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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 août 2012 13:16

    Merci et bon apétit à vous aussi


    Je pense comme vous qu’il est trop long.

    Il me semble qu’il vaudrait mieux demander à la modération de le benner puis de le rééditer en morceaux, chacun soutenant, d’une même idée, un seul argument à la fois.



  • easy easy 22 août 2012 09:25

    J’ai voté pour votre papier en modération mais vu l’ampleur de l’oeuvre, j’ai à cet instant des scrupules à l’aplatir, à le niveler, à le mêmiser, à le pareilliser.

     
    «  »« Si Staline et Gandhi se valent, à quoi bon se lever le matin ? »«  »"

    Ne faisons pas tout un cake d’une phrase extraite d’un discours. 
    Mais rien qu’entre nous deux, faisons-le tout de même ce gros cake à partir de cette phrase.

    A Saigon, entre 56 et 66, de mes 4 ans à mes 14 ans, je me levais (6h) tous les matins d’une nuit secouée du tambour des bombardements opérés en raison d’une vision considérant les différences entre Staline et Gandhi. 

    J’avais du mal à émerger et mes parents, par le biais des bonnes, m’excitaient pour aller à l’école apprendre les différences entre Pythagore et Napoléon, entre une crevette et un papillon.
    Selon eux, il était donc bien et urgent d’apprendre à différencier.
    Mon père était Viet et avait sa communauté de semblables
    Ma mère était Française et avait sa communauté de semblables
    Chacun avait ses journeaux s’exprimant dans sa langue

    Moi j’étais Eurasien et mon souci, tous les matins, c’est que je savais que j’allais encore et inéluctablement me faire insulter et lapider (jet de pierres à la main et au lance-pierre) par les garçons viets parce que j’étais différent en ce que je n’étais pas assez différent. Il était possible, pour qui l’aurait voulu, de me voir Viet. Il était possible, pour qui l’aurait voulu, de me voir Français. Alors chacun me voyait l’un et l’autre donc non fiable, donc traître potentiel donc traître forcément et de toutes manières fils de deux personnes ayant trahi le principe engogamique universel (qui ne perd un peu d’universalité que depuis 50 ans) qu’il aurait été convenable d’observer quand on est dans un rapport colonisateur / colonisé 


    Le point de vue d’un indifférencié, d’un israélo-palestinien est rare. De même que celui d’un Martien. 
    Pour autant, est-il absurde ?

    Est-il juste de traiter les poulets tels que nous les traitons parce qu’ils sont différents sur quelques points ?
    Est-il juste, alors que les cochons nous ressemblent au point que c’est sur eux que nous testons nos médicaments et cosmétiques, de nous voir le bon droit de les traiter si durement par ailleurs ? 

    Il n’y a qu’un moyen d’être moins centré sur SA personne et il consiste à se voir plus semblable que différent



  • easy easy 21 août 2012 12:26


     «  »«  » En revanche, il me semble que vous ne faites pas de distinction entre le principe d’intérêt et l’acception que le mot revêt de nos jours.
     «  »«  »« 

    C’est exact.

    Mon travail philosophique consiste toujours à dire, là où des gens différencient, séparent, trient, donc stigmatisent, qu’il n’y a que pareillitude.

    Je sais donc forcément les différencitudes tant je les traite. Mais sans les dénier, je casse les couilles de ceux qui ne veulent voir que des différences

    Exemple :
    Un type dort avec une chèvre.
    99,99% des gens vont dire qu’il éprouve des sentiments différents et seulement différents des gens normaux.
      »Je ne peux pas permettre à ce malade d’invoquer l’amour qui est le sentiment que je vends à ma chérie (que j’appelle poussin-lapin-puce-poule)«  
     »Il est hors de question que je reconnaisse à Hitler d’avoir ressenti de l’amour pour ses femmes, pour sa nièce, pour son chien, parce que je pratique moi-même l’amour"

    C’est là que j’interviens.




    Si les gens sont ultra précis quand ils disent une différence, je passe en silence.
    Mais quand ils partent d’une différence et qu’ils l’amplifient pour qu’il ne ressorte plus que de la différence, j’interviens.


    Si je vois quelqu’un dire que les définitions de l’intérêt ont changé et qu’il se fonde sur quelques différences pour installer une théorie d’où il ressortirait du Bien d’un côté, du Mal de l’autre, sans m’attarder à les renier ces différences, je montrerais qu’il est possible de voir une absence de changement suffisamment significatif méritant une théorie de plus.


    Tiens, en ce moment, il y a des gens qui stigmatisent les Roms. Or, j’imagine sans risque de me tromper, que ces stigmatiseurs défendraient la cause des Amérindiens ou trouveraient les Cow boys arrogants.
    Alors, sans avoir besoin de repousser les points que ces gens stigmatisent pour lancer une théorie de karchérisation, je dis les similitudes entre Roms et Amérindiens.

    Là où les gens s’efforcent d’inventer un terrain parfaitement dégagé de contradictions pour installer une théorie, je montre que la réalité est encombrée de motifs à hésiter.
     
    En somme, je rappelle que tout le monde tue, au moins des pommes, produit des étrons puants et finit en putréfaction.




    A suivre sur vos prochains papiers




  • easy easy 20 août 2012 19:30



    «  »« Ça c’est tout à fait pertinent, mais c’est oublier aussi que le système du crédit est l’outil du nivellement : la promesse, comme vous le dites, que chacun puisse s’offrir tel ou tel article en vue, devenu nécessité, fût-ce à crédit. Chacun est ainsi mû par le désir entretenu, d’où cette idée de servitude volontaire à creuser. De ceci vous attestez l’aspect »servitude« , mais laissez un peu de côté l’aspect »volontaire« . Personne ne m’oblige à demander un crédit pour un écran plat »«  »"



    Un jour Paul prête son arc à Pierre qui ramène de la bouffe pour deux.
    Mais un autre jour, Pierre ramène un mammouth. Sans frigo, fallait que toute la tribu en profite.
    Il est très vite apparu qu’en produisant du feu, on rendait service à tout le clan.
    Il est vite apparu le principe de taxer chacun, d’imposer à chacun une participation. Il y aura donc toujours eu des deals privatifs et des deals collectifs. Sur base de récompense pour un jour gras passé, sur base de promesse pour un jour gras à livrer.
    Ca fait donc longtemps qu’existe la notion de servitude volontaire sinon personne n’aurait construit de case longue pour loger à 50 et ils n’y aurait jamais eu de sentiers de montagne.


    Une fois qu’on se retrouve citoyen post 1789 ayant le droit de vivre comme un prince ; on voit qu’il n’y a guère de différence entre filer des taxes obligatoires à l’Etat contre des promesses de lendemains gras qui n’arrivent jamais et filer les montants équivalent à des banquiers pour avoir tout de suite le gras. Il n’y a guère de différence sinon en faveur de la taxe versée au banquier.


    Actuellement, nous avons l’impression que nous payons nos taxes avec du cash et que nous n’empruntons que pour la voiture.

    En réalité, parce que l’argent n’a pas d’odeur, nous empruntons pour régler le gras d’hier, pour payer le gras d’aujourd’hui et financer les promesse de gras que nous fait l’Etat
    De ces trois postes, lequel nous semble le plus superflu ?
    Celui qui est obligatoire, celui des promesses jamais tenues













  • easy easy 20 août 2012 12:53

    Je sens que vous vous repérez sur les Spartiates

    Ils s’interdisaient ce que de nos jours nous appellerions richesses. 
    Ils s’interdisaient d’avoir plus de deux euros devant eux.

    D’autres, à la même époque, se dépouillaient également de l’argent en vivant en moines dans les Météores.
     
    Mais ces deux groupes anti-fric, anti bijoux, anti Ferrari, pratiquaient une course à d’autres sortes de richesses. 
    (Le seul qui ne courait à aucune sorte de richesse était Diogène de Sinope. Et encore aurait-il eu le tort de considérer le soleil plus précieux que l’ombre). 


    Les Spartiates se voyaient très riches (plutôt collectivement qu’individuellement) par rapport à toutes les autres cités. Riches de puissance militaire, riches d’endurance, riches de domination policière et administrative sur les Hilotes qui leur servaient à manger. Riches de la crainte ou du respect qu’ils imposaient à tous. Riches de ne pas subir les autres. 
    Et ils y voyaient un intérêt à leur sorte de richesse. Ils ne l’ont pas banalisée, ils l’ont cultivée jusqu’au sublime. 
    Les Amazones aussi ont cultivé une richesse spéciale. En y voyant un intérêt.
    Les Huns aussi ont cultivé une richesse bien à eux.

    Tous ces groupes ayant sous les yeux les valeurs différentes des autres mais n’en voulant pas.

    Il y a même des peuples qui ont laissé les petites d’or et les défenses d’éléphant où elles étaient. Sans voir le moindre intérêt à les prélever.




    L’intérêt est partout et toujours soutenu par une vision futuriste. L’intérêt du demain sinon plus gras en tous pas pas moins gras. Personne n’a jamais accepté une perspective pire et on aura tout essayé dans l’intérêt d’un demain au moins aussi gras

    Un des intérêts les plus récurrents dans le monde est déjà celui du regroupement. Alors que l’homme semble de nature à pouvoir vivre en tigre solitaire, il a fortement choisi de vivre en termite, par intérêt.
    Et là-dessus il a ajouté l’endogamie. Il y a vu tellement d’intérêts au regroupement augmenté de l’endogamie qu’il subsiste encore de nos jours des milliers de peuples dotés de leur lot de traditions toutes cultivées avec intérêt. Il ne s’agit pas d’un intérêt universel (tel qu’à tendance à devenir l’or et le dollar) mais d’un intérêt du point de vue de chaque peuple.

    Ainsi démarqués, regroupés mais isolés des autres, les peuples refusent de changer en dépit des autres formules qu’on leur met sous le nez. Parce qu’ils ne voient pas intérêt à changer et ne voient qu’intérêt à persister. Ils se savent cultiver des valeur différentes mais y tiennent.

    J’utilise les mots intérêts et richesse dans leur acception large et je nuis à votre désir de les stigmatiser en les rendant récents mais cette largeur sémantique existe et a ses réalités. 



    D’autre part, de tous temps, l’intérêt que Paul voyait en un arc plus grand était disputé par l’intérêt que son voisin Pierre voyait en un arc plus maniable. De sorte que n’ont été retenus que les intérêts et richesses validées par tous.
    Par exemple, pendant une époque, alors qu’on savait en faire, on a refusé d’utiliser les arcs et arbalètes (car machines donc démoniaques).
    On a vu des armées s’affronter chacune avec une logique née de son unanimisme qui était différente de celle de l’autre. L’une à l’épée, l’autre en face à la mitrailleuse. Et il aura fallu attendre le constat d’une énorme défaite pour accepter de changer de valeur (Cf la chute du rideau de fer)

    A force que l’intérêt vraiment individuel soit tout le temps disputé par les voisins, il ne subiste que l’intérêt consensuel, commun à un groupe et toute une grammaire se développe pour soutenir cette richesse collective. Ainsi en Amérique, il est consensuel de dire « My God » quand on est surpris et un Américain aura un mal fou à démontrer que l’expression « Oh la la ! » a du sens, de l’intérêt, de la valeur.


    Il y a bien entendu un réflexe poussant chacun à sauver ses intérêts personnels à inventer ses richesses personnelles. Mais tous les espaces étant désormais soumis au mille et une lois du Système, chacun ne peut préserver ses intérets personnels qu’en exploitant au mieux les consensus (du grand groupe et de ses sous groupes). Telle la formation scolaire, telle la possession d’un compte bancaire, d’une maison.
    Les gens du voyage en bavent de s’accrocher à leurs valeurs trop éloignées de celles du Groupe dans lequel ils essayent de vivent.


    Un artiste va certes inventer une richesse personnelle dans son intérêt vital mais il ne réussira à en vivre que s’il ne s’écarte pas trop des consensus régnants, des valeurs recherchées. Il a donc intérêt à inventer autour de ce qui se vend.


    Pour autant, il y a eu bien des malins qui ont réussi à déplacer très vivement un consensus.

    Akhénaton a réussi en un éclair à promouvoir un monothéisme. Ca ne lui a pas survécu mais c’était prodigieux. 
    De Gaulle, en son appel du 18 juin, a fait basculer en un éclair un consensus qui partait en collaboration. 

    Ces mécanismes très anciens suffisent à mon sens pour expliquer notre situation actuelle.

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