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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 25 juillet 2012 16:43

    Bien entendu que la fierté peut jaillir d’autre chose que de son travail pénible. Il y a mille autres biais pour établir son amour-propre.

    Mais il se trouve que le travail est un échange avec les autres qui nous occupe au minimum 8 h par jour. Si cet élément central de notre vie ne nous offre pas cet amour-propre, c’est notre plus sûre et plus saine occasion qui est perdue.

    D’autre part, les autres biais par lesquels nous pourrions récupérer un amour-propre perdu au champ du travail pourraient s’avérer bidons et l’abbé Pierre était de cet avis.
    Si ce n’est pas en risquant sa vie au travail qu’on construit sa fierté, si ce n’est qu’en écrivant des lettres aimables aux uns et aux autres, on peut, de fil en aiguille, en venir à tirer de la fierté de n’importe quoi y compris de l’exploitation et du meurtre d’autrui.



    La vie est fondamentalement dure et sauf à vivre dans le plus grand dépouillement ou à être tétraplégique, il ne peut être que suspect de tirer sa fierté de tout sauf de la mise en danger de soi.

    Autrement dit, on ne peut être certain de ne pas tricher avec les autres qu’en se ruinant la santé pour eux. 

    Une femme qui enfante ne dispose d’aucune ruse pour s’éviter les risques et trop de cardinaux font de vieux os.



  • easy easy 25 juillet 2012 16:26


    Les individus ont toujours été fascinés par la Force centrale de leur Etat. Dès Babylone, bien des garçons des cités ont rêvé de pouvoir égaler la Force centrale.

    Lorsque cette Force centrale ne procédait que d’épées avec mille hommes, les enfants et ados ne fantasmaient que d’une épée, ils ne pouvaient fantasmer avoir mille bras ni tuer mille fois.

    Dès que cette Force centrale a comporté des soldats utilisant des armes tuant plusieurs fois d’une simple pression sur une détente, pourvu que ce soit par surprise, les enfants et ados se sont mis à fantasmer d’en faire autant.

    Reste que pour passer du fantasme à un projet concret, il faut à ces jeunes accéder d’abord à des armes à feu. Il y aura toujours moins de jeunes accédant aux armes à feu dans un pays qui les prohibe que dans un pays où elles sont en vente libre.



    Pour autant, il faut que la culture s’y prête pour qu’un jeune ait des fantasmes de surpuissance puis qu’il en vienne à concevoir de faire un carnage de jalousie ou paranoïaque.



    Le Vietnam est un endroit où il y a eu énormément d’armes en circulation mais dès la fin de ses guerres, tout est devenu calme. C’est que la critique que faisaient les adultes, devant les enfants, avait été exclusivement dirigée contre les Français puis les Américains ainsi que contre leurs adversaires politiques de même ethnie. Entre Viets on se détestait selon le clivage communiste / nationaliste.
    Un enfant pouvait alors éventuellement fantasmer tuer mille Blancs mais comment concevoir de tuer mille communistes ou nationalistes puisque la différence ne se voit pas sur leur visage et que somme toute, ils vivent pareillement et fréquentent les mêmes endroits ? 
    Du coup, dès les Blancs partis, aucun Viet n’a pu poursuivre un éventuel fantasme de tuer en masse s’il avait viré parano.

    Dans nos pays, le plus grand clivage se situe autour de inclus / exclu d’un point de vue matérialiste. Ici, il est donc possible, pour un jeune ou un infantilisé se sentant exclu, de considérer que tous ceux qui grenouillent au collège, qui sont dans une galerie marchande, au cinéma, sur une plage ou dans un endroit festif, sont ses ennemis. Tous ceux qui se rassemblent plombent le moral des exclus qui ont alors envie de leur rendre la pareille.

    Dans nos pays, il existe aussi un autre front de lutte autour de natif / immigré. Mais alors que ce sujet est le plus médiatisé, il est en réalité secondaire par rapport au clivage exclu / inclus. Alors qu’il existe clairement des endroits où sont regroupés des immigrés, personne n’y fait de carnage même si on entend souvent des gens dire qu’il faudrait en faire un 

    Exclu / Inclus est donc très important dans nos pays dits de pointe. Ici, l’écart des richesses est énorme. Mais la raison essentielle est qu’ici on est plus matérialiste et que nous avons installé des esthétiques liées à l’argent. Un jeune se retrouve donc exclus quand il ne dispose ni d’un pack de technologie ni d’un pack de cette esthétique bling bling. 
    (La génération Beat avait créé une esthétique ne coûtant rien. Il suffisait par exemple de ne pas dépenser en coiffeur ou de ressortir les robes des greniers. De nos jours, l’esthétique à la mode a forme de CB)



    Dans un pays pauvre, il y a toujours des arguments d’inclusion qui ne coûtent rien. 

    Dans cette Espagne pourtant riche mais où le quart des jeunes se sentent exclus du travail, n’importe qui peut se retrouver inclus en participant à toutes sortes de lâchers de taureaux. Ces fêtes en l’honneur du courage permettent à mille cancres de se faire valoir d’une manière plus virile. Ca équilibre leurs autres sentiments d’exclusion.

    Au Vietnam, il y a une fête où tous les jeunes se retrouvent à trimbaler un lampion à travers la ville et les campagnes en pleine nuit. Absolument n’importe qui peut se fabriquer un lampion et c’est tellement excitant à faire qu’il y en a qui en font des dizaines pour les offrir. La nuit, tous les chats sont gris, beaux vêtements ou guenilles, on ne voit plus la différence et des millions de jeunes chantent en farandole, se donnant courage face à la nuit et ses fantômes par la force du nombre et par leurs lumignons. Ca aussi ça inclut tout le monde. 



  • easy easy 25 juillet 2012 14:33

    Je me doutais bien que vous avez choisi ces photos pour leur esthétique. Et je considérais aussi que vous n’aviez pas grand choix. Les photographes de l’époque trouvaient bien plus parlant de saisir les risques et performances des ouvriers des secteurs primaires et secondaires que le travail moins spectaculaire des couseuses ou des dentelières.

    Le travail de ces hommes est scopiquement parlant plus explicite du sacrifice de soi pour son foyer, pour sa patrie, en même temps que la fierté qu’on peut tirer de ce don de soi.
    (Dans l’Amérique anti communiste on brandissait le même argument de fierté ouvrière qu’en URSS)

    Ces images contrastaient déjà avec celles des soldats qui étaient plus souvent saisis en train de subir qu’en train de s’imposer. Photos alors plus humiliantes et de toutes manières affligeantes.

    Et elles contrastent complètement avec celles qui montraient les mêmes hommes faisant la queue pour mendier une soupe lors de la grande dépression.
    Où, en dépit de sa fierté, l’ouvrier réalisait qu’il dépendait de la volonté ou de l’humeur d’un intellectualiste de se voir confier un travail méritoire.


    Vos photos illustrent très bien la fierté par le don de soi en toutes ses dimensions et montrent donc ce qui était encore, à la limite, mon cas mais n’illustrent évidemment pas la situation actuelle. Aujourd’hui, c’est dans un Mac Do qu’on peut faire des photos représentatives de ce qu’est devenu le travail.

    L’émergence des attaques contre les serveurs, contre les pompiers ou contre les soignants nous prouve que le travail n’est plus support de fierté. Ca tient au fait qu’il apparaît comme exigeant nettement moins de sacrifice de soi parce qu’il y a trop de protections en tous genres.
    Et ça vaut même pour les militaires ou CRS hyper caparaçonnés.


    En 1870, on avait des Gambetta qui trouvaient naturel de prendre de très gros risques en sortant de Paris encerclée par montgolfière (cet italien d’origine ayant reçu un éclat de métal dans l’oeil en admirant le travail d’un ouvrier coutelier)
    De nos jours, on ne voit plus que des politiciens multipliant leurs parachutes.



    J’ai été ergonomiste. Je fabriquais toutes sortes de bidules pour améliorer les conditions de travail, surtout des femmes dans le tertiaire où ce n’est ni la mine ni les quarantièmes rugissants. J’inventais ces améliorations à la demande des CHSCT et des patrons soumis aux revendications de leurs salariées. Mais je pensais qu’on prenait une direction stérilisant la fierté du don de soi.

    Il faut s’épuiser et mourir de s’être donné pour se sentir fier.
    Même un musicien peut se mettre volontairement en danger. Cf Rostropovitch 

    Vivre de s’être protégé ne procure pas cette sensation


    La question du travail avec don total de soi ne concerne pas les femmes. Elles s’épuisent déjà par l’enfantement.
    Le travail incluant le sacrifice entier de soi ne doit concerner que les hommes. Eux seuls doivent se tuer à la tâche.

    S’ils ne le font pas, s’ils ont comme premier soucis de se protéger, s’ils se trimbalent des protections plus lourdes qu’eux, ils restent des enfants, ils se planquent derrière les femmes et n’accèdent pas à la fierté que connaissaient ces hommes que vous nous montrez. C’est alors que surgi, par compensation, la fierté par l’avoir, la fierté matérialiste qui débouche sur l’arrogance tant les écarts de fortune peuvent être grands.


    De même que l’incendie de Londres en 1666 avait lancé le sens de la protection contre les risques d’incendies, la crue de 1910 avait lancé le sens de la protection contre les inondations. Se protéger des risques en tous genres, s’assurer contre tous les accidents ou déboires est devenu une préoccupation trop centrale qui fait perdre de vue le sens du courage à entreprendre comme celui de se relever de décombres ou de turpitudes.



  • easy easy 25 juillet 2012 12:04


    Je n’ai jamais gagné ma vie (on sait le sens curieux de cette expression) par de l’intellect pur, à la manière d’un journaliste ou d’un écrivain.
    Je ne l’ai gagnée qu’avec une part, parfois très importante, d’actions manuelles (genre charpentier, ébéniste, cuisinier...)
    Mais je me suis tôt retiré des affaires et depuis, je pense certainement beaucoup plus.

    Je pensais aussi autrefois quand je rampais dans des vides sanitaires pour raccorder quelque tuyau d’évacuation ou passer quelque ligne électrique. Je pouvais penser à toute autre chose. Mais le danger et le risque de mal faire était si important que ma concentration à la tâche ne me permettait pas de vagabonder bien loin ou longtemps.

    Oh, tout en perçant 300 trous (de manière répétitive, c’est important de le souligner) dans du béton, je pouvais réfléchir aux visions de Schrödinger et aux réserves d’Einstein, réfléchir aux aphorismes des uns et aux maximes des autres. C’était possible sur ces choses là, mais pas sur moi-même, pas sur le travail par exemple.

    Mais attention, si je ne remettais pas en cause mon travail (en son principe) c’était en fait surtout parce que de lui dépendait le confort de mon épouse, de mes enfants et de mes autres parents.


     
    Vous remarquerez que vous avez montré des photos de travailleurs manuels dans mon genre mais qu’il ne s’agit alors que d’hommes. Les femmes aussi ont toujours fait des travaux manuels mais ils étaient moins impressionnants. Couper des sardines c’est moins photogénique.

    En tous cas, dans les années 70 ou 90, il n’était plus idéal pour la majorité des Français que la femme soit encore astreinte à des travaux manuels (en entreprise comme à la maison) et l’explosion de l’électroménager le prouve. Il devenait idéal que le mari s’échinât éventuellement à un travail manuel mais que son épouse s’affairât à des tâches domestiques robotisées ou à du secrétariat, à des soins...


    Dans le bain de mon époque, je voyais donc ma peine aux travaux manuels comme la preuve irrégragable que je faisais bien le maximum pour les miens. Je considérais que si je n’avais gagné ma vie qu’en écrivant ou en jouant du piano, je n’aurais pas offert tout de moi et ça m’aurait culpabilisé. Il me fallait me crever à la tâche pour me sentir bien. Et il m’est parfois arrivé de choisir la solution la plus pénible pour réaliser une opération. Par exemple monter des charges par l’escalier au lieu de prendre le monte-charge (En passant par un prétexte écologique) 

    Et toute cette peine, des dizaines de blessures corporelles pour avoir la satisfaction d’offrir aux miens des lits king size, des rideaux de soie et des meubles décorés à la feuille d’or.
     

    Selon les schèmes ou idéaux sociaux il peut donc arriver qu’un homme entreprenne les travaux les plus pénibles et risqués rien que pour se convaincre d’avoir tout donné de lui. Si l’on tient compte de ce fait (qui ne se produit probablement que dans certains contextes porteurs de certains idéaux) alors il ne faut pas forcément plaindre un homme en train de ruiner sa santé au travail.
     
    Ce qu’il faut examiner chez un manuel c’est certes le tassement de ses vertèbres, la silicose de ses poumons mais c’est aussi sa fierté et les ouvriers que vous montrez étaient tous très fiers de leur courage ou engagement total.
    Un ouvrier qui s’esquinte la santé au travail sait parfaitement le mépris qu’éprouvent les intellectualistes à son égard. Mais il se voit accomplir des choses que ces intellectualistes n’osent ni ne peuvent accomplir et ça le comble de fierté. Fierté qui n’est alors qu’intime ou corporatiste mais qui ne cherche pas à se faire entendre au-delà.

    Le mineur des corons, s’il a du travail, se sent bien plus souvent heureux et fier que Rimbaud, Nietzsche ou Trakl.

    Mais arrive le moment où les travailleurs manuels deviennent une trop petite minorité et dans ce cas, 99% de la rumeur sociale devient porteuse de l’intellectualisme. La fierté de l’homme de peine se retrouve dans un placard. D’autant que si son image est parfois exhibée, c’est dans un contexte homophile.

    Aujourd’hui, le tâcheron dans mon genre n’a quasiment plus d’existence sociale et même vis-à-vis de son épouse ou de ses enfants savants, il passe pour un idiot voire carrément pour un bon à rien.


    Dans les années 60 ou 70, il y avait encore des feuilletons télé où l’on montrait les possibilités d’un ouvrier d’être fier de sa peine, de sa sueur au front (Cf. Ardéchois coeur fidèle).

    De nos jours, il y a certes ’Les déménageurs de l’extrême’ mais c’est la technologie qui en est la véritable vedette.


    Il n’y avait pas lieu de plaindre un de ces gars que vous montrez mais faut certainement plaindre le manouvrier d’aujourd’hui (souvent un étranger).


    A l’époque où il restait encore une grande proportion de sueurs, les intellectualistes gagnaient souvent bien leur vie et était même très souvent millionnaires. Ces pensistes savaient ne pas engager leur corps, ne pas faire de sacrifice d’eux mais ils pouvaient se satisfaire de leur fortune et de leur gloire.

    Mais de nos jours où la plus grande proportion des employés opèrent à des tâches non vraiment pénibles et aux allures plus intellectualistes pendant qu’ils ne gagnent que le SMIC, ça devient dramatique. Car ça leur donne l’impression que leur pensée ne vaut rien.
    Leurs forces physiques ne sont pas sollicités et ne valent plus rien par rapport aux robots, leurs pensées ne valent rien ou pas grand chose non plus, résultat, ils se sentent humiliés et impuissants. Ce qui se traduit par des pertes de foi dans les foyers et des trains de divorcés.




  • easy easy 25 juillet 2012 10:35

    Ahhh ! Le baratin qu’on peut faire à partir d’une question manichéenne !

    Quel pays est une démocratie ?
    Quel pays est une dictature ?




    Dictature et Démocratie sont si connotés Mal / Bien que la question à poser à Adler aurait pu être carrément « Quels sont les pays à système MAL, quels sont ceux à système BIEN ? ». Ca aurait eu le mérite d’être plus clair au niveau de l’interrogation et ce qu’Adler aurait répondu serait alors ressorti comme étant un jugement personnel donc subjectif.

    Les journalistes, tant ceux qui interrogent Adler qu’Adler lui-même, aiment jouer du fossé qu’il y a toujours entre les dénotations et les connotations.
    Quand on fait la planche sur le dictionnaire, tout n’est plus qu’ordre beauté et volupté au sens où tout semble clair, donc ordonné, donc contrôlable, donc sûr. Tout semble pouvoir se décrire en dix mots maximum. Même la peste, même la guerre, même la foudre, dès qu’on les dénote, elles nous semblent mieux maîtrisables


    Les questions que posent les journalistes à leur interviewé ou qu’ils feignent se poser eux-mêmes en chapeau d’éditorial du genre « La France en faillite » « Fukushima la fin du monde » partent toujours d’une dénotation qui sera cassée ensuite par mille connotations.

    On commence par un mot dénoté qui semble très clair Faillite Apocalypse donc aposématique mais rassurant puisque détecté, balisé, puis on développe un baratin en surfant sur toutes les connotations de la chose et à la sortie, l’auditeur est perdu. Tout n’est plus que brume et fumées angoissantes. Ce qui est plutôt mieux que son état de béatitude devant les dénotations des dictionnaires. Et le lecteur qui s’empiffre du développement sait très bien qu’il va finir dans le brouillard. Il lui restera alors l’impression que si lui-même ne sait que faire de ce nuage, il y a au moins des experts qui semblent bien les maîtriser puisqu’ils les pondent tous les matins.

    C’est le coup de la pythie ou des sibylles. Elles accouchent de fumigènes mais semblent s’en porter si bien qu’elles rassurent et prennent de l’autorité. Sans elles, qui saurait dire les fumées ?


    Là par exemple, cet article de Les Bulles que nous commentons, que nous apprend-il de précis ? Rien.
    Il ne fait que nous troubler devant les différences qui existent entre les définitions du dictionnaire des mots Démocratie et Dictature et les réalités protéiformes. Idem entre la définition de ce qu’est un spécialiste des questions politiques et sa réalité aussi vaniteuse qu’impuissante. (impuissante quant à agir sur la destinée du monde mais puissante quant à rhétoriser sur ses complexités)

    Sur la double question soulevée ici, nous finissons à ce point désemparés que nous ne savons plus où situer ni le cas de la France ni celui d’Adler si on devait en rester à seulement deux cases, celle du BIEN et celle du MAL.

    Ca me rappelle ce qui se passait en TD de biologie à Jussieu. Au départ on nous montrait des dessins de cellule avec noyau bien dessiné, des mitochondries, un ergastoplasme...Puis on nous demandait de retrouver ces choses sur un vrai bout de viande.
    Aïïïeeee ! Panique ! Nous ne distinguions rien car nous recherchions des contrastes aussi forts que dans les schémas idéaux. Il nous avait fallu des heures pour nous débarrasser des schèmes et nous repérer dans la réalité bien plus confuse. Et cela pour finir par rendre une copie comportant un dessins paradigme de nettetés (mais faux alors).


    Ces gens du Dîner du siècle font certes de l’argent par action directe sur les systèmes. Mais ils en font également énormément rien qu’en nous vendant leurs livres et dissertations.
    A la limite, Minc ne gagnerait rien dans les affaires, il ferait encore fortune rien qu’en nous vendant ses baratins sur la chose du Monde.


    Et je suis convaincu que s’il n’y avait pas le dictionnaire, s’il n’y avait pas quelque part une prétention à la dénotation manichéenne donc simpliste des choses, si nous n’étions habitués qu’au principe d’incertitude, nous le lirions jamais leurs bouquins car notre regard serait d’emblée adapté à la brume. 

    Ces gens qui surfent sur les connotations sont des gens qui ont eu la chance et le mérite de surclasser les dictionnaires. Comme moi concernant la cellule vivante, ils ne croient plus aux dénotations ou définitions précises. Ils se sentent au-dessus des académiciens et ils ont bien raison.
    Ils font donc leurs propres définitions et autant dire qu’elles sont fumeuses car la réalité est très complexe.


    Mais ne nous y trompons pas, plus ça va et plus nous sommes nombreux à avoir appris de ces experts. Il y a maintenant 3 millions d’Adler qui se répandent sur nos fora.

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