• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 19 juillet 2012 12:28

    Outch ! Rousseau est très, très loin d’avoir confessé son diable.

    Et surtout, ce n’est pas le seul diable de chacun que je voudrais voir exposé par lui-même mais plus exactement comment il s’est formé. C’est sa formation qui est intéressante. Ce sont les forces ou influences qui font notre diable qui sont intéressantes à connaître.

    Freud qui a bien compris qu’il était possible de tracer la formation d’un diable aurait dû nous exposer ce travail sur lui-même.
    Il est très bizarre que ces experts du retracement que sont les psychanalystes ne fassent ce retracement que sur les autres, pas sur eux-mêmes ou alors qu’ils ne nous en disent rien.

    C’est bien plus qu’une autocritique que je voudrais lire, c’est une auto analyse et avec des faits probants « Ah la la, je me souviens, en effet, j’avais une voisine qui... blonde... seins... alors du coup... plus tard... j’ai ... Et je n’ai jamais pu sortir de cette obsession, quel dommage. »
     



  • easy easy 19 juillet 2012 10:45

    Je vois en votre oeuvre une forme qui me semble consistante et conséquente.
    Je respecte cette innovation et la crois digne d’intérêt. 
    (d’autant que plus ça va, plus des gens se contentent d’un smartphone et les écrans étant trop petits, la forme audio ressort paradoxalement plus pratique)

    Vous avez évité le luchinisme et ça m’est grand soulagement.
    Je vous féliciterai de viser constamment la sobriété maximale dans cette formule de présentation. (D’autant que les auteurs que vous lisez abondaient déjà de fioritures)



    Concernant le fond.
    Laissons de côté le « Ils avaient déjà tout inventé » qui n’est pas de premier intérêt.

    Examinons plutôt deux points.
    Pourquoi ces hommes n’ont-ils pas su dire deux mots contre l’abjection du genre humain qu’est la perversité à torturer autrui, fût-il coupable de quelque crime ?

    Pourquoi Montaigne qui aurait été le premier philosophe du Monde à essayer de dire le cas individuel non l’universalisme se sera-t-il arrêté à peine lancé ?


    Car il pourrait y avoir deux principes pour nous guider.
    Soit celui de l’universalisme qui consiste à toujours rechercher de manière névrotique les équations dans lesquelles ont peut mettre tout le genre humain en boîte « J’ai trouvé la formule de l’homme »
    Soit celui du particularisme qui s’efforcerait de démontrer qu’il n’y a que des cas particuliers.

    Le choix entre ces deux principes est déterminant de tout nos comportements relatifs et de nos sévérités (sévérité de la part des criminels, sévérités de la part des juges, tous baignant dans l’universalisme)

    Or c’est toujours le premier principe qui est travaillé. Ca fait trois mille ans que nos lumières n’ont jamais rien fait d’autre que de rechercher la quadrature de l’homme. Vu le résultat, je crois qu’il faudrait arrêter.
    Il n’y a pas de formule humaine, il n’y a que des cas.
    Déjà les bestioles se distinguent beaucoup en manières d’être selon les espèces et variétés. Mais au sein d’un groupe, il est vrai qu’elles nous semblent identiques.
    Or l’homme a une pensée fort complexe où la part de réflexion consciente est grande. Alors il ne peut pas y avoir deux hommes identiques.
    Surtout aux yeux des hommes.

    Car si nous voyons les chiens de mer identiques, entre eux, ils se voient différents (les couples ne se séparent plus). Si les bestioles se voient différentes entre elles alors qu’elles sont moins pensantes que nous, il est logique que nous nous voyons très différemment les uns les autres.

    Il faut donc cesser de rechercher l’équation universelle de l’homme et renoncer à nous faire rentrer dans des cubes identiques. Nous sommes des pommes de terre toutes différentes, il ne faut pas faire de nous des frites.



    Montaigne aura semblé démarrer une auto mise en examen de son cas (on dira alors qu’il s’agit d’un égocentrisme utile à tous puisqu’il l’expose visiblement à des fins didactiques) mais qu’expose-t-il alors de lui sinon des banalités ?
    L’exposé des intimités d’une personne ne nous instruit de rien sur la nature humaine s’il censure ses crimes.

    Nous attendons non le Christ, non un autre homme parfait qui nous rendra encore plus sévères envers nos criminels donc envers nous tous, mais le premier d’entre nous qui avouera ses crimes et qui, sans les excuser, aura suffisamment réfléchi et enquêté sur lui pour nous indiquer comment des faisceaux de forces ou pressions l’ont conduit à ce qu’il reconnaît être des erreurs.
     
    L’autocritique de soi ne doit pas être obligatoire, elle ne doit pas être forcée. En aucun cas on ne peut obtenir des aveux sous la menace. On doit donc laisser chacun prendre cette initiative ou pas, à sa convenance. Mais nous gagnerions tous à ce que des pionniers de l’auto critique nous exposassent la mécanique complexe qui les aura conduits à des erreurs ou excès. Pour obtenir ces très enrichissantes confessions libres, il nous faut d’abord exposer notre tolérance .

    Hélas, si depuis 5 000 ans personne n’a encore osé faire son auto critique, c’est que nous sommes constamment menaçants et tortionnaires pervers envers quiconque est criminel.

    Les écrivains tentent parfois de dire leur propre fond mais au travers de personnages de fiction alors ça n’a aucun intérêt de preuve.
    Est-il normal que nous ayons sous les yeux un million de romans où apparaissent des gens ayant commis des crimes mais que nous n’ayons jamais le moindre auteur se reconnaissant criminel ?

    Pourquoi même Sade, en prison, n’a-t-il pas écrit exactement sur sa personne et pourquoi n’a-t-il rien écrit exprimant un quelconque regret. Pourquoi si peu d’auto critique ?

    Quant aux prétendues autobiographies, elles sont régulièrement javellisées et hagiographiques ; on peut en lire mille et ne rien en retirer.

    Peu m’importent les mille ors des décors des textes, ils ne sont que mensonges à mes yeux. J’attends encore la vraie confession d’un homme, son regard distancié sur ce qu’il aura fait, non une glorification de ses actes ou transgressions. Je veux lire une auto analyse sans complaisance avec une explication des sources. « J’ai été cupide, lâche, retors, assassin, inconséquent, excessif, j’ai cédé à l’hybris, je le regrette et il me semble que ça vient du fait que... »



    Les analyses ou critiques de gens réalisées par d’autres, du genre de celle de l’homme aux loups par Freud me semblent complètement inintéressantes. C’est ce que cet homme pourrait dire de lui ou ce que Freud pourrait dire de lui-même, en leurs profondeurs et regrets qui m’intéresserait.

    Si un jour vous découvrez une telle confession, veuillez me la faire connaître, je vous en saurais gré.



  • easy easy 16 juillet 2012 14:54

    Les défauts de notre Justice ne proviennent ou ne sont que les avatars de notre psychologie en ce qu’elle a de fonds culturel.

    Il n’est pas possible, dans un pays où les gens baignent dans une culture tout en princesse victime, méchant dragon et brave héros de les amener à penser en dehors des sommets de ce triangle. Ici chacun doit se trouver à un des sommets, ailleurs on ne saurait plus le définir.

    Le Justice fait souvent intervenir beaucoup de monde à commencer par les voisins, les flics, les témoins, puis les JI, JL, Proc, les avocats, puis les gardiens de prison, puis les autres prisonniers, etc. Les souffrances qu’a subies Sheicher résultent de la psychologie à trois sommets de toute la population.

    Il est de bonne logique progressiste de vouloir qu’un justiciable soit traité avec équilibre, ce qui revient au fond à ce qu’il puisse exposer et faire considérer toutes les positions non forcément sommitales qu’il a eues dans sa vie ou lors de l’évènement jugé. Il est donc de bonne logique progressiste de vouloir que la Justice échappe à la triangulation mais il faudrait déjà que les lois y échappassent et il faudrait que dès notre enfance, nous apprenions à voir que chez chaque princesse, chaque dragon et chaque héros, il y a bien plus qu’une seule position sur un des sommets de ce triangle infernal.

    Les individus, l’abbé Pierre et Mère Theresa compris, Hitler compris, Voltaire compris, Mitterrand et De Gaulle compris, ont occupé des positions diverses autour du centre de ce triangle souligné par les schématistes. Au global de leur vie, le dessin de l’ensemble de leurs positions tenait bien plus de la patate que d’une pointe. Cette patate fait rire.

    La position patatoïde n’est pas favorable à la dialectique, pas à la rhétorique, pas à la science sinon celle des hautes mathématiques où peu de gens osent aller. Le cursus total d’une vie ou même considéré en seulement la journée du crime, étant de forme patatoïde, elle ne peut ni être expliquée avec des mots et des expressions toutes taillées au triangle, ni être entendu avec des oreilles triangulaires, ni entrer dans un jugement équilatéral.
    Pour qu’une patate puisse entrer dans un moule triangulaire, il faut forcer dessus et la tailler en pièces.
     
    Au triangle de base qui nous sert de modèle dans ce coin du Monde,
    il s’ajoute un quatrième sommet. Celui de la Justice.
    Car dans l’Histoire de la princesse, du dragon et du héros, il y a un quatrième personnage qui n’est pas mentionné mais c’est lui qui raconte l’histoire, c’est lui qui juge les protagonistes et les range dans une des trois pointes.
    Dans le Livre, il y a trois personnages mais le Livre en est un.

    Compte tenu de la présence essentielle de ce quatrième sommet, c’est à travers une grille à frites que la patate est forcée.

    Par ici, que donne-t-on aux bébés pour leur former l’esprit ? Des cubes. 
    Alors qu’ils sont ronds, tout leur environnement est cubique.
    Rationalisation par la coupe au carré.

    L’art était censé offrir une voie permettant de tout représenter librement. Mais il n’y a que dans l’art pariétal et primitif que les représentations sont patatoïdes sur la forme et sur le fond. En se civilisant, à la suite de l’homme de Vitruve, on a taillé en cubes même les arbres et on en est venu à dire qu’on pouvait tout représenter rien qu’avec une règle et un compas, telle était la vocation de l’art déco.


    Mac Do avait sacrifié énormément au rationalisme en acceptant de perdre de la place de rangement en préférant le rond au carré. Mais ça reste tout de même un rond parfait.

    La patate, en sa forme naturelle est totalement irrationnelle et nous ne la consommons que taillée en pièces.

    Dans notre culture, uniquement parce que la Justice peut décider jusqu’à la mise à mort ou la torture d’individus, elle doit offrir une image très sûre. Ici, son allure ne doit en rien faire penser à une patate.

    Alors oeuf ou poule, chacun de nous s’efforce d’avoir des comportements caractérisés. Chacun de nous joue au jeu des cubes en s’efforçant de ne montrer de lui qu’une seule face. >El le meilleur moyen pour que n’apparaisse de soi plus qu’une seule face, c’est de s’accoler à d’autres cubistes jouant la même face.
    Mettez des patates des unes à côté des autres, elles donnent à voir que chacune peut pivoter et faire voir autre partie d’elle.
    Mettez des cubes les uns à côté des autres et vous n’aurez plus que la vision d’un plan, ou d’un mur si vous disposez de recul, chaque cube étant dans l’impossibilité de se retourner.

    Il est donc dans cette logique cubiste que les patates se retrouvent enfermées dans des pièces cubiques, aussi bien dans leur vie dite libre que dans leur cellule où ce trait de civilisation est encore plus frappant. Merci Mani, merci Cicéron, merci Da Vinci, merci Le Nôtre, merci Le Corbusier.



  • easy easy 15 juillet 2012 12:40

    Concernant le viol géopolique, c’est comme dans le viol individuel, il y a tout un tas de manières entre deux pôles extrêmes, un pôle où l’on épouse ce qu’on viole et un pôle où l’on ignore ce qu’on a violé.
    Si l’enlèvement des Sabines avait été réellement dur sur le coup, il semblerait, selon ce qu’on en raconte en tous cas, que dès le lendemain, les violeurs prouvaient clairement leur démarche en mariage. Cette démarche signifie « J’assumerai constamment et en live, sans jamais pouvoir les dénier, toutes les conséquences de ce que j’ai fait ». Le résultat c’est que -selon la légende mais c’est logique- quand les Sabins sont venu faire la guerre aux Romains pour récupérer leurs femmes, les ’enlevées’ se sont interposées entre les deux rivaux en disant de façon formelle que c’était trop tard et que désormais on se retrouvait en famille.


    Alexandre le Grand, premier du secteur de la Grèce à sortir de ses pénates pour faire la guerre, de revanche, non de conquête, s’est retrouvé tout surpris de devenir, à la suite de ses victoires et exterminations d’ennemis déterminés, le responsable, le tuteur, des peuples conquis. Alors qu’il n’avait jamais eu l’intention de s’installer chez celui qu’il voulait détruire par vengeance, il a adopté la manière de vivre de ces gens qu’il gouvernait désormais et n’a pas manifesté d’intention de rentrer en Grèce (ou alors seulement face à ses soldats impatients de rentrer)
    Ce devenu colonisateur s’est marié avec une indigène et il a poussé 4000 de ses hommes à en faire autant. II n’a jamais imposé les croyances grecques, s’est au contraire laissé influencer par les cultures qu’il découvrait et n’a jamais exigé de ses gens conquis un quelconque impôt à verser à la Macédoine. Il s’agit donc ici d’un viol massif de départ suivi d’un mariage total.
    Les Vikings ou Normands faisaient parfois des razzias dans les profondeurs des terres en remontant les fleuves mais sur tous les littoraux qu’ils abordaient, ils commettaient aussi un viol suivi d’un mariage, d’une fusion.


    A l’autre pôle il y a donc les razzias sèches et parfois même des exterminations avant repli sur ses terres. 
    Même dans ce pire des cas où l’on extermine un lointain avant de rentrer chez soi, il faut au minimum commencer par se rendre chez lui, sur ses terres. Même dans ce pire des cas, le violeur exterminateur doit au moins le temps des batailles, assumer de devoir vivre et subir les aléas du territoire qu’il incendie. 

    Mais à part les Xerxès, Alexandre, Jules César et Napoléon qui se déplaçaient vraiment, il y a eu de plus en plus d’ambitieux qui ont conçu et réussi à violer des indigènes au lointain sans rien vivre des contingences locales, se satisfaisant tout à fait de ne profiter que des ors et impôts ramenées par les troupes. Le paradigme du genre étant Leopold II qui a mis à sac le Congo sans jamais y avoir mis les pieds. 


    La France, avec sa colonisation versus d’occupation, comme en Afrique du Nord, était dans une vision proche de celle des Normands avec toutefois en plus le principe de l’impôt prélevé sur l’indigène au profit de la métropole. Impôt résultant alors d’une entreprise laborieuse commune aux expatriés et aux indigènes dont les Pieds-Noirs seraient le paradigme.

    Dans sa version de colonisation d’exploitation, comme en Indochine, il y avait moins de Français s’y installant définitivement mais c’était encore sensiblement comparable. 

    Les Etats-Unis, qui sont pourtant nés d’une colonisation à la Alexandre, les colons s’y installant et refusant de payer un impôt à l’Europe alors qu’ils en venaient, ont pratiqué sur les peuples étrangers le viol sec. Alors qu’ils ont violé à peu près partout dans le Monde, ils ne se sont installés nulle part. Dans une telle vision du viol, il devient tout à fait possible de répandre des poisons sur le sol et dans les sangs indigènes Le comportement des troupes US sont alors les pires qui soient, au principe d’extermination près qu’ils n’ont pas. Les organisateurs de ces viols n’ont pas en tête d’exterminer mais ils manifestent un tel mépris total des gens et des terres qu’ils violent que leurs troupes se comportent comme des bêtes féroces n’ayant plus qu’envie de tuer. 


    Partout où la France est passée, il est resté dans la population indigène, parce qu’elle a fini par repartir, d’amples sentiments mitigés en « Pourquoi m’as-tu abandonné après m’avoir violé et apprivoisé ? » (Saint Exupéry ayant vécu cette période avait fait allusion à ce principe logique)

    Nulle part au Monde il n’y a de gens ayant ce genre de sentiment envers les EU. 

     



  • easy easy 14 juillet 2012 18:59

    J’au vécu là-bas de 56 à 66.
    Ce qui a été dit ici, commentaires inclus (en dehors de celui de Joletaxi) correspond à ce que j’en sais.
    Tout juste ajouterais-je que Leclerc, envoyé là-bas par De Gaulle pour reprendre le pays en main avant que les US ou les Britanniques ne s’en emparent, juste après la Libération, avait vite compris que l’Indochine d’avant n’était plus possible et qu’il fallait inventer une nouvelle formule plus collaborative. Il a eu de bons rapports avec Ho et Giap. Mais De Gaulle n’a pas voulu de compromis, il a écarté Leclerc et c’est D’argenlieu qui a donc mené une politique dure ayant abouti à Dien Bien Phu.

    Le seul point qui me resterait à élucider est le suivant :
    Est-ce d’Argenlieu qui, à lui seul, a fait cette politique dure, disons sans consulter De Gaulle et en se considérant absolument plénipotentaire, ou est-ce De Gaulle qui commandait D’Argenlieu et lui dictait de ne rien céder à Ho ?
    Nonobstant leurs grades différents, lequel de D’Argenlieu ou de De Gaulle a la première responsabilité dans la politique dure qui a été menée après 45 (et que De Lattre a poursuivie en 50) ?

    Ou

    Comment se fait-il que Leclerc qui était un des rares à être considéré comme un ami intime de De Gaulle et qui avait toute sa confiance, se soit fait éjecter d’Indochine aussi facilement par D’Argenlieu ?





Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv