• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 août 2012 21:25



    «  »«  » wikipédia ??c’est plein d’erreurs....«  »« 

    Prouvez-le



  • easy easy 18 août 2012 20:23

    «  »«  » La vie ....est un cadeau précieux «  »«  »

    Ce n’est pas prouvé



  • easy easy 18 août 2012 20:17

     Correction ; résonner s’écrit avec 2 n, résonateur avec un seul n



  • easy easy 18 août 2012 20:14


    Il est très difficile d’aborder ce sujet apophatique alors que notre grammaire est cataphatique.
    Vous avez bien du mérite et vous en êtes fort bien sorti.


    Je propose à mon tour quelques pistes de réflexion en pas japonais

    A mon sens, ce que notre conscience dit cultiver en raisonnant sous le contrôle de notre nomos, notre inconscient cherche à l’hystériser en résonnant avec les inconscients d’autres personnes en toute anomie.
    Nous communiquons en conscience en procédant de dialectique et inconsciemment en procédant de frénésie qui vire à l’hystérie lorsque que la raison capitule.
    Le conscient raisonne seul, l’inconscient résonne avec les autres.
    Une réunion organisée sous le sceau de l’organisation sollicite la conscience de chacun.
    Un chahut sollicite les inconscients.
    Le respect de l’histoire intégrale incite à la sagesse, la compilation ou mise en avant de morceaux choisis incite à la résonnance.


    Exemple :

    Cinq amis conviennent de se réunir pour une plongée nocturne ou pour un casse. Chacun va à la réunion n considérant qu’il n’y sera question que de raisonnements. Que l’entreprise soit légale ou pas n’y change rien, chacun n’est attendu qu’en production de sang-froid, de méthode. Pas de résonnance, pas d’hystérie.

    Une semaine plus tard, ces cinq amis conviennent de se réunir pour aller voir un match de foot, un opéra, un concert de Johnny, pour aller en discothèque, pour draguer sur les champs. 
    Alors qu’ils se connaissent pour leur capacité à raisonner, ils se sentent invités sur ce coup là à résonner, à vivre une frénésie, voire une hystérie. Et on les verra s’emporter, s’enflammer, s’échauffer, perdre le sens de la mesure.

    Pendant le casse, si tout se passe comme ils l’avaient hyper calculé, ils restent dans le pur raisonnement. Mais comme il plane sur eux une menace importante, dès que ça part en couille, l’inconscient de chacun jusque là bridé explose. Les 5 inconscients vont se parler dans la grammaire des inconscients et vont résonner entre eux pour former une ambiance sans nomos, sans loi, complètement folle. Il va se passer du n’importe quoi. 

    Après coup, les 5 consciences vont essayer de reprendre le dessus sur les 5 inconscients et les 5 amis vont sembler parler avec un minimum de sens pour justifier leur comportement hystérique précédent mais ils ne parviendront jamais à le justifier correctement. 

    A force, le raisonnement calme de chacun ressortira à leurs yeux mutuels et croisés comme peu fiable, peu sûr. Ils sauront désormais que l’hystérie l’emporte.





    Un enfant démarre sa vie en constatant le raisonnement de ses parents et s’aligne dessus. Tout ça lui semble sûr. Si le père dit qu’en roulant deux heures on arrivera à la mer, c’est effectivement ce qui se produit. Il a confiance. 
    Puis un jour, les parents hystérisent devant l’enfant. Ils ne raisonnent plus, ils résonnent. Ils font n’importe quoi. Une fois calmés, ils tentent d’expliquer à leur enfant pourquoi ils ont cassé toute la vaisselle. Ce qu’ils disent avec un air raisonnable ne tient pas la route d’autant qu’ils n’admettent pas avoir résonné et même hystérisé (raison débordée, capitulée). L’enfant perd confiance même en ce qui semble être du raisonnement. 

     
    L’enfant vient donc de découvrir qu’il y a les raisonnements et aussi les mises en résonnances de pensées bizarres, surgies des prodondeurs du cerveau, qui ne sont pas sages du tout et qui aboutissent à des violences. 
    Il voit bien qu’il existe des résonnances joyeuses. Il voit bien qu’à Noël, au départ des vacances, il existe une fièvre, une frénésie, une hystérie joyeuse. Ca aboutit à quelque dévoration tout de même mais bon, c’est considéré comme étant heureux. 
    Hélas, il voit aussi qu’à l’occasion de ces hystéries joyeuses, plein de diables surgissent de la boîte à Pandore et qu’il y a des gifles qui volent pour un oui ou pour un non, surtout à Noël, surtout pendant les vacances. 

     

    Certains enfants auront connu les hystéries joyeuses avant les hystéries violentes et seront donc des déçus de la résonnance. Ils éviteront les messes et les foules.

    D’autres auront connu d’abord les résonnances violentes et en auront fait leur pain ordinaire, leur normalité. Pas du tout choqués, ils ne seront jamais déçus du Monde.
    Ils vont pratiquer eux-mêmes et très tôt ces frénésies en piquant des colères dans les magasins, les avions. Ils n’apprécient pas les ambiances calmes et foutent le boxon en classe. Un enfant qui hurle sait très bien, surtout à notre époque puériliste, que tous les tambours de ceux qui sont autour se mettent à vibrer à la même cadence que lui. Il sait qu’il aliène tout le monde à sa colère, à son anomie. 

    Grandissant en ne voyant que des avantages à frénétiser leur entourage, les enfants grands résonateurs seront comblés par le monde actuel. Jeux vidéos, soldes, concerts, championnats de foot, seront leurs utilitaires idéaux. Ils ne déprimeront pas car échoués sur un Amplificateur, ils en trouveront un autre où s’accomplir. Ils peuvent évidemment devenir bandits et finir pendus mais ils ne seront jamais dépressifs. Il est très dommage qu’aucune espitémologie n’ait remarqué ce fait.






    Raisonnements et résonnances ne relèvent pas que du foyer parental.

    J’ai vécu quelque chose de spécial et de suffisamment spécial pour avoir été lisible (Bien d’autres situations sont spéciales mais pas suffisamment pour qu’on puisse s’en apercevoir)


    Ma mère est Française, mon père Viet. Ils se sont connus à Paris en 1950. Ma mère était une citoyenne française, mon père un sujet indochinois. Je nais donc au sein d’un couple qui transgresse les deux doctrines endogamiques de leur peuple respectif. Ils s’aiment par-dessus les lois.
    Nous arrivons à Saigon en 56, deux ans après la défaite française de Dien Bien Phu
    A l’école, dans la rue, parce que ça se voyait sur mon visage que j’étais eurasien, j’ai subi des frénésies en « sale fils de traître ». J’ai été lapidé par les petits Viets. A la maison, je vivais la résonnance amoureuse exceptionnellement forte ou impertinente de mes parents, mais dehors, je subissais de la violence à cause d’elle. 

    Je peux donc apprécier la frénésie amoureuse mais je ne peux que redouter la frénésie de la rue. Le tout sans jamais savoir quelle est celle de ces deux frénésies qui a raison.


    Les enfants des Pussy Riots pourraient se retrouver dans une situation similaire. Leurs mères vivaient entre elles, à la maison, une frénésie joyeuse, impertinente mais la rue réagit par une frénésie allant à les tuer. Leurs enfants se retrouveront à avoir toujours peur des grandes fêtes et se sentiront seuls.





    Le rayon vert de Rohmer essaye de nous montrer le cas de gens qui semblent se méfier des fêtes. Ces timides qui ne peuvent envisager de tenir un microphone, ont besoin, comme tout le monde, de libérer leur inconscient constamment bridé par la raison et son nomos en lui permettant de résonner avec un miroir. Mais ils visent alors à ne résonner qu’en duo et dans un petit coin isolé.
    Ce sont des petits résonateurs, des bi-résonateurs

    Si les di-résonateurs ne trouvent pas leur moitié, ils se sentent mal dans le monde actuel. Ils se sentent dépassés par les gamins qui font les pitres sur scène en enflammant les salles.



    Les plus importants outils de mise en résonnance c’est l’amour (mais c’est faible en puissance puisque ça ne rassemble que deux personnes) ; c’est la musique ; c’est l’iconographie et c’est bien entendu la possibilité de se rassembler en masse (Manifs, concerts, bals...)
    Or notre époque se caractérise par un développement inédit des outils produisant de la mise en résonnance de masse. Tam-tam vidéo réseaux

    Les réseaux Net semblent une bonne opportunité pour ceux qui ont peur des foules de résonner avec du monde sans danger, a priori.
    Hélas, il y a des dangers, même sur le Net. Il y a des violences, même sur le Net.
    Il est probable que les intimidés essayent le Net mais il est tout aussi probable qu’ils finissent par comprendre que ce n’est pas avec cet utilitaire qu’ils pourront vivre une bi-résonance tendre.


    La résonance tendre, qui ne peut se réaliser qu’à deux, est la seule qui aurait pu échapper aux Systèmes d’Amplification. Mais ces systèmes, les media donc, vont dénicher les résonances tendres dans leurs planques, ce qui fait le paparazzi. Et quand des amoureux voient leur résonance intime étalée, utilisée par la masse et en toute violence « Pffff, t’as vu le tas qu’il se traîne », ils sont ruinés.

    Utiliser les réseaux, la scène ou les projecteurs, pour trouver sa moitié avec qui résoner tendrement aboutit trop souvent à la ruine de cette frénésie amoureuse qui fait la vitalité, le feu, la libido du couple.

    Les intimidés se voient bien moins de solutions qu’autrefois





    Le film La chèvre avec Pierre Richard, sous ses allures légères, montre les difficultés qu’ont les sensibles pour se rencontrer

    La problématique des sensibles est extrême.
    Si un sensible rencontre un autre sensible, il supportera très mal de le voir un jour, pratiquer ne serait-ce que Facebook.
    Deux sensibles ensemble seront très jaloux des réseaux, des contacts.

    Or, à moins de vivre en autarcie sur une île déserte, quel couple peut de nos jours se passer des Amplificateurs ? Comment le couple du Rayon vert peut-il contourner la SMSite ?

    Arrivent alors les solutions paradoxales.
    Celles où le couple, se voyant cerné par un contexte tout en Amplifications, essaye de s’en servir en miroir de lui-même, en s’exhibant (pipolisation, partouzes, échangisme...)
    Ca finit encore en ouroboros puisque ce couple doit finir par admettre que son propre ampli naturel ne fait pas le poids et que c’est encore et toujours le grand Tambour, le même qui hystérise autour d’un feu d’artifice un jour, autour d’un massacre le lendemain, qui est le plus fort, qui fait la loi.


    C’est l’hystérie collective qui par sa puissance fait la raison absolue.
    Plus rien ne semble possible au niveau individuel ou conjugal. Le couple est ridiculisé




  • easy easy 17 août 2012 11:03


    Un gamin qui pique une crise dans un magasin ou un avion, sait qu’il mobilise et aliène toutes les pensées.
    Il y a des gamins qui ont grandi sans jamais avoir eu besoin de criser. On les trouvera sans exception aucune dans les sociétés qui ignorent la puériculture et le puériculturisme (Massaï, Dogon, Inuit, Guarani, Moï, Aborigènes....)

    Et dans les sociétés qui ont inventé la puériculture il y a un siècle, on en trouvera énormément de ces enfants qui piquent des crises. De trois manières en fonction de leur âge : Très jeunes c’est la crise à hurler et se rouler par terre. A l’adolescence c’est déjà plus insaisissable et ça commence à se collectiviser. Et devenu adulte, c’est protéiforme et ça utilise les moyens les plus amplificateurs, dont le moyen roi qu’est la médiatisation. Puérilisme et technologisme vont de paire.


    Tous les protagonistes des JO sont des technologistes. Ils veulent tous tirer de la technologie médiatique un moyen pour aliéner les autres à leurs désirs et se mettre alors en avant. Il se forme alors deux scènes principales. L’une devant la caméra, l’autre derrière. Chacune possédant ses amplificateurs et caisses de résonnance. 

    Pendant des années, sportifs, sponsors et entraîneurs ont tout fait pour se faire remarquer à terme devant les caméras et la masse des spectateurs de ces compétitions entre champions se régale du moindre évènement qui lui permettra, en tant que masse, de se faire remarquer d’une autre manière. 

    Se faire remarquer est devenu essentiel à l’homme né dans le puérilisme et l’ampli.
    Se faire reparquer par ses performances physiques est déjà un excellent biais pour parvenir à aliéner les autres à soi.

    Mais lors de JO, il y a tant de champions, tant de premières marches, que la performance purement sportive ne suffit plus pour occuper la une. Il faut, si l’on est vainqueur d’une épreuve, fait quelque chose de plus. Les champions sympathisants des Black Panthers ont ouvert le bal de la compétition off en 1968.
    Mithrisatisation faisant, le public devient insensible aux répétitions des mêmes coups off. Il faut toujours le surprendre par un coup encore plus fort et exploiter à fond le off du off du off.

    Parmi les coups à faire, il y a les contre coups.
    Il était possible de s’inspirer du coup de 1968, pour concevoir le coup inverse, celui qu’on vient de voir

    Le monde pouvait autrefois se comparer à une mare connaissant des moments calmes, des nuits sans vents, et des moments agités où des chutes de pierres en secouaient la surface en produisant des ondes de choc au loin. 
    Le monde serait aujourd’hui une mare où des millions de gens jettent leurs pierres 24h/24, chacun jetant la plus grosse possible pour que ses vagues dominent celles des autres.


    Tous les enfants qui ont connu la piscine dont ils ont pu voir les bords débordés ont très vite intégré ce principe.
    Se baigner dans un fleuve, dans la mer, sous une cascade, n’enseigne pas ce principe et tend au contraire à démontrer à l’enfant que les agitations naturelles de l’eau lui sont supérieures. 

    Ce sont donc surtout les étendues d’eau artificielles et de dimensions réduites, la baignoire, la pataugeoire, la piscine, qui ont enseigné aux enfants le principe très excitant et motivant du plus gros pavé possible.


    Les jeux d’eau auraient toujours énormément enseigné l’enfant sur les effets de sa puissance et sur la nécessité de frapper continuellement pour agiter continuellement. Ce sont des centaines de leçons qu’apprend un enfant dans une baignoire. Or c’est une invention récente corrélée au puérilisme-ludisme-congé-payisme.


    Sur le plan technologique, nous sommes certes des enfants du mégaphone, de l’amplificateur et de la télé. Nous les utilisons à fond.
    Mais c’est dans les baignoires que nous avons appris à faire des vagues et des tempêtes.
     
     

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv