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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 28 juin 2012 17:45


    Sur le thème de l’achat, la seule chose que les gens aiment c’est de pouvoir acheter ce qu’il veulent quand ils veulent et où ils veulent.

    Il n’existe donc personne pour aimer complètement les soldes

    Trop de monde > impression d’être un mouton
    Trop de bousculade > impression d’être méchant
    Trop de pis-aller > impression de n’acheter que par défaut
    Trop de rabais > impression que le reste du temps on se fait arnaquer
    Trop de calculs > impression d’être un avare
    Trop de déplaisir et d’humiliations > impression d’être maso, stupide et impuissant


    Mais bon, il ne s’agit là que de fringues. On les jettera dans 4 mois et il n’en restera plus de traces.

    Autrement plus ennuyeux est le problème de la bouffe en raviolis Buitoni. Car le parent contraint de donner ça régulièrement à son enfant se voit en train d’essayer de croire à un miracle
    « Par la grâce de Dieu ou de la biochimie, ce bourre-bide va tout de même se transformer en bons muscles, bons os et bons neurones bien huilés »






  • easy easy 28 juin 2012 11:20

    Dans mon enfance, j’avais trouvé logique que deux personnes de deux ethnies aient des difficultés à s’exprimer correctement et que chacun soit tolérant en s’efforçant de s’en tenir à la recherche du fond. Les occasions de se tordre de rire ou de s’offusquer étaient très nombreuses tant un phonème dans une langue pouvait signifier autre chose dans une autre langue.

    Mais chacun sachant cette situation, chacun était tolérant sans y penser et cela depuis 3000 ans.

    Ca se passait dans un pays plus petit que la France où il y avait 54 langues et 25 écritures et où à part les Français, personne n’y faisait d’histoire pour une faute d’orthographe..


    Vers 1650, des jésuites vraiment courageux dans tous les sens du terme, avaient entrepris soit d’inventer des écritures là où il n’y en avait pas, soit de réinventer des écritures en caractères latins plus lisibles aux occidentaux


    En dépit de l’importance qu’ont prises ces langues réécrites en caractères latins, leur partie orale n’a pas trop bougé sinon en raison de l’apport des mots nouveaux du genre cravate, productivisme, orthographe, guillotine...

    L’oralité était essentielle. La perte de la connaissance de la lecture des caractères anciens n’avait d’incidence que sur le plan de l’accès aux archives de l’Histoire. A part cette perte objective ainsi que la vexation et schizophrénie culturelle que la latinisation impliquait, le changement d’écriture ne posait guère de problème au quotidien.

    Le mot oiseau qui s’écrivait hier d’une manière, s’écrit aujourd’hui d’une toute autre manière. Cette nouvelle manière d’écrire ayant été pondue ab nihilo (pas de racines culturelles antiques, pas d’étymologie), elle était sans orthographe alambiquée. Comme quoi les jésuites savaient faire simple et n’avaient pas l’esprit tordu.

    Ces néoécritures étaient de l’esperanto avant l’heure et même de l’hyper espéranto car totalement dénué de racine ou « plus grand dénominateur orthographique commun ».
    On se mit à écrire « comme ça se prononce »
    Et comme à l’oral il n’y avait déjà pas de genre masculin / féminin (mais d’autres genres) et que quand il y avait des genres, ils s’entendaient directement dans le mot - « KJHSIKJ » étant du genre vivant parce qu’on le sait et « JKJJKJ » étant du genre minéral parce qu’on le sait - il n’était d’aucun intérêt d’accorder les autres mots à ce genre.

    Non seulement il n’y a pas d’accord sur les genres car c’est inutile, mais il n’y a pas besoin d’accord sur singulier / pluriel car ça ne sert à rien non plus.

    Et pour faire bonne mesure, s’il existe bien une manière de faire comprendre à quel temps on conjugue ce qu’on dit, il n’existe pas de conjugaison du verbe. Au point que même le mot « infinitif » n’a pas de sens car il faut d’autres temps pour qu’il en ait un.

    Ce sont donc des latinistes dotés d’une langue très compliquée et maniérée, bourrée de références antiques, qui ont imposé à des gens dont certains vivaient nus, une écriture très simple où il n’est pas possible de faire des fautes d’orthographe.

    Mais tout en imposant à ces naturiens une nouvelle écriture très simple, les colonisateurs, les rentabilistes, les exploiteurs, les ont obligés à parler, lire et écrire également le français. L’indigène se retrouvant alors peinard d’orthographe quand il écrivait dans sa langue mais constamment pris à défaut, humilié et infériorisé quand il parlait ou écrivait en français.


    Par ailleurs, je vous offre deux éléments à mettre en perspective
    Antoine de Rivarol (1784), « ce qui n’est pas clair n’est pas français » ou « Dégagée de tous les protocoles que la bassesse invente pour la vanité et le pouvoir, elle en est plus faite pour la conversation, lien des hommes et charme de tous les âges, et puisqu’il faut le dire, elle est de toutes les langues la seule qui ait une probité attachée à son génie. Sûre, sociale, raisonnable, ce n’est plus la langue française, c’est la langue humaine. »


    François Damiens, quoique valet, lors de son procès et avant d’être soumis aux pires perversions de ses juges, leur répondait en conjugant parfaitement l’imparfait du subjonctif.



    Pour revenir au plus près de votre propos de modérateur orthographiste, je dis que dans les sujets proposés par les agoranautes, s’il y a énormément de reprise ou de C/C, il y a quasiment toujours une ou plusieurs questions de fond qui sont sinon explicitement posées, du moins qui s’offrent à nous de les examiner.

    Or il est difficile de débattre des fonds de sujets, de tous les fonds (Croissance ? Décroissance ? Prison ? Peine de mort ? Nucléaire ? Vaccination ?...)
    Nul ne peut en tous cas trancher absolument sur les fonds. Nul ne peut donc s’autoriser absolument sur les fonds.


    Il reste alors à ceux qui ne se sentent pas la force de débattre d’un fond, de s’en prendre à une faute de forme. Là, ils peuvent se poser en policier irréfragable.
     



  • easy easy 23 juin 2012 21:30

    Une salade toute nettoyée, avé des tis morceaux de pomme et de noix, c’est deux fois plus petit qu’une laitue pleine de terre et de limaces mais 4 fois plus cher.

    Un comprimé de viagra, c’est très petit et ça vaut le prix de 12 laitues.

    Quant au minuscule tube de crème antiride...

    Les ouatures, pareil. Elles seraient plutôt plus petites mais fort compliquées et chères.

    Alors gros caddie ?
    Pas forcément.



  • easy easy 23 juin 2012 16:59

    Un vrai sociologue serait allé au-delà de la seule analyse de l’autre. Il en aurait profité pour s’observer lui-même et analyser alors pourquoi la téléphonite des autres le touche.
    Le doigt, c’est le doigt qui est intéressant pas la lune qu’il désigne.

    Moi, je me souviens qu’à 15 ans, je jalousais un peu (ce n’était pas aussi clair que je le dis aujourd’hui) les bidules qui traînaient dans le sac de ma mère. Ils en avaient de la chance ces objets sur lesquels elle se précipite tout le temps et qui ne doivent donc jamais se trouver loin d’elle. Ils en avaient de la chance de pouvoir s’imprégner de son parfum (surtout les stylos à bille Bic bleu et transparent, ils prennent bien les odeurs). Il y avait aussi son paquet de clopes mais je les enviais tous ces objets.


    Ainsi, celui qui regarde le dépendant aux objets se demande toujours s’il ne serait pas moins précieux ou important que ce verre de whisky, que ce komboloï, que ce bâton de rouge à lèvres, que ce clavier que tiennent et caressent les autres à longueur de temps.

    L’observateur peut même vouloir être à la place des cheveux que se caresse tout le temps son père ou quelque belle. Etre à la place d’un volant poli, à la place d’un levier de vitesse, à la place d’un peigne, d’une cigarette, d’un bonbon, d’une chaussure...
    A la place d’un objet placé dans une précieuse vitrine et que caressent des yeux des milliers de regards.

    En frustration ou compensation, cet observateur va chercher à son tour à s’aliéner un objet et à s’y aliéner.

    Dans les cités qui sont tellement matérialistes, chacun sait qu’en caressant une poignée de porte ou une rampe d’escalier, on peut rendre jaloux celui qui nous désire (au sens large).

    Esay Rider montre incidemment cet effet, l’objet culte étant la moto.
    Et In the mood for love s’y attarde. le fume cigare, les jetons, la robe, le tissu, l’escalier, le bol, la vapeur, la soupe, les baguettes, le rimel, le rouge à lèvres, la goutte de pluie, la musique, tout ce que caresse la belle est jalousé.

    Chacun le sait, chacun sait que pour une part il souffre de voir les autres aimer autant des objets et qu’à son tour, pour ne pas se retrouver en reste, pour ne pas faire tapisserie, il sort un objet fétiche et l’exhibe aux autres ainsi qu’à lui-même.

    Quand on passe aux chiens et chats qui sont tellement câlinés par certains maîtres, qui sont enterrés avec 80 000 $ de diamants autour du cou, ce phénomène s’accentue.

    Mais là, nous en sommes arrivés à quelque chose de plus « grave docteur » puisque nous avons réussi à inventer le premier objet quasiment personne humaine qu’est le téléphone.

    (la radio et la télé étaient déjà sur ce créneau)

    Maintenant, comme vous l’avez remarqué cher Bernard, ce n’est plus un objet 100% objet avec lequel on s’aliène-s’attache. C’est avec un étonnant objet medium qui peut transmettre la parole d’une vraie personne qui est quelque part, n’importe où, n’importe quand et surtout, qui n’est pas unique. Il y a des milliers de personnes potentielles au bout de ce medium.

    Autrefois, on caressait ostensiblement un objet personnalisé par sa belle marque, Dupont, Zippo, Cartier.
    Maintenant, ne n’est plus la marque du smartphone qui rend l’objet vivant mais les personnes qui y parlent et s’y montrent. Toutes interchangeable au besoin.

    La jalousie de l’observateur est alors à son comble. D’autant qu’il peut subir cette interférence alors qu’il est en train de baratiner la belle.

    De frustration en compensation, chacun va à renchérir « Oh la la, pas maintenant Bernard. Paske là je suis sur booké et surfacebooké ! »

    Ce manège en hyperchaises musicales crée de la tension sociale puisque chacun se sent minimisé.

    Le calumet de la paix reste le seul objet précieux qu’on se passait entre personnes désirant s’appaiser mutuellement. Ca ne veut pas dire que les sauvages emplumés ne s’excitaient pas mutuellement de jalousies mais ils en avaient compris les mécanismes et les limites acceptables afin que la hache de guerre restât enterrée.



  • easy easy 23 juin 2012 11:20

    Bonjour Rosemar

    Non, il n’existe pas de serial-killer chez les sauvages.

    Là vous récitez les intérêts d’éveil de l’école. Parfait.

    Mais l’école d’Etat, forcément ferryste (ou citoyenne), ne se réduit pas à l’incitation à la découverte et à l’esprit critique (esprit critique qui lui est aussi paradoxal que l’esprit des droits de l’homme enseigné aux colonisés)
    L’école, il suffit de considérer le principe des notations fondées sur le récitatif pour s’en convaincre, oblige les individus à s’aligner sur des concepts citoyennistes.
    Et il ne s’agit pas que d’un alignement sur les résultats mais aussi sur les méthodes, sur les moyens et sur le temps.
    Et tout cet alignement pour un seul but, celui de faire des individus productivement performants pour la cité.

    Performants pour construire des murs, performants pour couper des arbres, performants pour engraisser des poulets, performants pour abattre des vaches, pour juger, pour condamner, pour excuter.
    Guillotin a été performant ou efficace, Leopold II aussi, Eichmann aussi, Breivick aussi.

    Les sauvages ignorent la performance en termes productivistes Ils ne se toisent que sur le plan du courage face au danger physique (tenir la queue d’un lion par exemple). Il ne vient à l’idée d’aucun d’eux de construire plus de cases, de pirogues ou de menhirs que les autres. Ils ne pensent même pas à élever plus que vaches que leurs voisins.
    Alors que tous les gens des cités, nazcas, grecques, romaines, Ming ou égyptiennes avaient ce sens de la performance. Sens qui découle de l’exploit citoyen, prométhéen.

    Les Oiseaux de Hitchcock étaient, quelle idée !, efficaces.

    Quand on inculque aux enfants le concept d’efficacité pour qu’ils élèvent des saumons, on leur inculque la même préoccupation de performance dans tout ce qu’ils entreprennent, aussi bien pour faire l’amour que pour boire, que pour taguer, que pour chanter, que pour s’habiller, que pour cambrioler ; que pour tuer.
    Et quand la Police vise la performance, les transgresseurs aussi.

    Il circule des vidéos montrant des batailles entre sauvages. Genre Papous. Ce qu’ils déploient est totalement inefficace. Ca crie, ça bouge, ça jette et à la fin de la bataille qui dure 5 minutes, il y a une flèche dans une fesse, une autre dans un sein, les deux blessés sont soignés aux plantes et les deux camps ont leur compte. Voilà tout.

    On est loin très loin de l’efficacité des armées d’Alexandre.
    Et quand deux armées ennemies sont efficacistes, ça donne la bataille de la Somme avec 50 000 morts en un jour ou Hiroshima avec 70 000 morts en une minute.

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