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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 décembre 2012 11:17


    Voici ce que j’en pense et en crois.

    Lorsque j’observe une paramécie, je la trouve curieuse (au sens de chercheuse, exploreuse)
    Lorsque j’observe un lionceau aussi, pendant que le lion me donne l’impression de ne plus l’être.
    Lorsque j’observe un macaque, je le trouve curieux toute sa vie.

    La matière, la molécule, parce qu’elle vibre d’un mouvement brownien, même dans le coeur d’un météore, me semble trembler de curiosité.

    Le caillou, parce que je sais ses molécules frémir d’une disposition éternelle à faire autre chose qu’à rester là, me semble contenir de la curiosité fondamentale. C’est comme l’alfa de la pensée.

    Et c’est cette envie constante des atomes à essayer une autre alliance qui, lorsque les conditions sont favorables (gaz ou liquide favorisant les circulations de matière), produit une accélération des expériences d’où peut jaillir une molécule particulièrement rassembleuse.


    Si la matière est fondamentalement curieuse et en tous cas prédisposée aux expériences, elle n’est que curieuse et n’a pas de finalité, elle ignore où elle va.
    Si la matière est bien ainsi faite, il en est de même pour nous, assemblage de matière plutôt organique, plutôt molle, donc très propice aux expérimentations micro et macrocopiques, qui expérimente sans jamais savoir où il va.

    Et si notre être entier n’est bien qu’un expérimentateur, la seule pensée a, elle aussi, la bougeotte et peut explorer, si elle le veut, la seule sphère de la pensée.

    Et comme nous sommes tous faits du même bois, il n’est que logique que nos pensées les plus penséistes soient à constamment se frotter les unes contre les autres pour expérimenter encore et encore.



    Là-dessus, il existe un mécanisme de frein.
    Il y a quelque chose qui empêche l’exploration sans frein, qui la limite.

    Ce frein serait constitué de l’automatisme qu’a chaque assemblage à conserver son état.
    Il y a toujours débat moléculaire entre rester tel quel et changer de partenaire.
    Même au niveau moléculaire, il y a hésitation.
    Les hésitations étant dépassées lorsque les conditions changent (variation de concentration, de temparature, de pression...)


    Mais celui qui dit frein dit durée, dit temps.
    Si à notre échelle de temps, infiniment petite, les hésitations de la molécule à changer de combinaison nous semblent retarder les changements, à l’échelle du no-temps, ces hésitations ne durent pas et les changements sont ultra rapides.

    Le temps aurait surgi le jour où un premier animalcule aurait commencé à fuir devant un autre.
    « Vite m’échapper ! » 
    « Vite l’attraper ! »

    Il aurait surgi en la bestiole ayant à fuir ou bouffer, nulle part ailleurs.




    Il n’y a que Curiosité universelle et elle n’a pas à être satisfaite. Tout état transitoire se prépare à un autre état.
    Notre pensée, en sa curiosité, peut ressentir de la satisfaction ou de la satiété sur un point mais immédiatement elle reporte sa curiosité sur autre chose. Elle est insatiable. Même la mort à vivre constitue une curiosité.

    La finalité n’existe que chez l’organisme qui s’est constitué une échelle de temps

    Curiosité-Disposition universelle + finalité humaine ne peuvent pas produire la Finalité universelle et il n’y en aura jamais.



  • easy easy 15 décembre 2012 10:20

    Je peux me tromper, ce serait à vérifier, mais sur les fora, il n’y a que les femmes pour parler sur le mode du Moi-Nous, du Voilà comment Moi-Nous sommes.
    Elles savent parler à la fois d’elles et de quelqu’un, d’elles et de nous.

    Ca me paraît précieux, très précieux.

    Si l’on pose que tout enfant de 7 ans a l’impression qu’il est curieux mais ne sait pas où il va pendant que sa mère n’est pas curieuse mais sait où elle va
    Si cette différence d’état ou de sort que voit l’enfant n’est jamais résolue (Car l’enfant à rarement l’occasion-audace de fouiller sa mère pour découvrir l’enfant-en-elle)

    Alors ce papier où une mère déclame avoir toujours été curieuse sans jamais savoir où elle allait, pourrait constituer base de révélation majeure pour tous les enfants que nous sommes. Surtout pour les garçons.



  • easy easy 15 décembre 2012 09:53

    Bin, moi, le jour où mon prof m’a dit et montré que les molécules vibraient, j’ai trouvé que ce mouvement ajouté à la disposition des atomes au recompositions, expliquait tout. De ce jour, j’ai perçu que tout était constitué d’une même matière subatomique, que les assemblages les plus mous (organiques) prenaient l’allure de vie et ça m’a suffi.
    Depuis, je ne cherche plus que l’Homme en « Comment se constitue et s’oriente sa pensée ? »

    Vous croyez en un Accomplissement à venir (peut-être hasardeux) et cherchez à comprendre la Chose afin de deviner son évolution (peut-être hasardeuse) si ce n’est son Dessein.
    Votre curiosité vous sert à cette quête et il y a possiblement en vous une sorte de prométhéisme (l’envie de trouver pour l’Humanité) que vous partageriez avec les Dugué.


    Pour l’instant, je crois (ça reste à vérifier de manière exhaustive) que ceux qui ont évolué dans la compréhension de leur mère (Elle savait où elle allait, elle sait où elle va ? Bin non pas plus que moi) ne cherchent pas à la deviner par la bande (A cause de la pudeur de fouiller leur mère directement).


    Moi, ma mère, je la connais très bien. Je comprends tout ce qui s’était passé, mieux qu’elle, jusqu’à avant ma naissance.
    Vous voyez Amélie Poulain, la photo récurrente mystère, et bien sa compréhension produit un grand effet sur l’orientation de la pensée. (Et la mystérisation du nain de jardin par Amélie, produit sur son père un grand effet dans l’orientation de sa pensée, dans sa névrotisation)
    Elle, jeune, vient de tout comprendre et dénévrose.
    Lui, vieux, commence à s’interroger et névrose.
     

    Je ne connais aucune philosophie, aucune religion qui invite à comprendre d’abord ses parents (qui, dans notre enfance, nous semblaient savoir où ils allaient). Mais les enfants qui vivent en tribu, pigent cela naturellement sans chercher spécialement car leur contexte reste plus stable que le nôtre (Si l’on exclut les chocs que les civilisés imposent aux tribus). Les gamins Indiens revivent exactement ce qu’avaient vécu leurs parents et ils ne subissent pas l’Ecole qui désinceste, qui rompt la promiscuité ou proximité parent-enfant.



  • easy easy 15 décembre 2012 00:43



    **** PS : je diverge donc fait pas mal de vous easy, pour moi la rationalité et la dialectique tuent le hasard et la chance, mais n’introduisent pour autant aucun déterminisme, aucune divinité. *****

    Il y a matière à considérer que l’homme pensant (rationnel, dilectique, mainstreamant) tue le hasard. 
    (Et l’homme ne crée rien de la Chose)


    Le Mainstream peut donner l’impression que nous ne nous hasardons plus. 
    Mais c’est une question d’échelle de temps.


    (Et pendant que nous avons l’impression de faire du sur place les bestioles continuent d’oser. Tous les jours il y en a qui baisent contre nature)

    En réalité l’Homme en tente plutôt de plus en plus des expériences. Ce ne sont pas les biologistes qui nous concoctent des procréations à partir de bouts de cheveux qui diront le contraire. Ni ceux qui viennent d’envoyer du plastique sur Mars.


    C’est quoi concrètement la curiosité de la Chose avant la vie ?

    Bin c’est pas grand chose et beaucoup à la fois.
    C’est par exemple le mouvement brownien.

    Dans un météore, dans tout endroit de lui, il y a des molécules et toutes vibrent. Et les électrons bougent, comme des hamsters en cage.
    Pour rien.
    Jusqu’au jour où, après des millions d’années de déplacement, ce météore se cogne à quelque chose, explose, et que les molécules qui étaient dedans, serrées les unes contre les autres, se retrouvent nues sur une face.

    Que se passe-t-il à l’endroit où un caillou se fend ?
    Personne n’est encore allé voir.
    Mais logiquement, il n’est pas possible que les molécules mises soudain à nu ne perdent quelques électrons, qu’il y ait même quelque casse atomique.
    Ces sous-éléments libérés bougent de plus belle. S’ils ne rencontrent pas d’opportunité d’alliance, ils sont provisoirement perdus 
    Et sur des trilliards de coups perdus, bin il y en deux ou trois qui font un mariage original.

    Tout cela est facilité par le fait que les chocs entre astres et météores sont très exothermiques et offrent des pressions considérables.


    C’est pas pensable le nombre de molécules qui sont en ce moment en train de vibrer dans l’Univers dont quelques unes se trouvent à vivre un choc violent et qui ont alors la possibilité de se recombiner avec d’autres.

    La curiosité résulte au moins de la vibration brownienne + le déplacements des météores et leur casses explosives + le fait que les atomes ne dédaignent pas se recomposer.
    Tout cela offre des possibilités de nouvelles alliances mais selon une très infime probabilité (il ne faut pas utiliser le mot chance). 
    Et il arrive que ça débouche sur quelque méta molécule capable, par jeu de moule et contre-moule, de se reproduire. Ce qu’un milieu liquide, quel qu’il soit, favorise grandement.

    Il faut déjà voir qu’un germe de cristal de glace attire à lui d’autres molécules d’eau pour former un plus gros cristal. Idem pour tout ce que nous appelons les cristaux minéraux. Ils grandissent tous automatiquement s’ils sont dans une solution gazeuse ou liquide qui déplace les molécules libres.

    Les molécules organiques (à base de coeur de chaîne en atome de Carbone et avec beaucoup d’hydrogène) ne savent pas croître par simple collage entre identiques comme les molécules minérales toujours très parfaitement alignées (sel sucre quartz..). Elles ne savent croître que selon une technique plus proche de la vie, avec des transferts plus complexes mais du coup, ça ne donne pas des blocs, pas des cristaux, mais plutôt des glucides, des enzymes, des lipides, des acides aminés, des assemblages plutôt mous (S’il n’y avait les os, les exosquelettes, les coquilles, les dents et quelques grains de silice dans les arbres, le monde du vivant ne serait fait que de mou au regard du monde minéral). Ce mou apprécie peu les T° et pressions extrêmes mais est plus favorable à la curiosité.



    La Chose du caillou est curieuse ou plutôt très fondamentalement disposée aux recompositions moléculaires et elle est surtout infiniment patiente, elle a tout son temps, elle n’a pas de temps.
    (Le temps n’a surgi que le jour où une première bestiole a dû fuir devant une autre qui voulait la croquer) 


     
    La situation actuelle des Hommes est la même que toujours, elle poursuit ses expériences, même si au regard de nos impatiences, elle semble figée.

    Ce ne serait que si la T° passait partout au zéro absolu et s’il n’y avait plus de mouvements entre les astres qu’il n’y aurait plus de dispositions aux expériences, plus de curiosité automatique.






  • easy easy 14 décembre 2012 22:36

    Pour ma part, je peux convenir d’une fractalité des choses dans la Chose, même considérée immense.

    Mais sur le point de l’apparition de la vie terrestre, elle ne résulterait, à mon sens, que de fruits chanceux de la curiosité en cet endroit propice. 
    La Chose peut très bien réussir à produire quelque forme de vie ailleurs mais ce sera là encore le fruit chanceux de sa curiosité.


    Il n’y a pas de Volonté, pas de Dessein, pas de But. 

    La Chose aurait pour But de faire de la vie, en sachant bien ce qu’elle fait, elle ne se serait pas plantée des milliards de fois à pondre des astres de cailloux. 

    La Chose est donc certainement dans le caillou, dans l’électron, dans le quark, mais c’est par sa curiosité qui aura exploré mille hasards qu’elle aura abouti à la première forme de vie ici, parce que ça s’y prêtait de manière rarissime. 
    Des milliards de milliards de coups foireux tentés partout dans l’Univers et ici ou là, ça aurait viré à la vie. Et ces vies continuent naturellement d’être curieuses, hasardeuses.




     

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