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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 20 août 2012 11:17

    Visuellement, aucun de nous ne parvient à distinguer entre les types de nomades et encore moins entre ceux qui ont la nationalité française (nombreux) et ceux qui ne l’ont pas (tout en étant Européens)

    Ainsi, ceux qui avaient bloqué le pont d’Aquitaine à Bordeaux parce qu’on leur refusait un emplacement qu’ils occupaient jusque là régulièrement en bonne et due forme, étaient tous français.
    Et ces Français du voyage sont soumis à des lois qui leur sont spécifiques et bien plus restrictives qu’aux sédentaires


    On avait eu et on a encore une catégorie de Français assez spéciale, celle des mariniers de nos canaux. Ils sont également nomades. Mais comme ils sont plus géolocalisables, à la limite ils n’ont même pas de voiture et ne peuvent donc pas s’écarter des canaux, comme ils participent pleinement au Système, ils bénéficient de structures sur mesures et leurs enfants sont spécialement scolarisés.



  • easy easy 20 août 2012 10:13

    Vous ne craignez pas la discussion, vous l’aimez. C’est rare.

    Depuis les temps préhistoriques, ceux qui ne mangeaient que des pommes se sont vus proposer des poires (pour moins cher, pour plus cher). Depuis les temps préhistoriques entre un fruit abîmé et un tout beau, les hommes ont fait des choix. Ils ont développé leur sens de la préférence. L’homme aurait la particularité dans le règne animal, de résonner, de procéder de tambours, de miroirs, d’échos, de répétition, de vibrations pour amplifier ses émotions et leur impact sur les autres, disons pour faire partager ses sentiments et émotions ou pour les collectiviser 

    Les animaux aussi procèdent de mises en résonance, d’hystéries, mais bon, ils ne fabriquent pas d’outils, pas de tambours, pas de trompettes, pas de néons clignotants.

    Depuis la nuit des temps, l’homme a donc choisi et fait résonner ses préférences avec les autres, il a publié ses goûts. Bien que chacun soit allé à vendre ses préférences et qu’il aurait pu en résulter une neutralisation des effets, il y a eu des consensus autour de certains outils ou produits qui ont alors émergé de manière significative. (En Amérique latine, va savoir pourquoi, alors que certains avaient proposé la roue, elle n’a pas été retenue et n’a joué aucun rôle dans le transport). En dépit du succès de certaines propositions prométhéennes, l’espace du choix s’est élargi en même temps que le principe même du choix s’est imposé comme une nécessité voire une essence particulièrement humaine.
    Il ne pouvait s’ensuivre qu’une frénésie vers la plus belle des pommes donc vers le concept de richesse qualitative. Or le saut n’est pas énorme de la richesse qualitative à la richesse quantitative. Ramener deux sanglier c’est mieux qu’un. 

    Mais l’absence de frigo et les saisons ont obligé les hommes à ne pas ramener 50 sangliers d’un seul coup. Il y a eu bien des éléments qui ont freiné l’hybris de la richesse. Du coup, dans le même temps que les hommes ont cherché les moyens de contourner les empêchements en cultivant, en arrosant, en irriguant, en élevant (sorte de frigo vivant), ils ont cherché d’autres sortes de richesses, qui ne dépendaient plus que l’eux-mêmes, la musique, la danse, la verbe, le dessin, la bravoure, le talent et la fiabilité.

    Car la promesse est un élément très caractéristique de l’homme « Prête moi ton arc, je ramènerai du gibier pour nous deux ». La puissance et les effets de l’engagement ont été considérables. « Suivez-moi jusqu’à Babylone et vous reviendrez couverts d’or »
     
    La promesse existe un peu chez les animaux. Les loups qui participent à une attaque semblent se promettre un peu. Mais c’est très faible. Il y en a qui ont participé à l’attaque et qui se retrouvent sans rien à bouffer pendant que des fainéants se sont gavés.

    C’est la promesse comprise dans toutes ses dimensions qui font la culture du maïs, qui font l’élevage des poulets, qui font les filets de pêche. Encore une fois, les animaux aussi ont ce sens du futur gras lorsqu’ils se mettent à l’affût pendant des heures, même en solitaires. Même une araignée a le sens du futur gras.
    Mais chez l’homme ce sens est très développé et le crédit dans tous les sens du terme ne pouvait que devenir capital de ses relations, y compris avec soi-même. « J’ai confiance en moi, j’y parviendrai »

    Il ne pouvait en découler qu’une concurrence à qui serait le plus crédible, à qui assumerait le mieux ses promesses, à qui livrerait le mieux le futur gras.
    Il ne pouvait en découler qu’une capitalisation personnelle du crédit qui nous était accordé. Celui qui avait régulièrement honoré ses engagement capitalisait de la confiance et attirait davantage à lui.

    Il ne pouvait en découler que l’émergence de chef et d’une hiérarchie. Et tout cela sur toutes les formes de richesses tant matérielles que spirituelles


    C’est dans ce contexte créditiste qu’apparaissent des anomalies.
    Car une fois qu’une hiérarchie s’est vue accorder du crédit et des moyens d’agir selon son inspiration, elle s’est trouvée puissante, isolée de la masse qui lui avait livré ses réserves par une armée et a pu réprimer les révoltes de ceux qui disaient ne pas s’y retrouver.

    A partir d’un certain cap de puissance acquise par le crédit, cette puissance, au lieu d’aller exclusivement à fabriquer du futur gras, ce qui n’est pas facile, se consacre à mater les réclamations.
    Un colonisateur déboule en Indochine en promettant un futur gras. Au vu de ses moyens et de ses beaux discours la population indigène est tenté d’y croire et elle se retrouve finalement à engraisser non pas un prométhée mais un tyran. Et d’en appeler alors à un autre prometteur, puis un autre et de retomber constamment de Charybde en Scylla. Et quand je dis prometteur, je ne réifie pas, c’est absolument vrai que les chefs promettent la Lune, sinon de notre vivant, du moins après notre mort. Et il est absolument vrai qu’ils se protègent des réclamations par une armée ou un système policier.


    Lorsque vous allez vite vers la gentrification, vous nous invitez à focaliser sur le fait que des gentry entreprennent une valorisation d’un espace concret donc fini. Vous nous empêchez alors de voir que ces gentry sont eux-mêmes et comme tout le monde, pris dans un système très hiérarchisé où la puissance offerte à l’Etat par la voie des taxes, réprime infiniment plus qu’elle ne livre de futur gras.

    Alors qu’à la base chacun ne prêtait son arc à un prometteur que s’il en avait envie, on en est venu à prêter son arc, qu’on le veuille ou non.
    Par le jeu des taxes et impôts et par le jeu de l’anonymat administratif, chacun se retrouve à participer à un principe autrefois rentable pour chacun mais qui est devenu, depuis Clovis, complètement perverti.

    Il n’aurait pas fallu accepter le principe du crédit ou de la confiance en relais. « Confie-moi un arc et Paul te donnera une part de bouffe »

    Pierre aurait dû ne confier son arc qu’à une personne qu’il verrait ne chasser que pour eux deux. Jamais à un système complexe situé en dehors de son contrôle.
    Les systèmes d’échange à niveau de villages sont sains, au-delà c’est la porte ouverte à tous les abus.




  • easy easy 20 août 2012 07:50

    Je ne trouve pas que l’auteur s’élève contre le suicide
    Il est survivant d’amis suicidés auxquels il tenait. Ça lui fait des vides, ça ne l’arrange pas, il se sent inutile, non sauveur, non motiveur, il ressent de la tristesse et tente d’expliquer que ces suicides sont la conséquence de déceptions

    A partir du moment où il existe des gens qui tiennent à d’autres, parfois pour les caresser, parfois pour les voir danser, parfois pour les pendre ou les fusiller, il existe automatiquement un reproche au suicide.

    Un caneton qui suit sa mère, s’il la voit se suicider, il ne peut qu’en souffrir et lui en faire reproche.

    Une société qui ne reprocherait pas le suicide, mais alors pas du tout, serait une société dans laquelle aucun enfant ne ressentirait une moindre perte à la mort de ses parents et où aucun parent ne ressentirait la moindre perte à la mort de ses enfants.

    Etre précautionneux revient à faire en sorte de ne jamais coincer un parent / enfant au point où il en viendrait à préférer se suicider en dépit des attachements qu’il a avec ses enfants / parents

    Or on torture des parents, on décapite des parents, on incarcère des parents, des enfants, des amis, des conjoints. On n’est donc pas précautionneux des attachements qui sont le seul remède au suicide.


     



  • easy easy 19 août 2012 11:58

    Est-ce que la bi-résonance du couple suffirait à chacun ou lui faut-il également vivre une résonance de groupe pour se sentir comblé d’excitation (le comblement me semblant associé à l’excitation) ?

    Il me semble que la véritable vedette est la résonance et que la grande résonance collective, par sa puissance fait donc sa valeur.
     
    J’imagine sans peine que dans le monde très ancien sans résonances collectives colossales, les couples résonnaient peu. J’imagine mal un attachement à la Héloïse Abelard il y a 10 000 ans. Encore que lors d’une émission avec Zazie, j’ai vu un Papou se mettre à pleurer à l’évocation de sa compagne disparue.

    L’attachement est certainement une très vieille histoire mais il me semble que ça ne fait que 5000 ans que l’homme fait une grande histoire de son attachement (amoureux, territorial, politique, religieux), qu’il résonne beaucoup, qu’il fabrique des tambours, des gongs, des cloches, des tam-tam, des trompettes, des flûtes, des marches au pas, du rythme, de la musique, des uniformes, des dessins ou motifs répétitifs (Une entrée de maison avec deux colonnes c’est une résonance, toute construction symétrique est une résonance).

    En somme bien plus de reconnaissance (d’identique et de contraire) que de connaissance (de vraiment nouveau, a-référentiel).




    J’imagine qu’un couple né sur une île déserte s’aimera assez platement sans trop résonner. Chacun pleurant abondamment l’autre mais en cas de décès seulement car se retrouvant seul. C’est à la fin du couple, au moment de la solitude, que chacun ressentirait le plus fortement le manque de résonance. Ce serait donc par apprentissage des anciens, des veufs et veuves, que les jeunes seraient initiés à l’importance de la résonance conjugale. C’est peut-être cette initiation au futur dramatique qui aura fondé la culture et notre grand sens du temps.


     
    Un couple qui assiste à des résonances collectives peut être tenté d’amplifier ses tambours conjugaux pour réaliser ce spectacle en privé, en lui-seul.
    C’est donc la résonance collective qui incite à la bi-résonance.

    Mais constatation faite de toutes les Grandes résonances, ne pourrions-nous pas nous satisfaire de ressentir du tambourinage rien qu’à deux, à l’instar du couple du Rayon vert ?

    Si l’on a été échaudé par les Résonances, tout en prenant acte de leur puissance, n’est-on pas tenté de se contenter d’une bi-résonance ?



  • easy easy 19 août 2012 11:05


    La responsabilité des EU sur la pollution par l’agent orange, du point de vue des très nombreux Vietnamiens non directement touchés (enfants malformés) a été, dès le lendemain du départ des Américains, mise en perspective avec le problème chinois.

    La Chine est une très grande menace.

    Elle a bouffé le Tibet en s’appuyant sur une ancienne allégeance de ce dernier. Le Japon n’a jamais fait allégeance à la Chine mais le Vietnam oui, pendant 900 ans. 

    Le Vietnam et Taïwan sont les secteurs les plus menacés par cette historicité que la Chine actuelle sait faire valoir en ne renonçant pas à son archéologie, à sa muséologie.

    (Hitler aussi s’était servi de l’histoire de l’empire romain germanique pour revendiquer une allégeance à lui de tous les Européens)


    Il n’y a plus d’option militaire pour le Vietnam face à la Chine d’aujourd’hui. 

    Il lui reste deux options. 
    Soit faire le deuil de sa souveraineté et se laisser siniser à la manière d’autrefois, la Chine lui laissant sans difficulté une belle autonomie domestique. Ce qui peut se passer sans le moindre coup de feu et qui ne changerait pas significativement la vie des Viets, en tous cas pas brutalement. 
    Soit refuser son intégration à la Chine en invitant les Américains à s’installer les premiers.
     
    Se siniser ou s’américaniser. 

    Epouser un de ses deux ennemis.


    Avant 1975, les Viets se voyant encore une mince possibilité de vivre de manière libérale selon l’esprit de Tran Van Van et de son fils Tran Van Ba, ils n’auraient jamais voulu épouser la Chine à la Mao.

    Mais ça fait maintenant 37 ans que les libéraux qui y végètent subissent un régime communiste. Pour eux, des épousailles avec les EU sembleraient certainement plus heureuses pendant que des épousailles avec la Chine n’aggraveraient pas leur désespoir et leur offriraient de voir partir quelques dirigeants qui les révulsent. 

    Entre 1965 et 1975, les Américains avaient séduit énormément de Saigonnais en raison des flots de dollars que les GI’s en goguette injectaient dans l’économie. Richesse que ressentaient directement les vendeurs de cigarettes, les patrons de bars, les cyclo-pousse...Ces charmés de l’Amérique sont pour beaucoup partis du Vietnam autour de 1975 mais il en reste et il y a encore qui, sur place, reçoivent des aides de la diaspora installée en Amérique, en Occident.

    Pendant que la politique menée par les vainqueurs communistes, après 75, a tellement dégoûté les Viets libéraux et même des Viets communistes naïfs, qu’il s’en était suivi la plus grande émigration politique de l’histoire (commise à grand risques sur des barques jetées dans une mer sans la moindre berge avant 1000 km)

    Même le plus communiste des Viets se voit aujourd’hui emmerdé, emprisonné, rançonné, tué par les Chinois s’il est pêcheur en mer au-dessus du 16ème parallèle. Et s’il n’est pas directement concerné car non pêcheur, il ne peut être que très vexé par les démonstrations de force qu’inflige la Chine dans les Paracels, par sa mise en vente de blocs maritimes pétrolifères relevant pourtant de l’espace Vietnamien.


    Sachant que depuis 1975, celui qui humilie le Vietnamien est bien plus souvent le Chinois que l’Américain, tout green washing, qu’il soit commis par les Américains et pourquoi pas par les Chinois, n’est que cosmétique bien comprise par tous pour débattre de qui aura la mariée



    Au regard de quoi, la problématique de l’agent orange n’est plus, pour les trois protagonistes Vietnam, Chine, EU, qu’un des éléments d’une dot, l’espace maritime vietnamien, étendu au 200 milles marins (370 km) pour ses droits d’exploitation, en étant un autre

    On retrouve la théorie des dominos mais plus axée sur les ressources matérialistes que sur les idéologies politiques ou religieuses 
     

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