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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 12 août 2012 00:02

    Si ça vous intéresse vraiment, dites-moi quand vous y serez à jeûn et je viendrai vous en parler plus en détail.



  • easy easy 11 août 2012 21:01

    Tant qu’on n’a pas appris à défendre son ontologie, son archéologie, malgré, envers et contre tout, on ne pratique que le Marie-Chantal



  • easy easy 10 août 2012 16:12

    Quelle horreur pour nous qui n’avons jamais fait ça !

    Les Français, quand ils colonisaient, ils ne chiaient pas dans les champs des indigènes, mais toujours proprement, sur leur tête.



    Plus concrètement. Sans ouvrir ici l’énorme dossier des ultimes ethnies de l’Europe, observons ce qui se passe dans ce genre de situation.
    Et laissons même de côté les aspects numériques ainsi que d’identification puisque des cacas sauvages, il y en a partout sauf qu’on ne sait jamais d’où ils viennent, même en haute montagne où les Gitans ne vont jamais.


    Ce qui se passe donc, de manière très concrète, c’est qu’on a une bande de Gitans qui occupent pendant quelques jours un pré, que les proprios savent que ça va durer, qu’ils ont les boules et qu’ils font alors tout pour les emmerder en leur bloquant tous les accès possibles à bloquer.

    Le résultat c’est que les proprios se retrouvent emmerdés jusqu’au cou.


    Alors que si, une fois bien niqué par cette invasion qui dénie la propriété, les proprios avaient fait le deuil de leur autorité de proprios pour considérer qu’il serait plus intelligent d’offrir aux envahisseurs provisoires un accès à leurs chiottes, ils auraient certainement eu du ménage à faire mais sur seulement 4 m² et tout serait resté sous leur contrôle qualitatif.

    Un paysan se retrouve à devoir gérer énormément de problématiques météo. Mais il ne gère que très peu les problématiques commerciales, les foules. Résultat, ils font les têtus et se retrouvent humiliés.




    J’ai eu des CHR en stations et je considérais que j’étais largement gagnant à offrir l’accès libre à nos chiottes et d’une manière générale à tout ce qui pouvait aider les touristes à rester propres. Même concernant les chiens, je plaçais d’office à boire en devanture. Les proprios appréciaient et évitaient que leur chien me souillent le trottoir. C’est donc mes voisins qui n’en faisaient pas autant qui se retrouvaient dans la merde.

    Quand j’acceptais d’organiser des mariages dans mes CHR, je pouvais tomber sur des Gitans sans m’en douter. Le jour J, je réalisais le problème et je courais alors dans tous les sens pour adapter ma logistique. Entre autres détails, je décorais vite fait les toilettes d’un max de fleurs des champs. Je me retrouvais, à 4 h du mat à nettoyer mes pièces, j’étais parfois aidé par les derniers fêtards et une heure après, tout était redevenu nickel. C’est le pragmatisme adaptatif.


    Ce problème avait été celui de Woodstock et seuls ceux qui ont pris le parti de ne plus s’y opposer s’en sont sortis gagnants.



  • easy easy 10 août 2012 15:12

    «  »«  » Autant que je sache, Newton ou Descartes ne sont jamais passés par les commissions CNU ni émargé dans un labo avec des patrons «  »«  »

    En effet, et ils n’avaient ni portable ni téléphone.

    Ce qui ne les a pas empêchés de trouer le cul du Monde dès leur vingt-roisième année.




  • easy easy 10 août 2012 11:29

    Deux mots sur la naïveté.

    Tant qu’un enfant unique reçoit de sa mère ce qu’il veut en lui souriant, il apprend la transaction à deux. 
    Lorsqu’arrive un frangin, la mère étant très attentive à bien se partager, ses deux enfants apprennent aussi l’impartialité et l’esprit d’équipe « Si mon frère + moi sommes souriants, maman le sera ».
    A l’école, l’esprit d’équipe systématique vole en éclats, l’enfant apprend à ne faire équipe que si la maman-maîtresse le demande. Il découvre aussi qu’elle tient à avoir des jugements différents sur chaque élève en fonction de son obéissance.

    Il remarque qu’on peut juger les gens différemment et découvre que si la mantresse a du pouvoir, la masse des camarades en a aussi. Il découvre que fayoter lui pose des problèmes à la récré et que voyouter lui en pose en classe. Il apprend donc le modus vivendi qui consiste, devant chaque pouvoir, à lui faire de la lèche à l’abri du regard des autres pouvoirs, il apprend l’hypocrisie et la lâcheté. Il remarque que son esprit d’analyse, que son propre jugement sur les entités est variable et circonstanciel mais qu’il doit s’afficher fixé face à elles.
     

    A 15 ans, il a déjà bien des complexités et multilemmes à gérer mais une chose lui semble claire : Sur le plan scolaire, une fois cette complexité gérée, il peut progresser vers la félicité promise par ses parents en obéissant, en récitant. 

    Tout se déroule effectivement selon cette règle qu’il observe jusqu’au doctorat. Chaque année qu’il a bien récité, il a bien mérité et gagne un diplôme.

    A 30 ans, il a passé 90% de sa vie sur la voie des études où l’on grimpe en ne trichant pas avec l’EN.
    Tout ça pour ne pas finir éboueur et bien gagner sa vie, tout ça s’étant passé hors tout commerce, hors toute vénalité ou cupidité.
    A 30 ans, quoique gérant déjà certaines complexités grouillantes d’humanités chaotiques, il en gère beaucoup plus dans le champ des humanités institutionnalisées et ordonnées. Il croit au mérite dans la voie de l’EN et ses débouchés en termes d’emploi. Il croit au bon ordre et déteste les chahuts.

    Or, pour la première fois de sa vie, l’échelon qu’il veut maintenant franchir, c’est celui non plus d’un diplôme à accrocher au mur de sa chambre mais celui qui va enfin lui procurer un salaire.

    Pour la première fois, il demande que son obéissance soit récompensée en espèces sonnantes et trébuchantes par cette EN qu’il a adorée, encensée et dont il est devenu zélote. Il demande de toute bonne foi ce à quoi il était censé avoir droit et ne conçoit pas que son accès au paradis puisse faire l’objet de tractations occultes.
    Il est sain, il est honnête d’un point de vue de la Morale officielle, mais il est naïf.


    Pendant toutes ces années où notre doctorant avait choisi d’adorer l’EN et l’avait servie en acolyte, lecteur ou chantre, d’autres de ses camarades, dès leurs 10 ans, vendaient des briquets sur les plages. Dès leurs dix ans, ils ont été déniaisés et ont compris que toute place au soleil se dispute au poing, au fric et au couteau.


    Est-ce à dire que le monde se résume à ces deux destins ?
    Certainement pas. 
    Entre ces deux voies, il y en a des milliers de possibles. Et rien, vraiment rien n’empêche d’être à la fois déniaisé et honnête selon la Morale officielle (qui permet de revendre 2€ les tomates qu’on a acheté 1€, qui permet de vendre 100 000 ducats un tableau qu’on a barbouillé en deux heures, qui permet de facturer 100 maravédis un changement de fusible).
    Non, vraiment, il n’est pas du tout indispensable de trafiquer ou de pousser à la baille pour se faire une place.
    Mais il faut connaître la corruption dans ses sens et champs les plus larges.


     

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