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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 15 août 2012 21:59

    Je me rectifierais sur le point des premières industries (avant 1789).

    Il en existait tout de même quelques unes qui fournissaient des produits de base. Il s’agissait par exemple de celles fournissant le tabac et le sel. Cela parce que l’Etat (disons à la Richelieu-Colbert) voulait se faire du blé avec.
    A part donc quelques exceptions de ce genre, il n’y avait pas d’industrie se consacrant aux produits de base de la gueusaille. Même les clous étaient faits par les artisans qui les utilisaient.
    Il s’en utilisait beaucoup des clous, mais chacun se les faisait de sorte qu’un fin connaisseur pouvait reconnaître, en examinant les clous d’un meuble, qui l’avait fait.

    Il s’en utilisait beaucoup mais pas suffisamment pour justifier de monter une usine de clous.

    Et on ne s’est mis à fabriquer du clou industriel qu’à partir du jour où il a fallu produire des millions de chaises recouvertes non plus de paille mais de tissu, comme chez les aristos.





  • easy easy 15 août 2012 21:46

    Je ne veux pas entrer dans le débat sur ce qui a poussé les gueux à réclamer TOUT comme les aristos mais en plus cheap.
    Je n’en parlerai pas à moins qu’on ouvre carrément un chapitre spécifique.

    Je ne parle ici que d’une seule chose. Le principe de la concentration des moyens, de l’investissement lourd allant au-delà de quelques graines jetées sur un champ labouré, remonte à Midas. Et ce n’est qu’après que les gueux se soient mis en tête de TOUT avoir comme les aristos que ce principe industriel s’est imposé dans TOUS les secteurs.


    Ensuite, ce qu’est un libéral, vraiment, je n’en ai rien à faire.

    En discuter me semble plus que vain

    Je vois que pour l’instant, 98% des gens veulent encore TOUT et qu’il n’y a qu’un seul moyen de répondre à cette demande qui est l’hyper industrialisation donc l’hyper concentration des moyens donc l’hyper capilatisme.


    J’en connais un qui ne veut pas TOUT, un seul. Alors je le cite. Il s’appelle Odon Vallet. Il est le seul à avoir repoussé des millions et à se contenter de ce qu’il a déjà, (qui n’est pas rien)

    Tous les autres veulent plus, quoi qu’ils en disent. Tous les autres, si on leur dit qu’ils ont gagné 100 millions, ils vont tout acheter

    Il n’y a qu’un point sur lequel beaucoup de gens se freinent vraiment c’est sur le volume de bouffe qu’ils avalent. Compte tenu de leurs moyens, on devrait voir mille fois plus d’obèses si les gens ne se freinaient pas.


    Alors faire le procès de qui ? Des capitalistes, des libéraux ?
    Foutaise








  • easy easy 15 août 2012 21:19

    Même si nous étions d’accord sur ces 3 points nous ne le serions pas leur leur ordre, pour autant que cette ordre figure le cycle cause effet.

    Comme votre papier tend à indiquer un chronologique cause effet, je considère avec gravité l’ordre dans lequel vous placez ces trois points.

    Mon avis est que

    1 En toute époque, la demande a toujours fait l’offre qui a toujours fait la demande qui a toujours fait l’offre. Des gens demandent du pain. Un boulanger leur en fournit. Très bien. Un jour s’amène un type avec des pommes de terre. Des curieux essayent, le marché se développe, le boulanger vend moins de pains et se convertit à la pizza. Dans chacune de ces opérations modestes au départ, se trouvent déjà des principes capitalistiques larvés et que personne ne pense à nommer au départ 

    2 En toute époque, toute demande plus massive provoque une réponse plus massive de l’offre qui ne peut s’obtenir que par une logistique plus lourde où les principes capitalistes commencent à sauter aux yeux
     
    3 Avant 1789, du fait de la féodalité, les besoins massifs de 98% des gens étaient seulement alimentaires et très simples. La France comptait 600 fromages mais chaque gueux n’en connaissait qu’un. Alors chaque gueux plantait sa ligne de carottes, taillait ses sabots, confectionnait son panier et il n’était pas nécessaire de monter une usine à carottes. Les seules structures préindustrielles ne fournissant que l’aristocratie (manufacture de Sèvres, manufacture des Gobelins, chantiers navals pour la guerre, manufactures d’armes), elles avaient déjà tout du capitalisme mais ne servaient ni l’alimentaire de base, ni l’habillement de base, ni le logement de base, ni la culture de base, ni les loisirs de base, ni la santé de base, ni l’éducation de base, ni l’hygiène de base.

    4 Après 1789 du fait de l’égalitarisme, chacun a voulu sa chaumière, ses chaussures, sa culture, ses loisirs, son robinet, son école, son caddie en tissu écossais avec roulettes, ses vaccins et de la viande de boeuf, et des fruits variés et des légumes variés, et des bijoux, et des montres et des carrosses devenus voitures. Et des voyages et des thermes et du cinéma et des photos.
    Tout comme les aristocrates d’avant mais en plus cheap.
    Alors tout est passé en version industrielle. Industrie du chapeau, industrie de la chaussure, industrie de la fermeture éclair, industrie du papier, industrie de la montre, industrie de la viande, ...TOUT
    Alors seulement, le très vieux principe de la concentration des moyens nous a sauté complètement à la figure. Soudain il n’y avait plus que ce procédé industriel, soudain les petites productions perdirent leur place. Soudain il n’y eut plus que le capitalisme. Soudain 98% des gens se sont retrouvés employés d’usines 


    Ainsi, il ne s’est rien passé de nouveau à part le virage égalitariste de 1789 qui a fait exploser les très vieux principes de concentration des moyens.

    Accomplir l’égalitarisme sans le capitalisme total aurait été impossible

    Sont dans le déni total ceux qui dissocient l’égalitarisme absolu du capitalisme absolu



  • easy easy 14 août 2012 19:31

     «  »«  » le capitalisme est un système économique et social axé sur la maximisation des profits par le biais de la libre concurrence des entreprises, de la concentration des capitaux ainsi que de la propriété privée des moyens de production et d’échanges «  »«  »

    Parce qu’il me semble que le mot capitalisme est récent et qu’il a été dès son apparition connoté négativement et que votre définition me semble trop valable pour Obélix, je le rédéfinirais d’une manière à le caractériser davantage XIXème siècle.

    Ce qu’Obélix n’a pas pu faire, c’est vendre en masse.

    Il aurait pu produire en masse. Demandez lui de livrer 100 000 pierres taillées par mois payées cash no problémo et en quoi, 6 mois de temps, il aura inventé la machine à vapeur et la CAO pour répondre à cette demande.

    J’aborde ici un point régulièrement négligé par occidentalo centrisme et par cataphatisme. Beaucoup de gens, depuis l’âge des cavernes, ont eu sous la main, à leur portée, la possiblité de développer un bidule, par exemple la roue. Et va savoir pourquoi, ils ne l’ont pas fait. Tiens, monter sur un cheval. Ca peut tomber sous le sens. Si je vois un type monter dessus et que je chope un cheval, je vais moi aussi monter dessus. Bin non. Il y a eu un peuple, dans le nord de l’Europe, qui avait monté les chevaux pendant des siècles sans que leurs voisins n’aient encvie d’en faire autant de sorte qu’à Babylone la splendide on ne montait pas les chevaux. Tiens, la prison. Attacher quelqu’un, qui n’a pas pensé à ça ! Qui n’a pas pensé à enfermer quelqu’un dans une grotte, dans un trou. Tout le monde y a pensé. Mais des milliers d’ethnies ont refusé ça.
    Même le carcan, même le pilori, il y a des gens qui n’en ont pas voulu.

    La propriété du sol. Ca fait des siècles que les Roms savent ce que c’est et qu’ils en bavent de nos barbelés et clôtures. Mais ils n’en veulent pas et très peu se sédentarisent.


    Alors, si on avait demandé à Obélix de livrer 100 000 menhirs par mois, il les aurait livrés, après un temps d’adaptation, ça va de soi.
    Dans l’antiquité, il y avait, ici et là des mines, de fer, d’étain, de plomb...Là, il y avait une forte demande. Là il fallait produire beaucoup, à une toute autre échelle que celle d’Obélix selon Uderzo. Alors ces mines, la manière dont elles étaient gérées, ressemblait beaucoup à la manière d’aujourd’hui. Là, il y avait tout un système complexe beaucoup plus organisé et centralisé que ce que font les garimperos actuels opérant en solo. Il y avait des routes, des charrettes, des animaux de trait, donc des étables, du foin, des personnels par centaines, un port, des navires, des soldats armés et du capital, évidemment du capital.
    Et là encore, si on avait demandé aux proprios de ces mines de fournir 100 fois plus vite, ils auraient développé la machine. Inéluctablement.



    Avant 1789, il ne venait pas à l’idée d’un cultivateur d’être propriétaire. Il en connaissait le concept mais comme la terre était au seigneur et qu’il ne la vendait pas, il valait mieux ne pas y penser. Toute la manière de vivre du cultivateur était donc dans le refus de considérer la propriété et il pouvait en être heureux, pas frustré du tout si le seigneur ne le pompait pas trop (Ce cultivateur disposait de 100 j fériés par an. Mais qu’il devait alors en services à l’Eglise)

    Après 1789, les marxistes qui fulminent contre le capitalisme refusent de le voir, après 1789, chacun a commencé à vouloir devenir proprio, donc acheter. Acheter acheter acheter les gens n’avaient bientôt plus que ce mot à la bouche.

    Alors les Obélix de 1800 se sont mis à produire de plus en plus massivement. Avec tout ce que ça implique et qu’il est inutile d’expliciter.




    Dans votre récit de l’histoire du business, vous vous appensentissez sur le fait que des entrepreneurs proposent un marché un gadget dont personne n’avait besoin au départ. Le Coca cola en serait un bon exemple. 

    Mais ce faisant, vous biaisez faussement.

    Prenons la Ford T
    Etait-ce comme le Coca cola ?
    Peut-on, quand on a 200 client à qui livrer du lait sur les collines de San Francisco, se passer de l’engin idéal pour faire ça ? NON.

    On ne peut pas se passer de bottes quand on travaille la vache dans le marché du Far West. On ne peut pas se passer d’un gros couteau, d’un fusil, d’une selle, d’un chapeau, d’un lasso. On ne le peut pas.

    Alors on achète. Alors il faut produire par milliers. Alors il faut organiser une logistique ad hoc, faire des routes, amener plus d’électricité, creuser des canaux....

    C’est la demande massive qui a fait surgir ce qui existait du temps des Romains de façon massive. Et tout devenant massif, les productions artisanales qui n’ont pas pu suivre (parfois pour des raisons de chute de la demande) ont souffert et provoqué bien des drames et chocs culturels. 
    C’est allé soudain très vite.

    Bien entendu que cette frénésie d’achats a conduit à des manufactures énormes, y compris de produits non indispensables comme le chocolat ou le café. 
    Bien entendu que les malins qui ont tout de suite compris le truc ont accumulé des fortunes et concentré des moyens de production. Mais comment aurait-il pu en être autrement face à une telle demande (qui a connu bien des effondrement de saturation et des faillites) ?

    Mais rien de tout cela ne serait arrivé si on n’avait pas dit, à partir de 1789, que chacun avait le droit de porter des bijoux (c’était interdit aux gueux jusque là) et de devenir proprios de leur lopin, de leur chaumière. 

    La concentration des moyens ? 

    C’est quoi un lycée sinon une concentration de moyens ?
    C’est quoi un hôpital, une prison, une armée sinon une concentration de moyens ? 


    L’Etat alors ? 
    C’est l’Etat qui aurait dû garder le contrôle de tout ?
    Bon, alors exit nos Sam’suffit, tout le monde en HLM. 
    Tout le monde au même salaire.
    Même plus besoin d’écoles.

    « 1984 » alors



  • easy easy 14 août 2012 14:36

    «  »«  »Et puis vaut il mieux qu’un enfant soit dans un orphelinat ou adopté par un couple de gay ?«  »«  »

    Si cet enfant était un autre que moi, je n’oserais répondre à cette question.

    Si cet enfant c’est moi, ma réponse, maintenant que je connais l’Humanité, serait : De grâce, confiez-le plutôt à un couple d’orang-outan qui vient de perdre son petit ; faites-en autant avec une fille orpheline ; laissez ce petit monde dans la jungle et ne vous en mêlez plus jamais.

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