouiller la Terre pour y découvrir le mouvement brownien, les quark et autres spin. Même la paramécie qui m’est tellement utile pour comprendre, je ne l’aurais pas connue. Alors grand merci aux fouilleurs et leveurs de jupons.
     
    (Je suis fasciné par votre don à poser proprement votre pensée)



  • easy easy 15 décembre 2012 14:15

    C’est noté, vous n’avez donc pas été une mère selon mon schème et votre fils n’aura pas ressenti de grande différence entre son état et le vôtre. Il ne devrait donc pas faire partie de ceux qui mettent la Terre sens dessus-dessous pour y trouver le sens de leur mère.

    Sur les philosophes, vous dites qu’ils sont élaboré sur leur pathos, j’en suis certain. Mais ça ne saute pas aux yeux et c’est planqué dans le logos qui est leur seul mode d’expression au premier degré. Même leur très important ethos, il ressort mais n’est pas dit. Aucun ne dit carrément ce qu’il est. Ce sont les autres qui le disent pour eux et ils le déduisent du seul logos.

    Leur pathos est si planqué que si nous pouvons déduire leur ethos, ce qu’ils sont, nous ne parvenons pas à déduire leur pathos, ce qu’ils aiment. Nous pouvons donc dire d’un philosophe qu’il est stoïque, épicurien, marxiste, sceptique, mais pas s’il aime ou non la choucroute ou le chant des oiseaux.

    Le planquage-déni-tuage du pathos est si systématique chez eux qu’ils commencent par exiger de leurs adeptes de ne plus aimer leurs parents sinon de manière très générique ou distanciée. Il ne faut plus aimer, adorer, que sophia. Quant à l’amour porté à sa progéniture, il n’en est question nulle part, sinon encore de manière collectiviste.



  • easy easy 15 décembre 2012 12:51

    Vous avez très bien synthétisé la situation en disant que vous la trouviez déplorable.
    Je partage sans réserves votre avis.

    Vous avez déjà expliqué d’une part la mécanique qui pousse les mères à se débarrasser au plus vite de leurs enfants, d’autre part la mécanique qui pousse les adultes ayant fait ce choix (ou pris ce parti) à le défendre mordicus, donc à l’amplifier.


     
    Arrive la problématique de la culpabilité des adultes une fois la mauvaise chose faite.
    Car pour eux, il semble impossible de revenir en arrière, de réparer.
     
    Je ne sais pas comment résoudre cette culpabilité qui fait que la mécanique poursuit son effet nuisible.
    Je sais seulement que si l’on ne trouve pas le biais pour la résoudre, la situation va se poursuivre en accélérant vers le coincement. (Je ne crois pas qu’il puisse y avoir un phénomène auto-guérisseur comme il s’en produit parfois sur d’autres sujets)

    J’en viens à croire qu’à défaut de trouver une solution de déculpabilisation, il n’y a plus qu’à espérer quelque sorte de tsunami venu de je ne sais où pour qu’à sa suite, relevés de décombres, nous puissions tout remettre à plat sans complexes.




  • easy easy 15 décembre 2012 12:28

    Posons le schème suivant comme souvent valable :

    Un enfant est dans les bras de sa mère qui fuit quelque chose. L’enfant ressent l’émoi de sa mère, il angoisse et ne pige rien (les premières fois, après il pigera et n’aura plus peur). Il a nettement l’impression que sa mère sait ce qu’elle fait et où elle va.

    Il considère qu’il ne sait pas et qu’elle sait. Il se croit bien plus curieux et questionneur qu’elle. Il voit bien que c’est lui qui pose les questions et qu’elle a réponse à tout.

    Jusqu’à la maternelle l’enfant a encore la forte impression, le matin et le soir, que sa mère sait infiniment mieux que lui où il faut aller « Fais-ci, ne fais pas ça !, Dépêche-toi, on va rater le bus, va te coucher sinon tu ne pourras pas te réveiller à l’heure »
    Il est obéissant, sous quasi hypnose.

    Fin du schème.
    Je spécule maintenant dessus.

    Je doute beaucoup que des enfants interrogés à 5 ans avouent autre chose que « Je ne sais pas où je vais mais maman elle le sait »
    Cette impression peut et devrait évoluer en prenant de la bouteille mais, et c’est là que les différences entre enfants arrivent, l’enfant peut soit avoir devant lui une mère qui lui révèle qu’elle ne sait pas où elle va, soit avoir une mère qui tient à conserver sa position de sachante.

    Si tous les enfant de moins de 6 ans sont convaincus que leur mère sait où elle va et n’a donc pas de curiosité, à partir de 6 ans les uns vont découvrir que c’est faux pendant que les autres vont continuer de croire que c’est vrai.

    Il me semble que ceux qui continuent de croire que c’est vrai, une fois devenus adultes, vont explorer la question par un biais périphérique, pas en sondant directement leur mère intouchable.

    C’est par la bande qu’ils vont chercher à connaître la finalité, le savoir qu’ils accordent encore à leur mère. Ils vont se tourner vers je ne sais quel mysticisme pour découvrir les secrets, la magie qu’ils accordent toujours à leur mère (et à son petit doigt qui lui dit tout)
    Tout en ayant l’air de ne plus s’intéresser à leur mère, c’est elle que fouillent, en ses profondeurs, des types (des mâles surtout) qui semblent fouiller l’Univers au télescope et au microscope.

    Ce phénomène est beaucoup moins intense chez les filles parce qu’elles se sentent vite être des mères. Pour les filles, la mère est nettement moins mystérieuse que pour les garçons.


    Les séniores vont donc être curieuses du Moi-Nous (c’est la curiosité fondamentale, celle de la matière) pendant que les séniors seront curieux du Vous-Eux (c’est la curiosité pudique-hypocrite, très particulière aux garçons).

    Alors que la communication aurait pu rester ethos-pathos, les garçons inventent le logos pour parler des choses sans en être.
    Mille philosophes ont dit les choses sans jamais apparaître, en pratiquant le logos. Ils sont certes là en tant que penseurs-observateurs mais ils ne sont pas impliqués, on ne les voit jamais dire « Je suis gourmand, radin, fatigué », ni dire « J’aime les pâtes, je n’aime pas les épinards ». Ils expriment forcément tout ça mais de manière indirecte.

    Ici, vous avez déjà écrit plusieurs fois « ....j’aime... »
    Vérifiez si, sur le site, un garçon a déjà écrit « ...J’aime... » ou « ....Je n’aime pas... »



  • easy easy 15 décembre 2012 11:34

    **** La curiosité est un vilain défaut ! ****
    Cette sentence forme un tabou (parmi d’autres)
    Certains d’entre nous peuvent le dépasser donc s’avouer curieux, d’autres pas.

    Mais on ne peut pas explorer le Net sans être curieux.

    Reste que la curiosité totale inclut un doufle flux d’échanges, entrant-sortant-entrant-sortant...
    Certains ferment davantage un sens que l’autre.

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