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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 juillet 2012 15:15

    D’où vient la photo qui illustre votre papier ou que protègent ces défenses ?



  • easy easy 22 juillet 2012 11:59

    Il faut tout de même convenir d’un fait.
    Dans toute société très complexe, il existe des gens qui estiment ne pas être de taille à discuter, à pratiquer la dialectique face à son élite.
    Or les Juges font clairement partie de l’élite.

    Ces gens qui ne se sentent pas de taille à argumenter de raison ressentent un grand besoin de compenser leur impuissance permanente par la possibilité d’exercer un contre pouvoir en ambiance sauvage, débridée. Ils créent donc des ambiances survoltées propices aux lynchages.

    Il n’est pas illogique que face à une situation sociétale où des élites peuvent, dans la plus grande sérénité, condamner à mort ou à la prison des individus n’ayant pas su ou pas pu faire valoir leur point de vue soit parce qu’il était trop frustre soit parce que leur langue est trop rustique, il y ait des gens se sentant constamment menacés par cette élite et cherchant alors à créer des ambiances hystériques.

    Que ces hystéries provoquées par les impuissants avortent le plus souvent, que leurs initiateurs soient régulièrement condamnés (Cf l’affaire Hautefaye), ne doit pas manquer de nous interroger sur la frustration et la peur que ressentent ceux d’entre nous qui se considèrent pré-condamnés voire pré-pendus par l’élite parce qu’ils n’ont pas son éloquence.

    Je trouve l’éloquence, la rhétorique, les figures de style extrêmement dangereuses car elles servent trop la Justice ou parce que la Justice sempble trop s’en servir (qu’est un avocat sinon quelqu’un qui sait bien parler ?). Cette prévalence de la connaissance dans les cours de justice angoisse ceux qui sont conscients de ne pas la posséder et il n’est pas judicieux d’angoisser les gens.


    Le petit peuple existe. C’est celui qui ne comprend rien au jargon judiciaire et pour qui l’usufruit renvoit d’abord au jus de fruit.
    Ce petit peuple souffre énormément de pressentir qu’en cas de mise en examen, il sera écrabouillé. Pour les gens de ce petit peuple, le seul fait d’être examiné à la loupe, d’être mis en examen, signifie déjà qu’ils seront condamnés et au plus lourd.


    Il y a pourtant beaucoup d’exemples de jugements faits par notre élite où l’on voit une personne très simple, parfois sans bras ni jambes, obtenir gain de cause contre des géants.
    Notre Justice sait entendre les gens simples et elle le prouve tous les jours. Mais les gens à la langue frustre continuent à avoir très peur d’elle, ne peuvent donc pas organiser leur manière de vivre ou éthique autour de la Justice dialectique et lui préfèrent nettement la justice égocentrique, sans débat.



    Je vois les effets pervers de cet élitisme ne serait-ce que sur Wikipédia. Alors que tout le monde peut y participer à la définition des choses, seuls les gens se considérant de l’élite y participent. Je connais beaucoup de personnes qui la consultent mais très peu qui osent y participer car cela implique de devoir débattre avec des savants. Du coup, nous perdons beaucoup de connaissances car les gens les plus simples détiennent des savoirs inconnus des savants.


    En dépit de la scolarisation obligatoire pour tous, le principe très autorisé et très actif de l’élitisme fait qu’il y a toujours des gens plus savants et plus dialecticiens que d’autres. Il y a toujours deux classes (aux frontières constitutionnellement mal définies et perméables) et chacun de nous se retrouve pris entre deux menaces constantes : celle de la justice des sièges et celle de la justice de la rue.


    Notre société actuelle, sous cette constitution, résulte pour une grande part des effets brutaux d’une justice de rue. Nous ne devons jamais oublier cet argument. Mais nous devons aussi considérer que dès le 15 juillet 1789, pour mettre fin à la situation extrêmement dangereuse pour tous, même pour les gueux, il a fallu à toute vitesse et tant bien que mal, réinstaller une justice de siège.
    La justice de rue a donc son utilité et ses grandes heures.

    Mais pour réguler nos rapports en ambiance normale, la justice du siège doit prévaloir et la justice de rue doit être unanimement refusée. Plus des gens réclament de la justice de rue en ambiance normale, plus ils offrent d’arguments à ceux qui préfèrent la loi de la jungle et plus nous risquons tous d’être tués pour un regard, une cigarette, un mot ou un billet de 10.

    La rue sans feux rouges ni stop ni police, c’est la jungle.



  • easy easy 22 juillet 2012 10:07

    Cette agressivité ?
    Elle traduit leur désir de tuer en meute sur fond de haine, dans un contexte de désarroi. Toutes choses comparables à ce qui s’était passé dans l’affaire de Hautefaye.


    Ces histoires de volés qui tirent et tuent leur voleur ou braqueur, produisent toujours une catharsis qui excite ceux d’entre nous qui ont envie d’ouvrir un espace de sauvagerie sanguinaire. L’espace du droit de la meute de tuer.

    Vous aurez beau avoir ouvert ce sujet en soulignant que la loi n’autorise pas à tuer si l’on n’est pas explicitement en danger de mort immédiate -la chose étant dans tous les cas examinée à la loupe après coup puisqu’il n’y a jamais deux affaires identiques- il sera tout de même apparu des commentateurs répétant l’antienne « Quoi ? Il faudrait laisser les voleurs armés tirer les premiers ? »

    Ils n’en ont rien à cirer de la loi. Ils se suffisent de leur sens personnel de la justice.

    Mais on ne les verra jamais demander que la loi soit modifiée. On ne les verra jamais proposer un sujet ici en « La loi sur la légitime défense doit-elle être réformée ? Faut-il changer la définition de la légitime défense ? »

    Ils se considèrent impuissants face au débat public en ambiance calme ou la dialectioque seule compte. Ils sentent que le seul moment où ils peuvent exercer leur volonté c’est dans une ambiance de lynchage. On ne les verra donc jamais autour d’une table pour réfléchir à changer une loi mais ils surgiront lors des catharsis. 

     

    Faudrait-il changer la loi ?
    A mon sens c’est inutile puisque de toutes manières, chaque drame est examiné à la loupe par les enquêteurs et les juges (en l’espèce très souvent aidés par les enregistrements vidéos)

    Toute loi, même modifiée mille fois, dira toujours qu’il faut des conditions précises pour tirer sur quelqu’un et s’en sortir sans condamnation.





    La loi n’empêche personne de la transgresser.
    La loi n’empêche personne, ni braqueur ni braqué, de tirer. 
    Et éventuellement beaucoup trop tôt.
    La loi n’est là que pour en juger et éventuellement condamner après coup.
    Quoi qu’on fasse de lourd, on doit s’attendre à en être examiné après.

    La loi ne m’empêche pas de tirer dès la vue de l’ombre d’une arme braquée vers moi ou l’un des miens. Mais à l’examen à la loupe de ce qui s’est passé, s’il est révélé que j’ai défouraillé alors que mon braqueur ne montrait encore aucune intention formelle de me tuer (et il est exact que le fait pour un braqueur de pointer une arme sur un commerçant ne signifie pas « Je vais te tuer » mais « Je vais te tuer si tu t’opposes à mon vol » ) je serais très logiquement considéré comme n’ayant pas respecté la loi, je serais condamné à proportion des circonstances et ce serait justice.

    Si mon drame s’était produit dans des circonstances très privatives, je serai dépité de me retrouver condamné pour avoir tiré trop tôt alors que je n’avais rien entrepris de spécial pour créer cette situation dramatique.

    Si mon drame s’était produit dans le cadre de ma bijouterie ou de mon bar, considérant que j’aurais songé à la chose tous les jours depuis des années, que je savais mon commerce exciter les braqueur, que je me retrouve dans la situation que j’avais prévue de longue date, je ne serais pas dépité d’être condamné à la mesure de ma précipitation très assimilable à de la préméditation.



  • easy easy 21 juillet 2012 23:21

    Je vois de grandes confusions dans les commentaires.

    Quand on tient une bijouterie, on sait qu’on va être très visé par les bandits. Bien plus que si l’on tient une poissonnerie

    Partant de là il y a deux options possibles :

    Soit on se veut absolument légaliste et on ne possède même pas d’arme ou on en possède une avec port d’arme mais on ne tire qu’en cas de légitime défense indiscutable. On sait alors qu’on a de forts risques de se faire abattre avant d’avoir eu le temps de se défendre.

    Soit on décide de passer outre la loi et on se promet de tirer le premier dès la vue d’une arme brandie.



    Selon ce qu’on en dit, ce bijoutier aurait agi selon la seconde option.
    Il est vivant, il peut s’en féliciter.

    MAIS il ne peut se prévaloir de la loi.
    Et c’est bien normal.


    Tirez, mais tirez donc dès que vous voyez une arme dégainée. Tirez et sauvez votre vie d’honnête homme. Survivez à un braquage en ayant tiré le premier, voire beaucoup trop tôt. Mais ne réclamez pas qu’on vous considère comme ayant respecté la loi puisque la loi l’interdit
    Voilà tout.




  • easy easy 21 juillet 2012 11:11

    Partons du point zéro sociétal.

    Quiconque possède de manière visible un trésor universel sait ou doit savoir qu’il excite la jalousie et s’expose à devoir combattre à mort.
    Quiconque envisage de dérober le trésor d’un autre sait ou doit savoir qu’il s’expose à devoir combattre à mort.

    La sociétalisation n’est, à ce sujet de la convoitise, qu’une organisation telle que le combat à mort doit devenir un combat à non-mort.
    La transformation du risque de mort en un risque d’une autre nature (bannissement, exclusion sociale, torture, incarcération) n’est pas une transformation aboutie. Alors qu’elle s’appuie sur un concept de police sociale, alors qu’elle oblige à la création d’une force surhumaine, elle ne fait pas ressortir une alternative absolument supérieure et fait même surgir une haine envers des individus ou catégories d’individus, haine qui n’existe pas dans le vol dans les conditions du zéro sociétal.

    Dès la création de la société et de sa police, chacun a compris que les marginalisés (les voleurs condamnés) qui n’était donc pas tués mais seulement exclus, nourrissaient des rancoeurs et n’avaient plus rien à perdre sur le plan sociétal. On savait donc qu’ils ne considéraient plus les choses et les risques que de manière non sociétale. On savait que le refus du combat à mort entre un proprio et un voleur allait conduire au surgissement de Bonnie et Clyde ramenés au niveau zéro de la sociétalisation en raison de la mécanique d’exclusion à laquelle ils étaient soumis.

    Tant que pour éviter le combat à mort lors d’un vol, on ne saura pas proposer autre chose que de l’exclusion, on fabriquera des exclus qui n’envisageront que le combat à mort originel.

    Ca fait des millénaires qu’il y a des sociétalisations qui prétendent refuser le combat à mort entre volé et voleur mais qui ont pratiqué la torture à tire larigot, mais qui ont fabriqué du bannissement, de l’exclusion (parfois préjugée ou anticipée) et qui se retrouvent donc avec des gens voire des catégories n’ayant plus rien de sociétal à perdre.

    Cela tout le monde le sait. Et un bijoutier sait mieux que quiconque qu’il existe des bannis n’ayant plus rien à perdre. Les bijoutiers, alors qu’ils prétendent être dans la société, alors qu’ils feignent croire que l’énorme tentation à laquelle ils soumettent les gens sera censurée par la police, se préparent en réalité à des combats à mort. Ce qui se voit lorsqu’à la suite de drames, on découvre qu’ils étaient armés pour tuer.

    Un bijoutier pris avec une arme, surtout s’il s’en est servi et plus encore s’il a tué alors qu’il n’était pas exactement menacé directement de mort, abuse s’il demande ensuite à la société d’être considéré social ou plus social que Clyde.

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