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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 26 juillet 2012 12:39

    Le gissement sémantique, c’est exactement vous qui le réalisez, Loatse.

    Quand un contrevenant est interpellé, la plupart du temps, il résiste, se défend. Et par toutes sortes de moyens parfois puisque de toutes manières, il est déjà hors clous. Au minimum, quand on voit un flic nous coller un PV, on se défend, souvent de manière orale, en argumentant mille mensonges ou prétexte mais on fait le maximum pour se défendre. Autant dire qu’on se défend très souvent d’un PV en se posant en victime (mais que c’est exactement pareil quand le fisc se propose de nous redresser)

    Ca c’est ce qui se passe au niveau des protagonistes 


    Puis arrive l’interprétation par des tiers qui prennent assez systématiquerment position d’archange dans le triangle de Karpman.

    Il existe des tiers disant que le contrevenant est une victime pendant que d’autres disent que c’est le policier ou plus largement la loi qui est la victime.

    Pour ma part, je n’ai rien indiqué de mon jugement.


    Ici, vous indiquez votre jugement où la Loi ressort victime et pour le dire, vous usez prétexte que j’aurais jugé en invoquant un glissement sémantique.
    Comme je n’ai pas jugé, si glissement sémantique il y a, c’est vous qui le faites.



  • easy easy 26 juillet 2012 11:34

    «  »« le débat risque d’être sans fin »«  »

    Vous avez abordé un sujet énorme



  • easy easy 26 juillet 2012 11:32

    Cette docilité est en effet surprenante.

    Il faut y regarder de près pour la comprendre.
    Les Noirs embarqués à Gorée étaient dans leur grande majorité des gens qui, avant d’être capturés par des Noirs, ne se voyaient pas un destin matérialiste. Ils ne concevaient pas de devenir proprios, de monter une entreprise, de dominer quiconque.
    A part quelques chefs ou fils de chefs qui se voyaient un destin plus grand et qui se sont fortement révoltés avant d’être fouettés puis pendus, les autres ne voyaient pas grande différence entre leur sort et celui de leurs parents.


    Il y a eu des Européens qui se voyaient un sort naturel si peu important, si naturellement misérable, qu’ils se sont portés volontaires pour devenir esclaves, déjà en Europe mais aussi en Amérique.
    Certains de ces volontaires étaient misérables depuis des générations, d’autres venaient de le devenir suite à une forte condamnation (avec saisie de tous leurs biens)
    Ils se sont offerts pour travailler comme esclaves pendant 36 mois, en particulier dans les Antilles, avec la seule contrepartie que s’ils en survivaient, ils auraient droit d’abord à recouvrer leur liberté, à ne plus avoir de dette (pas même celle du transport) et aussi à un lopin de terre.

    Alors que les Blancs esclavagistes faisaient très attention à ne pas épuiser leurs esclaves définitifs, alors qu’ils leur permettaient de s’organiser en cases et de vivre leurs quelques heures de libres à leur guise, ils étaient beaucoup plus sévères envers les « 36 mois »
    Car il était de leur intérêt d’épuiser au maximum ces engagés d’une part pour en profiter le plus possible pendant ce court laps de temps et d’autre part pour qu’ils n’en survécussent pas ou fussent si dégoûtés de la vie en Amérique qu’ils ne se lançassent pas dans un projet concurrentiel à partie de leur lopin. 
    Le fait est que la plupart des « 36 mois » sont morts d’épuisement et de maltraitance ou ont fini, à la fin de leur contrat, par demander à être rapatriés en métropole.
    Quant à ceux des 36 mois qui ont tenu le coup jusqu’au bout, ils sont devenus les plus exigeants des maîtres.



    On peut aussi se poser la question de la docilité avec le cas des Hilotes que les Spartiates utilisaient en manière d’esclaves. Certes, les Spartiates leur prouvaient leur suprématie en massacrant régulièrement quelques groupes révoltés mais les Hilotes trouvaient aussi des avantages à leur sort. Ils pouvaient par exemple s’enrichir par quelque commerce alors que les Spartiates en étaient interdits.

    On peut encore se poser cette question concernant les métèques. De manière générale, les métèques ou immigrés ont partout été autorisés avec des contreparties par exemple en surtaxes mais ils avaient aussi des avantages comme par exemple d’être exemptés de certaines corvées militaires ou politiques. 


    Au bilan, il n’a pas été exceptionnel que des gens a priori très soumis, se retrouvassent riches soit en masse soit de manière individuelle. Ce qui a été le cas des Gaulois soumis aux Romains (Sutout quand Julien l’Apostat a réduit fortement leur imposition)

    En Amérique, il y a eu un Indien qui est devenu propriétaire à la manière des Blancs, avec des esclaves noirs, avec une maison à colonnes, avec de la vaisselle en porcelaine et des bougeoirs en argent et il était quasiment devenu député.

    En Inde, il y a des Intouchables devenus riches et députés. 

    Et dans notre contrée, depuis le travail à la chaîne, il y a eu des milliers d’ouvriers devenus riches ou ayant eu des enfants devenus puissants. Pendant que des riches ou enfants de riches sont tombés dans la misère. La scolarisation ne jouant, dans cette redistribution des cartes, qu’un rôle secondaire. 



  • easy easy 26 juillet 2012 10:39

    Les intellectuels ne sont pour rien dans le droit au travail.
    Ils ont certes surfé dessus mais ils n’auraient jamais pu le faire s’il n’existait pas réellement un droit au travail.

    D’où vient ce droit -plus naturel et légitime que légal, donc inopposable à quiconque dans la pratique ?


    Il vient de la propriété.
    C’est la propriété, à commencer par celle du sol, qui a réduit les libertés des nomades et qui les a donc obligés à hurler qu’ils pouvaient à la rigueur respecter la propriété du sol d’autrui mais à condition d’obtenir de la part des proprios un boulot leur permettant de subsister



  • easy easy 26 juillet 2012 10:22

    Nous pourrions invoquer γυμνός gumnós « nu », nous pourrions invoquer les jeux du stade antiques qui se pratiquaient nus mais d’une part les JO modernes ne se pratiquent pas nu, tout public y est admis et les femmes peuvent y participer.
     
    En somme, nous n’avons pas du tout respecté la forme originelle des olympiades ;

    Reste alors à considérer seulement le fait que sur notre territoire admettant le bikini les anti bikinistes devraient être exclus.

    Mais là encore, nous ne sommes pas des bikinistes absolus. Ici on serait même plus souvent lourdement habillés que légèrement vêtus et nous savons très bien réprimer quiconque se promènerait en string sur une moto, surtout en position de passager.

    Rien n’est clair sur ce plan, comme sur d’autres, dans notre région et nous nous retrouvons toujours avec les pieds dans le tapis. Yaka voir comment nous sommes ambigus sur la prostitution.


    Au fond, ce seraient les voilistes qui seraient les plus tolérants sur ce coup des JO car ils seraient les premiers des deux masses à dire « Ban, après tout, nous pouvons accepter de concourir à côté de gens en bikini ». Ce qui n’allait pas de soi et qui va certainement casser l’orthodoxie de certains d’entre eux.

    Ne perdez jamais de vue, chère Rosemar, que les voilistes qui permettent à leurs voilées de voisiner des nudistes ne sont pas si rigides ou exclusifs que ça.


    Cela dit, imaginons qu’un jour, une femme en niqab parvienne à courir ou nager plus vite qu’une femme à poil. Ce sera un gros évènement culturel, aussi gros que le jour où un gus courant avec deux jambes en arcs de carbone a dépassé les plus rapides des valides. Nous pourrons alors en profiter pour nous interroger sur notre bikinisme dans le sport, pour commencer.


    Au fond, ce serait surtout par le fait qu’une femme doive toujours être accompagnée ou surveillée-protégée par un homme que la position des voilées serait la plus contraignante. Et certaines d’entre elles protestent courageusement contre ce point où la police serait finalement masculiniste.
    Mais d’autres, parmi nos Marie-Hélène, adorent au contraire ce principe et y adhèrent pleinement.

    Hier, une Louise Marie en niqab réussi à mordre un flic voulant l’interpeler. Il est intéressant de constater l’évidence que même archi enveloppée, une femme ne se retrouve pas dépourvue de moyens de défense, peut-être même en auraient-elles plus

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