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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 26 juillet 2012 09:16

    Citons alors « La case de l’oncle Tom » où une écrivaine a décrit la vie de galère des esclaves américains.
    Les rares esclaves qui l’auront lu y auront trouvé un immense réconfort. Mais tous les Blancs les plus sudistes l’ont lu et ont très bien compris que ce regard compassionnel élevait leurs esclaves, les rendait dignes. Ils ont fortement protestés, ils ont écrit des contre case et ils ont même pris les armes. (Alors que l’esclavagisme commençait déjà à perdre sa rentabilité face au machinisme)



  • easy easy 26 juillet 2012 09:06

    « Emploi indigne, dans des conditions misérables »


    Dans les secteurs primaires et secondaires, le travail est très souvent de galère, très souvent peu payé.

    Mais les concepts de misère et surtout d’indignité sont très complexes à cerner.

    Pour dire cette complexité, mais de manière très courte tant j’ai souvent l’impression qu’en faisant long je fais peur à beaucoup, je soulignerais seulement qu’il suffit qu’un écrivain raconte ou expose le travail d’un galérien pour que, s’il tombe dessus, ce travailleur se sente au firmament de la dignité et qu’il ne ressente donc plus -s’il la ressentait- sa misère.

    Emploi indigne, conditions misérables, est-ce que le pêcheur cubain solitaire ressent cela ?
    Eventuellement.
    Mais le jour où il découvre « Le vieil homme et la mer » il se sent anobli par la reconnaissance, par le regard de l’écrivain (pour peu qu’il ait conscience de l’impact du livre).


    Et là, Gabriel vient d’offrir aux galériens -quoique d’une autre époque- quelque chose de comparable mais en formule forumique.

    Le regard d’un écrivain, d’un photographe sur notre condition, surtout si elle est difficile, le regard d’une infirmière sur nos blessures, c’est très proche du regard maternel, du regard de dieu.



  • easy easy 26 juillet 2012 08:45

    Les moinseurs me donnant l’impression qu’ils ne veulent pas être examinés, je respecte leur souhait et les ignore.

    Ce que je regrette c’est donc que votre sujet parfaitement illustré par l’entremise de photos assez parlantes où figure même un vannier donc très probablement un nomade (Car les nomades aussi travaillent mais selon un autre rapport à la chose), qu’un tel sujet donc n’ait attiré personne.
     
    Je veux bien admettre que je suis un cinglé, un extrémiste du travail, avouer que j’ai toujours cherché à le purifier en une certaine définition (très Seyèsienne) par une recherche quasiment systématique de la peine, comparable à un auto esclavagisme ou auto-colonialisme, que j’ai pratiqué l’incompréhensible paradoxe consistant à rendre le travail confortable pour les autres (ces autres étant surtout des femmes, ça compte) et inconfortable pour moi, m’enfin il est tout aussi extrémiste de la part des habitués du forum d’avoir évité ce sujet.

    J’espère que ce n’est pas mon extrémisme qui les aura fait fuir.



  • easy easy 26 juillet 2012 07:52

    Quelqu’un fait un papier sur le nucléaire auquel personne n’entend rien, il attire une foule.

    Un autre fait un papier sur le travail que tout le monde connaît, dont tout le monde a une expérience et qui est tellement central de nos déterminants sociaux, il passe deux clampins.



  • easy easy 26 juillet 2012 07:44

    Ah, très bien cette émission.
    Merci Herbe

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