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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 10 août 2012 01:41

    Concernant tous les accès qui dépendent d’une moindre diligence d’un tiers, il n’y a qu’une règle :
    Du côté qui espère, il y a les naïfs
    Du côté qui accorde, il y a ceux qui ont tout compris.


    Cela dit, je ne trouve pas dommage que les Bogdanov et ceux qui croient que les haricots flairent leurs tuteurs à distance se soient convertis au spectacle de rue



  • easy easy 9 août 2012 22:38


    @ Lionnel et Leo

    Il me semble que se présenter avec son vrai nom n’ajoute rien au fond de ce qu’on dit sur un forum. Au contraire, un nom connu peut faire écran.

    Je n’ai rien à vendre, je ne drague pas. Je n’ai aucune nécessité qu’on remarque mon nom et laisse la place à ceux qui en ont besoin
     

    Ce qui me semble être important pour nous tous c’est de découvrir des idées de face nord, celles qu’on ne reconnaît pas parce qu’elles ne ressemblent pas à celles qui courent en face sud. Obligé de devoir les connaître, on s’aperçoit que ce n’est pas facile tant on est habitué à reconnaître. On est perdu, on manque de repère, on ne sait plus quoi penser, on n’a pas la réponse en magasin mais on a le nerf de la connaissance innée, celle du bébé, qui se réactive et qui fait un peu de gym

    Comme les facenordistes puisent dans leurs propres idées, ils ne se fondent que sur leur propre expérience de la vie. Ce qu’on entend d’eux semble sortir d’un vécu singulier

    Sans cela, on n’aurait plus que l’impression de parler entre concierges qui répètent les bruits d’escalier sans jamais rien dire d’eux.


    D’autre part, pour avoir été lapidé dans mon enfance parce qu’enfant de parents issus de deux camps ennemis, je crains les meutes. Je redoute aussi les coagulations gentilles en considérant qu’elles cultivent le même principe d’hystérie collective. 



  • easy easy 9 août 2012 19:36

    Bonjour Lionel,

    Je réponds volontiers aux questions personnelles
    Easy c’est parce que je suis EurASYen et que je n’aborde les sujets que par leur face nord

    Veuillez reposer vos autres questions de manière plus directe, peut-être les comprendrais-je mieux



  • easy easy 8 août 2012 15:33


    Je ne saurais rien dire d’original sur le fond de votre article

    Je vais raconter autre chose.

    Sur le site Jules Guesde où j’ai installé des matériels, je n’ai pas remarqué d’animalerie.
    L’ambiance y est tendue du point de vue de la sécurité Seveso. L’interdiction de fumer est telle qu’un ouvrier externe ayant été vu fumant dans sa voiture garée sur une grille d’égout (qui peut contenir des vapeurs inflammables) a été viré

    Les salariés qui ne connaissent pas les ambiances Seveso sont épargnés de bien des stress.


    Un contexte Seveso, s’il est fondé sur des arguments de sécurité indéniables, permet toujours à la direction d’augmenter la paranoïa au-delà du nécessaire afin de monopoliser du temps de cerveau disponible
    Quand les salariés Seveso sont concentrés pour respecter les protocoles, leur pensée est entièrement sur des rails placés par la direction. A force de passer des heures avec une pensée sur rails, on perd bien des intelligences et sensibilités.

    Les unités sont séparées, chacune cache ce qu’elle fait à l’autre. Plus personne n’a une notion globale de ce à quoi il participe et se contente de ce que la direction veut faire croire.
    Même au sein d’un bâtiment spécialisé, tout est encore cloisonné, tant par des portes avec accès limité que par des protocoles de secret et de sécurité dans tous les sens (incendie, contamination chimique, biologique..)

    Les employés participent tous à une Chose qui n’est nulle part précisément mais partout quand même.
    Même le patron, quand il parle de la Chose, il en raconte les besoins, les objectifs mais il indique ce cette Chose est hors lui et qu’il lui obéit.





    Sur l’autre berge de la Seine, rue de la digue, il y a un autre site Aventis
    Il comporte essentiellement deux sortes de bâtiments.
    L’un à étages avec nef axiale d’allure apte à servir de support à une plaquette commerciale ou de recrutement. Ambiance lumineuse, cafet, ordinateurs, communication, ouverture
    L’autre sorte est constituée de deux bâtiments de plain-pied, de 40m x 60 m chacun, quasiment désert d’êtres humains mais contenant des animaux en cage.

    Ceux du premier bâtiment ne mettent jamais les pieds dans les deux autres sans raison sérieuse. C’est interdit sous invocation d’hygiène car il ne faut surtout pas contaminer les animaux avant qu’ils subissent des essais.
    Ceux du premier bâtiment savent donc ce qui se passe dans le secteur animalier et tirent tout un tas d’Exels à partir des infos qui en remontent mais la plupart ne voient jamais vraiment ce qui s’y passe. Ils n’ont pas à vivre cette ambiance spéciale qui règne dans le bâtiment animalier et qui ne peut pas servir de support à un quelconque marketing de l’entreprise.


    Dans le bloc animalier, il y a en permanence un ou deux responsables de protocoles et cinq techniciens de maintenance animalière.
    On n’entre vraiment dedans qu’après un protocole salle blanche. Les matériels introduits doivent être décontaminés. Il y a des sas partout et tout est pressurisé avec toutes sortes de détecteurs d’anomalies ou d’intrusion
    ( Le site étant lui-même totalement clôturé et bordé de détecteurs d’intrusion)

    Un couloir distribue des pièces périphériques prennent la lumière du jour à travers des vitrages dépolis. A part les rares personnes qui ont une chose à y faire, personne ne peut voir ce qui s’y passe. Chacune de ces pièces périphériques est soit un labo sommairement équipé où l’on intervient à deux ou trois personnes, soit une salle de dissection avec une paillasse centrale comportant rigoles, égout, et surplombé d’un scialytique. Quand une personne a quelque chose à faire quelque part, elle n’a droit à aller que là. Toutes les portes étant badgées. Il y a partout des grilleurs d’insectes volants des fois qu’un aurait réussi à passer tous les barrages ou qu’il proviendrait d’un animal. Les sols comportent des surfaces adhésives capturant les poussières qui resteraient sous les chaussons et combinaisons pourtant vierges. Il y a des barrières basses qu’il faut enjamber pour poursuivre le couloir. Toutes les surfaces sont lisses, les angles et relevés arrondis. Les paillasses ne touchent pas le sol et sont accrochées au mur.

    Du côté intérieur de ce couloir périphérique, il n’y a plus de lumière du jour que de l’artificielle ou le noir, indépendamment de l’heure. 
    C’est là que sont les animaux. 
    Tous séparés par catégories avec un paquet de dispositifs de cloisonnement et d’isolation 
    Et il y a, sur une porte, « Primates non humains » 
    Derrière sont les singes. 

    « Primates non humains »

    On est dans un endroit complètement conçu par des humains, où des animaux sauvages sont dans des cages en inox, où à part eux il n’y a plus rien de naturel, on est dans un endroit qui serre le coeur et qu’on a envie de fuir puis d’oublier et on lit « Primates non humains » 

    Que veut dire humain ?

    C’est incroyable ce que nous avons manipulé les mots pour faire de humain à la fois la désignation de notre espèce et la désignation d’un sentiment de compassion
     



    Les primates non humain hurlent, les murs très épais ne parviennent pas à masquer leur cris aigus, même en dépit de la bruyante ventilation. On les entend hurler à travers les murs de l’enfer humain.

    Les personnels qui bossent là doivent donc dépasser leurs sentiments naturels. Les protocoles très stricts les y aident. Ils sont obnubilés par les procédures et ne se surveillent personnellement et mutuellement plus que sur ce point.
    Ils se disent que c’est l’acceptation de ce prodédurisme monopoliseur d’intelligences et de sensibilités ou c’est la porte.
    Comme il n’y a qu’eux pour les voir ainsi désensibilisés, ils parviennent assez facilement à ne plus en avoir honte. Ils sont entre eux, en petit groupe, ils ne parlent à personne de cette problématique, alors quand ils rentrent chez eux, ils peuvent voir leurs enfants pas plus gros que les macaques qui hurlent, en jouer devant eux les parents les plus sensibles. « OOOhhhhh chéri, que t’es adorable, tu me fais craquer »






    Dans le film Apocalypto, il y a une scène de sacrifice humain très impressionnante.
    On ne voudrait pas être à la place du pauvre bougre. Mais tout est clair aux yeux des spectateurs Mayas, y compris leur hystérie. On tremble de trouille en voyant ça et on peut en faire des cauchemars mais la vue d’une salle d’exécution US, parce que nous savons la mécanique administrative qu’il y a derrière, ça nous fait un effet glaçant.

    Dans Apocalypto, on voit que c’est l’hystérie chaude qui éventre ou lapide alors que dans nos manières d’exécuter après un jugement institutionnel, on se demande ce qui provoque ce côté inéluctable de la mise à mort.
    Ce n’est plus le feu d’une meute qui met à mort c’est la froideur administrative.
    Ce n’est plus l’excitation, l’échauffement des esprits à la Rwandaise, c’est le calme institutionnel.

    Il est très difficile de stopper une meute de chiens ou de lyncheurs. Mais si pendant un lynchage survient un tremblement de terre, chacun va penser à autre chose et ensuite, à encore bien autre chose.
    Alors que s’il survenait un TDT juste avant une exécution US, elle reprendrait inéluctablement ensuite.

    Ce calme administratif, alors qu’il semble propice à la discussion, à la dialectique, est en réalité le plus hermétique et têtu qui soit.
    On peut voir un DSK accablé par nous tous, voir la seringue s’approcher de sa veine, nous voir écoeurés, constater que nous changeons d’avis, hurler tous ensemble « Nooooon on ne veut plus qu’il meure » rien n’y ferait. Il recevrait quand même le poison.

    Pourquoi ?


    Ce n’est pas nouveau. Socrate a connu ça. Mais dans son cas la mise à mort aurait pu se passer de différentes manières. Par exemple un type lui aurait tranché la gorge devant cent personnes. Ou il aurait bu lui-même un poison entouré de ses potes. Il serait alors mort parmi des humains, comme dans Apocalypto

    Ce qu’on a fait, depuis qu’on a caché les tortures aux yeux du public, depuis qu’on ne veut plus montrer les pilorisations et les empalements, c’est effacer le plus possible l’élément humain qui exécute.

    C’était tout de même un plaisir de faire un brin de causette avec le bourreau pendant qu’il soupesait sa hache. C’était agréable et plein de sens de crier ’Viva Zapata’ devant un peloton.


    Maintenant on ne veut plus tant d’humanité.
    Le condamné doit mourir hors champ de l’humanité. Il existe donc une Chose qui s’interpose entre lui et l’humanité et cette Chose est insaisissable, indescriptible, innommable, glaçante. Il y a forcément de l’humain qui commande cette Chose insensible et elle ne peut -être composée que de la somme de nos insensibilités.

    .

    Que pour une élection n’envoyant personne à la mort, nous procédions par votes, à la rigueur. Mais malheureusement, refusant de prendre le responsabilité qu’avait prise Clovis au sujet du vase, nous en sommes venus à trouver intéressant de voter aussi les mises à mort. 

    Qui a tué Socrate ? Qui est responsable de sa mise à mort ?
    Ceux qui ont voté pour qu’il meure ? Même pas
    Car ceux-là peuvent répondre « Si plus de gens avaient voté pour qu’il vive, il aurait été épargné »
    Il n’y a donc plus de responsable des mises à mort et depuis longtemps. Mais depuis un siècle, même pour leur exécution il n’y a plus de bourreau humain.


    Se suicider devient alors le seul moyen d’être exécuté par un humain sur décision d’une personne précise et qui en assume la responsabilité.

    Et les fusillades à la Breivik pourraient bien être la réponse de certains d’entre nous à cette déshumanisation et déresponsabilisation des condamnations et mises à mort. 


    Dans ce processus, le port d’une cagoule par l’exécuteur occupe une part pleine de signification du même tonneau. 
    Si l’uniforme avait de tout temps eu un rôle certes de reconnaissance entre deux armées, il avait aussi un rôle de déresponsabilisation. 
    Les gendarmes avaient donc, même dans leur propre société qu’ils n’ont pas à combattre, des uniformes qui les déresponsabilisent.

    Et bien ça ne suffit plus. Nos Polices sont de plus en plus cagoulées.

    Qui est responsable ? Personne.
    « Mon nom est Personne » est la métis que je déteste le plus chez Ulysse et comme vous le voyez, ça fait des siècles qu’on nous incite à avoir ce comportement d’Ulysse non celui de Clovis.



     
    Ainsi, lorsque de nos jours nous chopons un type qui s’est comporté en Clovis en offrant à sa victime la chance de mourir en toute humanité devant un être humain assumant son geste et ne faisant rien pour s’en cacher, nous le condamnons et l’exécutons en procédant de la Chose.


    Les manifestants Espagnols qui essayent d’attendrir la Police s’adressent à la Chose en vain.




  • easy easy 8 août 2012 11:45

    Voilà une ample respiration intellectuelle.
    Ample parce qu’elle semble non censurée mais aussi parce qu’elle profite de plusieurs espaces ainsi libérés, celui de la sensualité, celui de la moralité, celui de la verbalisation, celui du partage, celui de l’incitation...




    Ca m’offre l’opportunité de faire une remarque.
    Pendant un siècle, il y a eu des sortes d’expositions coloniales et disons des zoos humains. On les décrie actuellement.

    Mais ce qui s’y était passé n’est à mes yeux pas négatif du tout, in fine.

    Posons forfaitairement qu’avant le XIXème siècle, les principes endogamiques prévalaient partout sur la Planète. On ne sexait qu’entre semblables. Et cela en se fondant par exemple sur les conséquences de la malédiction de Cham. 

    Pour autant, en toute endogamie bien pratiquée, tout n’était pas simple.
    Les Romains vexaient leur épouse s’ils en jouissaient en copulant. Ils n’auraient jamais pu dire leur passion pour le cul de leur épouse sans se retrouver en Justice.
    Même au sein de l’endogamie, il n’était pas possible de dire ce que vous venez de dire de n’importe qui.
    D’un côté il n’aurait surtout pas fallu parler en de tels termes des fesses des épouses mais seulement des hétaïres et de l’autre il ne fallait pas non plus parler de celles des Noirs, Jaunes Rouges ou Verts

    Dès que des pionniers Blancs ont vu les corps exotiques, ils ont été mis en grande difficulté morale.
    Certains, très bien bridés par le tabou endogame, n’ont ressenti qu’une absence de sentiment. Pas de problème pour ceux là.
    Mais d’autres, moins bien verrouillés, au Nomos plus déchaîné, ont été très troublés de voir monter en eux le désir. « Quoi, me voilà zoophile ? »

    Il y a eu des explorateurs qui ont ressenti le désir exogame mais qui l’ont refoulé de manière consciente. Pour s’en convaincre, ils ont exprimé publiquement une mine dégoûtée et ils ont probablement été les plus enclins à se montrer insultants, dénigrants et cruels avec les exo
     
    Les femmes de ces explorateurs étaient restées en Europe (déjà sous les Croisades) et elles se posaient la question « Mon chum peut-il désirer une exotique ? » . Je crois que les explorateurs, afin de convaincre leur femme qu’ils restaient fidèles, leurs écrivaient des lettres toutes remplies de marques de mépris pour les corps exotiques.
    Bien des explorateurs ont utilisé le style scientifique (où un médecin est censé ne regarder un cul que pour les hémorroïdes qu’il renferme) pour affirmer leur insensibilité « Pfff. Les nègres ne savent même pas respirer correctement » c’était censé rassurer l’épouse et sa bonne société.


    Puis, quand les femmes blanches ont commencé à voir les corps exotiques dans les zoos humains, elles ont pu juger d’elles-mêmes si le tabou endogame était efficace, naturel, solide, définitif ou pas. Ne serait-ce qu’en matant les hommes exotiques. Et elles ont forcément ressenti du désir. 
    Il se sera donc passé un siècle pendant lequel Blancs et Blanches auront singé l’insensibilité à l’exotique afin de se rassurer mutuellement mais c’était un jeu de dupes que les Orientalistes jouaient à dénoncer en montrant que « Oui, le Blanc peut désirer l’Autre » .

    Les colonisateurs ont donc fini, entre eux, sur place, par s’avouer exogames en baisant tout ce qui bougeait et en se tapant sur le dos en « Dis-donc, elle est mignonne ta congaï, tu me la passes ce soir que t’es de tour de garde ? »
    Mais de générations en générations, tous les masques sont tombés et dès 1900, les Blancs ont imité les exotiques dans leur manières.

    Oui le désir est très exogamique et il faut qu’il y ait un tabou donc un artifice social pour le réduire et le contenir à minima.

    C’est donc grâce à la transition qu’ont représenté les zoos humains qu’aujourd’hui un Blanc peut dire son excitation devant un corps noir sans se voir conduire au bûcher.

    Et dans l’autre sens ?
    L’exotique a-t-il était attiré par le corps du Blanc ?

    La réponse est complexe car par exemple en Afrique, il n’y avait pas de concept d’esthétique corporelle.
    Alors que les Méditerranéens ont été très obsédés par la beauté du corps, depuis Babylone en passant par Persépolis, Alexandrie, Delphes, Rome, Florence et Versailles, d’autres comme les Mongols, les Japonais les Incas ou les Dogons n’avaient pas le sens de la canonisation des corps.
    Les premiers Blancs qui ont bandé devant une négresse ont donc eu à dépasser les canons Blancs alors que les Massaïs et Mongols qui toisent les corps plutôt par leurs seules aptitudes physiques du genre « Elle a des jambes solides à la marche » n’ont pas eu ce problème 

    Ca fait que le Blanc a examiné son regard sur l’Exotique surtout au travers d’un biais esthétique alors que l’Exotique a examiné son regard sur le Blanc au travers d’un biais de capacité physique. Et les exotiques découvriront, mais il leur faudra du temps pour le comprendre, qu’il y a une autre toise pour considérer le cas du Blanc, celui de la métis.

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